Déserts médicaux : Hervé Maurey veut réguler l’installation des médecins
Alors que le budget de la sécurité sociale pour 2018 est examiné au Sénat, le sénateur de l’Eure a déposé un amendement pour lutter contre la désertification médicale. Hier, les discussions avec la ministre de la Santé se sont envenimées sur la question des déserts médicaux

Déserts médicaux : Hervé Maurey veut réguler l’installation des médecins

Alors que le budget de la sécurité sociale pour 2018 est examiné au Sénat, le sénateur de l’Eure a déposé un amendement pour lutter contre la désertification médicale. Hier, les discussions avec la ministre de la Santé se sont envenimées sur la question des déserts médicaux
Public Sénat

Par Héléna Berkaoui

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

L’examen du budget de la sécurité sociale pour 2018 se tient cette semaine au Sénat. La question des déserts médicaux, chère aux représentants des territoires que sont les sénateurs, suscite des tensions. Hervé Maurey, sénateur de l’Eure, a lui déposé un amendement en faveur d’un « dispositif expérimental de conventionnement sélectif des médecins » pour lutter contre la désertification médicale. Un amendement déjà posé lors de l’examen du PLFSS 2017 et dénoncé par l’Ordre des médecins pour qui cette mesure porterait « atteinte à la liberté d’installation des médecins. » Pour l’Ordre, « les mesures coercitives à l’installation des médecins se sont révélées inefficaces dans les pays qui les ont expérimentées et ont eu un effet dissuasif sur les vocations. »

Lire aussi : la ministre de la Santé prise à partie au Sénat sur les déserts médicaux

Signé par une quarantaine de sénateurs, l’amendement porté par Hervé Maurey prévoit l’application d’une formule qui selon lui a fait ses preuves dans le secteur de la santé, celle d’une « installation pour un départ » dans les zones où il existe un fort excédent en matière d’offre de soins. Selon le sénateur de l’Eure, « les mesures incitatives ont prouvé leur inefficacité », il estime que le plan d’accès territorial au soin présenté par Agnès Buzyn est « peu ambitieux. » La ministre de la Santé a rappelé hier en séance que tout « miser sur les installations » était « une erreur philosophique. » Le plan d’Agnès Buzyn pour lutter contre les déserts médicaux ne comporte ni nouvelles primes à l’installation, ni mesures coercitives. « Toute incitation financière va déshabiller d’autres territoires » explique la ministre.

Partager cet article

Dans la même thématique

Déserts médicaux : Hervé Maurey veut réguler l’installation des médecins
7min

Politique

Présidentielle 2027 : pourquoi l’élection française inquiète déjà les Européens

À huit mois de la présidentielle française, Bruxelles scrute déjà avec inquiétude les propositions des principaux candidats. Budget européen, primauté du droit de l’UE, dette, soutien à l’Ukraine... l’éventualité d’une victoire du RN ou de Jean-Luc Mélenchon alimente les craintes. Au point de transformer la France en maillon faible de l'UE ? Ici l'Europe ouvre le débat, avec les eurodéputés Daniel Freund (Allemagne, Les Verts), Charles Goerens (Luxembourg, Renew Europe) et Andras Laszlo (Hongrie, Patriotes pour l’Europe).

Le

Paris : Francois Bayrou recoit l l UDI
7min

Politique

« Pas à la hauteur » : le coup de gueule d’Hervé Marseille, après le soutien de Bruno Retailleau à Valérie Boyer pour les sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône

Ça chauffe dans les Bouches-du-Rhône, où le soutien du président de LR, Bruno Retailleau, à la liste de la sénatrice LR Valérie Boyer, reste au travers de la gorge de son homologue de l’UDI, le sénateur Hervé Marseille. Car les LR ont apporté leur investiture à une autre liste, celle de la sénatrice UDI Brigitte Devésa et de Renaud Muselier, membre de Renaissance. Gérard Larcher devrait se rendre sur place la semaine prochaine pour soutenir cette liste. Un imbroglio qui divise un peu plus la droite sur place. Explications.

Le

NANTES:Franco-German summit in Nantes
8min

Politique

« Une épouvantable tragédie » : le tandem Chirac-Jospin face au 11 septembre 2001

Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.

Le