Emmanuel Macron a annoncé samedi à la presse en marge d'une visite à Bormes-les-Mimosas qu'il recevrait le président russe Vladimir Poutine au fort de Brégançon le 19 août, quelques jours avant le sommet du G7, fin août à Biarritz.
Le fort de Brégançon permet "de pouvoir s'isoler pour travailler, d'avoir les équipements pour recevoir tous les appels internationaux, de pouvoir recevoir des dirigeants étrangers, ce que je ferai avec Vladimir Poutine dans quelques semaines", a déclaré le président de la République. La France doit accueillir le G7 - autrefois G8 avant l'exclusion de la Russie - à Biarritz du 24 au 26 août.
Fin juin, M. Macron avait annoncé au Japon, après un long entretien avec Vladimir Poutine, qu'il aurait "dans les prochaines semaines une rencontre bilatérale avec le président" russe.
"Je considère que, dans le cadre de la présidence du G7, il est indispensable que nous puissions prendre cette initiative" avec la Russie afin d'"explorer toutes les formes de coopération sur les grands sujets de déstabilisation ou de conflit, sans naïveté, mais sans que la porte ne soit fermée", avait alors expliqué M. Macron.
Au troisième jour de ses vacances au fort de Brégançon, le chef de l'Etat a fait un aller-retour en Tunisie samedi, pour assister aux funérailles du président Béji Caïd Essebsi.
Dans la soirée, il a passé quelques minutes dans le village de Bormes-les-Mimosas, où il a posé pour des selfies avec des badauds. "Les vacances seront studieuses", a indiqué le président, "je reste en contact avec les membres du gouvernement".
Interrogé par les journalistes présents sur la démission de François de Rugy, M. Macron a mis en garde contre "les tweets, les polémiques, les invectives qui montent" et "parfois nous conduisent à agir et à surréagir", prônant "la modération".
Le président russe Vladimir Poutine, le 1er avril 2019 à Moscou
Sputnik/AFP/Archives
Le président a aussi taclé la presse dans l'affaire Rugy, questionnant "ce qui est légal et ce qui est moral", et incitant les journalistes à "prendre un peu de repos": "Interrogez-vous sur vous-mêmes aussi un peu", a-t-il lancé.
Au sujet de la crise des "gilets jaunes", M. Macron a ajouté : "Je ne pense pas du tout que ce soit derrière nous". "Il y a des problèmes profonds dans notre pays", a-t-il estimé.
Le chef de l'Etat devrait aussi assister aux cérémonies du 75e anniversaire du Débarquement en Provence, à la mi-août.
Emmanuel Macron s'est rendu à deux reprises à Brégançon en 2018, en mai et en août, pour un coût total de 72.043 euros, selon la Cour des comptes. Il y a aussi effectué un court séjour fin mai pour le pont de l'Ascension.
Des travaux de rénovation y ont été menés, une piscine hors-sol y a aussi été installée, pour un coût déclaré de 34.000 euros, ce qui avait provoqué une polémique l'an dernier.
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