Le maire de Lyon et ancien ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, de retour samedi matin d'un voyage au Japon, a fait part à l'AFP de sa "profonde émotion" et de sa "surprise", au lendemain de l'attaque au colis piégé qui a fait 13 blessés légers.
"On ne s'attend pas à ce qu'il y ait comme cela une attaque qui puisse se passer au centre-ville de Lyon" qui est "plutôt une ville calme", a déclaré M. Collomb, évoquant "l'émotion et la profonde sympathie pour les victimes qui ont été atteintes et en particulier la petite fille qui a été touchée."
Carte de localisation de l'explosion d'un colis piégé à Lyon vendredi
AFP
"Il semble qu'il n'y ait que des blessés légers, atteints aux membres inférieurs", a précisé l'élu, qui devait se rendre dès son arrivée dans la ville, aux alentours de 09H00, au chevet des victimes encore hospitalisées.
"Nous avons un dispositif de vidéo-protection qui est assez étendu, on a vu à la fois la personne arriver et repartir sur son vélo, donc peut-être aurons-nous un certain nombre de témoins qui pourront faire avancer l'enquête", a ajouté M. Collomb.
"Étant donné que l'auteur était totalement masqué je ne suis pas sûr que cela puisse beaucoup faire progresser les choses", a-t-il toutefois commenté.
M. Collomb a encore indiqué avoir été informé par le préfet que "le procureur de Paris s'était saisi de ce dossier, en fonction du mode opératoire et de la centralité des lieux où cet acte avait été commis".
Déjà directeur de la communication du leader de Place Publique pour la primaire, ce très proche de Boris Vallaud, patron des députés PS, monte en grade. Il va diriger la campagne de Raphaël Glucksmann, qui a besoin de créer la dynamique pour espérer inverser les courbes avec Jean-Luc Mélenchon.
Le chef de l’Etat, en déplacement aux côtés des forces de sécurité et des élus locaux dans la cité phocéenne, a admis un défaut d’anticipation dans la journée du 17 octobre, marquée par des violences urbaines.
Dans un discours dense et bien construit, Marine Le Pen a tenté de prendre de la hauteur et de projeter le RN dans une campagne « optimiste. » Au cœur de sa prise de parole : le beau, l’harmonie, l’espoir… Une prétention esthétique à la concorde qui tranche avec le climat électrique en tribune qui a notamment amené au départ des journalistes de Mediapart présents sur place, estimant que leur sécurité n’était plus assurée.
Lors de son premier grand meeting de campagne dimanche 25 octobre, la candidate RN s’est projetée sur un gouvernement « pluraliste ». Son allié de l’UDR Éric Ciotti a introduit l’événement en appelant les élus Les Républicains à le rejoindre.