Disparition du secrétariat d’Etat consacré aux Solidarités : Emmanuel Macron interpellé
Occupé jusqu'au 26 juillet par Christelle Dubos, le secrétariat d'Etat consacré aux Solidarités a été supprimé. L’Union nationale des centres communaux d’action sociale dit ne pas comprendre ce choix alors qu'une crise sociale sans précédent frappe le pays, et demande une entrevue avec Emmanuel Macron.

Disparition du secrétariat d’Etat consacré aux Solidarités : Emmanuel Macron interpellé

Occupé jusqu'au 26 juillet par Christelle Dubos, le secrétariat d'Etat consacré aux Solidarités a été supprimé. L’Union nationale des centres communaux d’action sociale dit ne pas comprendre ce choix alors qu'une crise sociale sans précédent frappe le pays, et demande une entrevue avec Emmanuel Macron.
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Dans une lettre adressée le 27 juillet à Emmanuel Macron, la présidente de l’Union nationale des centres communaux d’action sociale (UNCCAS), Joëlle Martinaux, fait part de son « incompréhension face à l’absence de secrétariat d’Etat dédié pleinement à la lutte contre l’exclusion ».

En effet, le poste de Christelle Debos, secrétaire d'État auprès du ministre de la Santé et des Solidarités, n'a pas été reconduit lors du remaniement ministériel et l'annonce des nouveaux secrétaires, le 26 juillet au soir. « Tandis que la crise sanitaire incite plus que jamais à redoubler de vigilance et de mobilisation à chaque instant et dans la durée, le ministère de la Santé et des Solidarités pouvait-il réellement faire l’économie d’un secrétariat dédié pour le seconder ?", s'interroge Joëlle Martinaux.

On va devoir faire le tour de tous les ministères...

Pour l'UNCCAS, « les quelque 8 millions de personnes en situation de pauvreté dans notre pays ne demandent pas l’aumône mais bien de pouvoir prendre une part active à la société (...). De même, toutes celles et ceux qui les accompagnent au quotidien, dont les centres communaux et intercommunaux d’action sociale (CCAS et CIAS), sont en droit d’attendre non pas une action gouvernementale diluée dans différents périmètres ministériels mais bien une politique publique de lutte contre l’exclusion à part entière, pilotée de manière structurée, cohérente, et à la hauteur de l’investissement social qu’elle requiert. »

Selon Benoît Calmels, délégué général de l'UNCCAS, « nous avions des échanges réguliers avec Christelle Dubos, là on va être obligés de faire le tour de tous les ministères pour obtenir une réponse, et on sera confrontés à des guerres de « pré carré ». On sait ce qui se passe quand il n’y a pas d'interlocuteur dédié, on l'a vécu au début du quinquennat ». 

Les élus vont affronter une crise sociale majeure

Il précise encore que les élus de terrain sont en passe d'affronter une crise sociale majeure : « Les élus vont devoir non seulement amortir socialement les effets du chômage partiel qui a fait perdre 16 % de salaire à des salariés pour qui les fins de mois étaient déjà difficiles, mais aussi supporter un commerce local extrêmement éprouvé… ce n’était pas le moment de supprimer ce secrétariat d’État ! »

A ce titre, l'UNCCAS demande une entrevue avec Emmanuel Macron. « La balle est dans le camp du président, prévient Benoît Calmels. Et de conclure : « Pour l'instant on nous dit qu’Olivier Véran reprend le dossier… Dans ce cas, pourquoi ne pas supprimer les autres secrétariats d’État !»

 

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