Emmanuel Macron annonce 160 millions d’euros de primes pour les aides à domicile
Le président de la République était, ce mardi, en déplacement à Toulon pour rendre un « hommage » aux aides à domicile, à qui il a annoncé une prime de 1000 euros, versée « avant Noël ». Une nouvelle aide exceptionnelle post-crise Covid à 160 millions d’euros.

Emmanuel Macron annonce 160 millions d’euros de primes pour les aides à domicile

Le président de la République était, ce mardi, en déplacement à Toulon pour rendre un « hommage » aux aides à domicile, à qui il a annoncé une prime de 1000 euros, versée « avant Noël ». Une nouvelle aide exceptionnelle post-crise Covid à 160 millions d’euros.
Public Sénat

Par H. L. avec AFP

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Un jour, un déplacement. Après le Premier ministre, ce lundi 3 août à Lille, c’est au tour d’Emmanuel Macron d’entrer dans la danse. Le président de la République a annoncé, à Toulon, que l'État et les départements allaient débloquer 160 millions d'euros pour verser une prime exceptionnelle Covid aux 320 000 aides à domicile.

Pour le chef de l’état, ce geste financier n’est que justice. Cette somme, qu'apporteront à parité l'État et les conseils départementaux, permettra aux professionnels concernés « d'avoir ces 1000 euros de prime qu'ont eus les autres » personnels soignants.

« Reconnaître pleinement le rôle » joué par les aidants

Les aides à domicile, qui interviennent en soutien à 800 000 personnes âgées en perte d'autonomie et à 300 000 personnes en situation de handicap, étaient jusqu'à présent « les oubliés de la prime Covid », a relevé le président.

Cette prime, qui sera versée « avant Noël », après instruction des dossiers « entre septembre et décembre », permettra « de reconnaître pleinement le rôle » joué par les « aidants » pendant la crise épidémique.

Mi-juin, les fédérations de l'emploi à domicile avaient crié à l'« injustice », en s'étonnant que les professionnels du secteur - des femmes à 97% - soient exclus de la prime accordée aux personnels en première ligne face au coronavirus.

« Une tâche rendue plus compliquée par la difficulté à se fournir en masque »

Mais l'exécutif avait également souligné, jusqu'à présent, que le versement de cette prime aux aides à domicile incombait aux conseils départementaux puisque ce sont eux, et non pas l'assurance maladie, qui financent les services d'aide et d'accompagnement à domicile.

Plus tôt dans la matinée, le chef de l’État s’était entretenu, sous l’œil des caméras, avec une femme de 80 ans, Gisèle Charles, qui vit seule dans son deux pièces depuis 47 ans. Elle lui avait raconté « avoir tenu » durant le confinement, grâce aux « contacts journaliers » qu’elle avait avec ses aides à domicile.

Nouvel épisode des « vacances studieuses » de l’exécutif, ce déplacement à Toulon a été l’occasion de rendre un « hommage aux professionnels du domicile grâce auxquels des personnes ont pu rester chez elles ». Et ce, souligne la présidence, malgré « une tâche rendue plus compliquée par la difficulté à se fournir en masque, et par le confinement ».

L’exécutif conservera-t-il ce rythme jusqu’à la rentrée ? Emmanuel Macron présidera le 24 août le conseil des ministres, où sera détaillé le plan de relance de 100 milliards d’euros.

Partager cet article

Dans la même thématique

6min

Politique

Municipales 2026 : les prisons privées du vote par correspondance

Conformément à la loi promulguée en juillet 2025, les détenus ne pourront plus voter par correspondance aux scrutins locaux, dans le souci d’éviter toute distorsion électorale. Au mois de mars, les municipales seront les premières élections concernées par ce changement.

Le

image prétexte écran ordinateur
5min

Politique

 « Où va ma France ? » : Guillaume Gontard, président du groupe écologiste au Sénat, juge l’initiative « totalement scandaleuse et illégale ».

La députée écologiste Sabrina Sebaihi a dénoncé, lundi 5 janvier sur le réseau social X, le site « Où va ma France ? », qu’elle accuse de constituer un « fichage dangereux ». La plateforme cartographiant mosquées, quartiers dits « sensibles » et hébergements pour migrants, fait désormais l’objet de plusieurs saisines judiciaires.

Le

Le Senat, Paris.
5min

Politique

Fin de vie : « Un référendum sur le texte inopérant du Sénat, n’aurait pas de sens », considère Olivier Falorni

Cette semaine, la commission des affaires sociales du Sénat a restreint la portée de la proposition de loi établissant « un droit à l’aide à mourir », le remplaçant par une « assistance médicale à mourir ». L’auteur de la proposition de loi, le député Olivier Falorni, juge la version du Sénat « inopérante » et espère « un dernier mot » de l’Assemblée avant l’été. Le chef de l’Etat a rappelé qu’il était prêt à aller au référendum si la navette parlementaire était interrompue.

Le