Ecoutes judiciaires: Thalès devrait rester l’opérateur
Le ministre de la Justice, Jean-Jacques Urvoas, a déclaré mercredi qu'il n'était "pas dans une logique de réinternalisation" de...

Ecoutes judiciaires: Thalès devrait rester l’opérateur

Le ministre de la Justice, Jean-Jacques Urvoas, a déclaré mercredi qu'il n'était "pas dans une logique de réinternalisation" de...
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Le ministre de la Justice, Jean-Jacques Urvoas, a déclaré mercredi qu'il n'était "pas dans une logique de réinternalisation" de la "plateforme nationale des interceptions judiciaires" ou PNIJ, un dispositif opéré par le groupe Thalès et critiqué pour ses pannes.

Cette "super plateforme", censée centraliser les interceptions au niveau national, doit passer de 4.000 à 12.000 interceptions simultanées.

"Nous avions demandé une mission d'audit, nous avons un rapport qui ne conclut pas au changement de portage industriel. Il préconise de conforter l'industriel aujourd'hui chargé de cette mission, c'est-à-dire Thales", a déclaré le ministre lors de ses voeux à la presse.

"Je ne suis plus dans une logique de réinternalisation", a-t-il ajouté, alors qu'avait été un temps envisagé par la chancellerie une prise en charge de l'ensemble de la plateforme.

"Pour autant, a ajouté le ministre, un certain nombre de modifications doivent être apportées. Certaines sont déjà engagées", avec l'installation en novembre d'un comité de contrôle.

"J'ai décidé de la transparence. Quand il y a un incident, je le dis", a-t-il souligné, en référence à une panne récente sur laquelle la chancellerie avait communiqué.

Il a relevé des difficultés qui ne sont "pas toujours la faute de la PNIJ". "la première difficulté, c'est que le contrat de 2009 (passé avec Thalès) n'était ni fait ni à faire. Il a sous-calibré l'attente".

"Il y a renégociation avec le prestataire. Nous passons d'une version prototypale de la PNIJ à la version industrielle", a-t-il indiqué.

Le garde des Sceaux a aussi expliqué qu'un grand nombre d'applications, "pas liées à la PNIJ" mais qui "sont sur des ordinateurs au ministère de la justice", engendraient "des dysfonctionnements qui bloquent tout" lors de mises à jour.

En dépit de ces ratés, le ministre a défendu la PNIJ, qui "apporte en matière de scellés judiciaires, en matière de protection, des garanties que n'apporteront jamais des opérateurs privés".

En novembre, deux syndicats majoritaires chez les cadres de la police (SCSI) et chez les magistrats (USM) avaient écrit au groupe Thales pour protester contre les ratés du système, en raison de "bugs, coupures, pertes de données".

Thales, interrogé par l'AFP, avait fait valoir que "la montée du risque, en particulier terroriste" et "l'arrivée de nouvelles technologies de communication", qui entraînent "une explosion du volume d'information à traiter", avaient fait évoluer "considérablement" les besoins auxquels la PNIJ fait face.

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