Le maire de Lyon et ancien ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, de retour samedi matin d'un voyage au Japon, a fait part à l'AFP de sa "profonde émotion" et de sa "surprise", au lendemain de l'attaque au colis piégé qui a fait 13 blessés légers.
"On ne s'attend pas à ce qu'il y ait comme cela une attaque qui puisse se passer au centre-ville de Lyon" qui est "plutôt une ville calme", a déclaré M. Collomb, évoquant "l'émotion et la profonde sympathie pour les victimes qui ont été atteintes et en particulier la petite fille qui a été touchée."
Carte de localisation de l'explosion d'un colis piégé à Lyon vendredi
AFP
"Il semble qu'il n'y ait que des blessés légers, atteints aux membres inférieurs", a précisé l'élu, qui devait se rendre dès son arrivée dans la ville, aux alentours de 09H00, au chevet des victimes encore hospitalisées.
"Nous avons un dispositif de vidéo-protection qui est assez étendu, on a vu à la fois la personne arriver et repartir sur son vélo, donc peut-être aurons-nous un certain nombre de témoins qui pourront faire avancer l'enquête", a ajouté M. Collomb.
"Étant donné que l'auteur était totalement masqué je ne suis pas sûr que cela puisse beaucoup faire progresser les choses", a-t-il toutefois commenté.
M. Collomb a encore indiqué avoir été informé par le préfet que "le procureur de Paris s'était saisi de ce dossier, en fonction du mode opératoire et de la centralité des lieux où cet acte avait été commis".
Les mutilations de plusieurs élèves lors des manifestations lycéennes ont remis brutalement sur le devant de la scène la doctrine du maintien de l’ordre. Un rapport du Sénat sur ce sujet sera présenté dans les prochains jours. En attendant, faisant face aux demandes de démission des oppositions de gauche, le ministre de l’Intérieur a annoncé la suspension de l’usage des grenades assourdissantes et a longuement justifié l’action des forces de l’ordre, lors de son audition devant la commission des lois de l’Assemblée nationale.
L’émotion se fait ressentir en ce 7 octobre 2026. Trois ans après l’attaque du Hamas en Israël, plusieurs commémorations sont prévues en Israël, notamment à Réïm où certains politiques français se sont rendus. En France, le président du Crif explique que les Français juifs continuent de vivre ce « traumatisme » et regrette qu’ils soient « associés à un conflit » dont ils « ne sont pas responsables ».
Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a annoncé ce mercredi 7 octobre la suspension provisoire de l’usage des grenades assourdissantes dans le cadre des manifestations lycéennes. Cette décision intervient après qu’un adolescent de 15 ans a eu la main arrachée lundi à Lens. Dix-huit enquêtes ont par ailleurs été confiées à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) depuis le début du mouvement.
La candidate à la primaire socialiste a fortement critiqué la réponse du gouvernement au mouvement lycéen, mettant en cause la responsabilité de Laurent Nunez et Sébastien Lecornu dans une situation « gravissime. »