Des ONG environnementales refusent d’aller au G7
Des ONG réunies au sein de Réseau action climat (RAC) ont annoncé jeudi qu'elles boycotteraient le G7 à Biarritz, dénonçant la...

Des ONG environnementales refusent d’aller au G7

Des ONG réunies au sein de Réseau action climat (RAC) ont annoncé jeudi qu'elles boycotteraient le G7 à Biarritz, dénonçant la...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Des ONG réunies au sein de Réseau action climat (RAC) ont annoncé jeudi qu'elles boycotteraient le G7 à Biarritz, dénonçant la décision de l'Elysée de "limiter le nombre d’accréditations des ONG" et de "les garder à l’écart du sommet".

"Au vu des conditions de participation de la société civile qui nous sont imposées par l'Elysée, le Réseau action climat a décidé de ne pas participer au G7 ce week-end", a expliqué Lucile Dufour, du RAC, lors d'une conférence de presse à Paris.

Le RAC fédère 32 associations nationales et locales, dont Alternatiba, France nature environnement, Greenpeace, la Ligue pour la protection des oiseaux, Oxfam France, le Secours catholique, WWF...

"Non seulement, l'Elysée a maintenu à un niveau historiquement bas les accréditations pour la société civile mais les ONG n'auront accès ni au sommet, ni au centre de presse alors que c'est la pratique depuis plus de dix ans", a poursuivi Lucile Dufour. "Cette décision est une atteinte à la liberté d'expression de la société civile que nous refusons pour ce sommet et pour les suivants".

"Le gouvernement ne daigne accorder qu’un quota de 25 accréditations pour les ONG, contre près d’une centaine les années précédentes", précise le RAC dans un communiqué, expliquant s'être impliqué dans la préparation du sommet pendant un an.

Le G7, qui réunit l’Allemagne, le Canada, les États-Unis, la France, l’Italie, le Japon, le Royaume Unis, se tiendra à Biarritz du 24 au 26 août, avec comme ambition de "lutter contre les inégalités". Un contre-sommet a débuté mercredi à Irun (Espagne) et Hendaye (France) pour dénoncer un G7 que des ONG jugent "bunkerisé".

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Weekly session of questions to the government
3min

Politique

Après la nomination controversée d’Amélie de Montchalin à la Cour des comptes : les sénateurs socialistes déposent un texte pour encadrer son mandat

Nommée par Emmanuel Macron à la tête de la Cour des comptes, la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin qui va disposer d’un mandat irrévocable, pourrait rester rue de Cambon une trentaine d’années. C’est trop pour les sénateurs socialistes qui ont déposé une proposition de loi pour limiter son mandat.

Le

Sciences Po Lyon
5min

Politique

Mort de Quentin : vers la fin des réunions politiques dans les universités ?

Après la mort du militant nationaliste, Quentin Deranque, le gouvernement a appelé les présidents d’universités à interdire les réunions politiques dans leurs établissements en cas de risque de trouble à l’ordre public. Un rappel du droit existant qui fait craindre une « neutralisation des campus ».

Le

Des ONG environnementales refusent d’aller au G7
4min

Politique

Mort de Quentin : « Un jeune perd la vie, quelles que soient ses idées politiques, c’est inacceptable » déclare le sénateur David Ros

La mort de Quentin Deranque, 23 ans, survenue samedi 14 février à Lyon, deux jours après une violente agression en marge d’une conférence de l’eurodéputée Rima Hassan à l’Institut d’études politiques de Lyon, a suscité une vive émotion et des réactions en cascade au sein de la classe politique. L’enquête pour « homicide volontaire », ouverte par le parquet de Lyon, se poursuit sans interpellation à ce stade. La question a notamment été évoquée lors des réunions hebdomadaires des groupes au Sénat.

Le

Elysee Palace : Emmanuel Macron welcomes European Council President Antonio Costa
3min

Politique

Les sénateurs communistes veulent réduire les pouvoirs du Président de la République

Mercredi 25 février, les communistes du Sénat défendront une proposition de loi constitutionnelle visant à « restreindre certaines prérogatives du Président de la République ». Il s’agit de retirer des prérogatives du chef de l’Etat et de les transférer au Premier ministre, comme le pouvoir de dissolution ou encore la présidence du Conseil des ministres.

Le