"Monsieur le président, il y a des gens qui sont malades à cause des sargasses, on se sent délaissé et abandonné". A Goyave en Guadeloupe,...
En Guadeloupe, Emmanuel Macron tente de rassurer sur les sargasses
"Monsieur le président, il y a des gens qui sont malades à cause des sargasses, on se sent délaissé et abandonné". A Goyave en Guadeloupe,...
Par Cécile AZZARO
Temps de lecture :
4 min
Publié le
Mis à jour le
"Monsieur le président, il y a des gens qui sont malades à cause des sargasses, on se sent délaissé et abandonné". A Goyave en Guadeloupe, Emmanuel Macron a été nterpellé sur la prolifération des algues brunes aux émanations toxiques et a tenté de rassurer la population.
"On est dans une détresse que vous n'imaginez même pas", lui a lancé une jeune femme brune, dans la foule qui était rassemblée sur la place de Goyave, petite commune à l'est de la Basse-Terre.
"Je l'imagine, c'est pour ça que je suis là. Je veux qu'on accompagne chacune et chacun", lui a répondu le chef de l'Etat, dans ce port de pêche, régulièrement touché par l'invasion de sargasses.
Paradoxalement, pas une algue sargasse n'était visible vendredi, un nettoyage préventif ayant eu lieu avant l'arrivée présidentielle, complété par le mauvais temps qui a évacué les dernières au large.
Ces algues, dont l'origine reste incertaine mais que des scientifiques pensent liée au dérèglement climatique, ont des conséquences notoires sur le tourisme et le quotidien des riverains. Elles s'amoncellent sur les rivages, bloquent parfois l'accès des bateaux, mais surtout dégagent, en séchant, de l'hydrogène sulfuré et de l'ammoniac, qui peuvent provoquer maux de tête, nausées et vomissements.
L'interlocutrice du président, "malade depuis le mois d'avril à cause des sargasses", "trouve que l'Etat n'a pas été assez transparent par rapport à l'impact sanitaire". "Depuis que je suis là, transparence et mobilisation ont été de mises", lui assure Emmanuel Macron.
Mais la jeune femme n'en démord pas: "quand les élèves à Christophe ont été déménagés, on nous a dit en dessous de 14 ppm (parties par millions, ndlr) il n'y a pas de problème, ensuite les taux ont baissé, 5 ppm, on nous parle aussi de 0,6,-0,7 ppm, il y a un flou (...) il faut un peu plus de pédagogie envers la population, et qu'on sache clairement quel risque on court", lui dit-elle.
Le président Emmanuel Macron à Goyave en Guadeloupe, le 28 septembre 2018
POOL/AFP
Emmanuel Macron concède "qu'on ne sait pas encore tout". "Mais on sait que dans les 48 premières heures (après l'échouage des algues, ndlr), ce n'est pas dangereux, il n'y a pas d'émanation de gaz".
-" en masses " -
"La réponse qu'on a apportée c'est d'équiper toutes les communes pour qu'elles puissent ramasser les algues dans les 48h. On est en train d'acheter les machines, à Goyave c'est fait".
En présence du maire de la commune Ferdy Louisy, il a parcouru les nombreux engins acquis pour lutter contre les algues, comme ce Mobitrac, une barge de collecte dans laquelle il s'est assis.
Loïc Adimou, est en charge de cet engin: "De plus en plus, les sargasses rentrent en masse, et on est sollicité beaucoup sur les chantiers et c’est très difficile", a-t-il raconté à l'AFP.
Dans la foule, Bruno Compper, 51 ans, habitant de Goyave, souligne la nuisance des algues. "L'inconvénient majeur, c’est l’odeur, c’est-à-dire qu’à pratiquement 10 kilomètres d’ici (...), on sent déjà cette odeur qui pique vraiment le nez, à tel point que j’ai de la famille qui a dû déménager pour pouvoir éviter les risques."
Jocelyne Tharsis, 71 ans, autre habitante de la commune, avoue n'avoir "jamais connu ça". "Jai été élevée en Guadeloupe et je n’ai jamais connu cette affaire de sargasses, et puis tout à coup, on est envahi par ce phénomène et pourquoi, d’où ça vient?", s'interroge-t-elle.
Dans un discours en fin de journée, le chef de l'Etat, reconnaissant "l'angoisse" de la population, a confirmé le plan annoncé en juin par son ancien ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot: "L'Etat s’est engagé à co-financer un plan d’équipement des territoires à hauteur de 4 à 5 millions d'euros sur 2018-2019 au sein d’un plan global d’équipement qui s’élèvera à 12 millions d’euros".
"Compte tenu de son caractère expérimental pour l’ensemble de la Caraïbe, l’Etat participera au fonctionnement des barges de collecte (sorte d'aspirateurs à sargasses, ndlr) en voie d'acquisition par la région Guadeloupe à hauteur de 500.000 euros par an pendant 3 ans", a-t-il ajouté.
Le plan comprend aussi le déploiement le d'observations satellitaires, de radars et de capteurs, pour mieux anticiper l'arrivée des algues.
Avec un mélange de « nouveaux visages » et de fidèles pour former son équipe, Gabriel Attal entend enclencher une « nouvelle phase » de sa campagne présidentielle. Il continue de marquer sa différence avec Edouard Philippe et compte créer la dynamique cet automne. « Les Français ne supporteraient pas d’élire un Président par défaut », soutient le candidat Renaissance.
S’il est élu président de la République en 2027, Bruno Retailleau veut faire de la réforme constitutionnelle sa première grande réforme. Le président des Républicains entend engager, dès le début de son mandat, une refonte des institutions destinée à renforcer le pouvoir des citoyens, réaffirmer la primauté du droit français et donner davantage de marges de manœuvre au Parlement, notamment sur l’immigration et la sécurité.
Alors que l’équipe de Raphaël Glucksmann prône l’organisation d’un seul débat, sur le service public, dans le cadre de la primaire PS/Place Publique, les autres candidats en veulent trois. « Les bras m’en tombent. Je ne comprends pas le raisonnement », pointe le sénateur Rémi Cardon, soutien d’Olivier Faure, lui aussi candidat. « Ça ne pose aucun problème à Raphaël Glucksmann qu’il y ait deux ou trois débats », assure pourtant le sénateur Place Publique Bernard Jomier, qui pointe des polémiques « pas à la hauteur », y compris de la part de soutiens socialistes de son candidat…
Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a annoncé l'inscription de la proposition de loi « intégrale » contre les violences sexistes et sexuelles comme premier texte de l'ordre du jour de l'Assemblée nationale lors de la reprise de la session ordinaire, début octobre. Ce texte de 69 articles est inspiré des 140 propositions élaborées par une coalition d'associations féministes et de défense des droits des enfants. Le meurtre dramatique de la jeune Lyhanna avait mis la pression sur l'exécutif, poussé par l'opposition de gauche et le bloc central, à aborder les violences sexuelles et sexistes dans une approche systémique.