Enseignante braquée à Créteil : «Il faut plus qu’un plan d’action» demande Catherine Morin-Desailly
La présidente de la commission de la Culture et de l’Éducation du Sénat a accueilli avec « la plus grande des consternations » l’histoire de cette professeure braquée avec une arme factice par l’un de ses élèves dans un lycée.

Enseignante braquée à Créteil : «Il faut plus qu’un plan d’action» demande Catherine Morin-Desailly

La présidente de la commission de la Culture et de l’Éducation du Sénat a accueilli avec « la plus grande des consternations » l’histoire de cette professeure braquée avec une arme factice par l’un de ses élèves dans un lycée.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« Je suis très choquée », réagit la centriste Catherine Morin-Desailly, après la diffusion d’images montrant un lycéen pointer une arme (qui s’est révélée factice) sur la tête de l’une de ses enseignants, dans un lycée de Créteil (Val-de-Marne). La présidente de la commission de la Culture et de l’Éducation au Sénat a accueilli cette nouvelle avec « la plus grande des consternations ». « Ce que l’on voit en réalité, c’est ce rapport de domination de l’élève par rapport à l’enseignante qui est complètement démunie voire tétanisée. Mais ce qui est plus grave encore c’est que cette enseignante n’ait pas réagi », explique-t-elle.

Cette réaction est très significative selon elle. « Les enseignants considèrent qu’ils ne sont peut-être pas assez soutenus par leur hiérarchie face à ces incivilités et ces actes de violence », considère-t-elle, notant que la campagne « Pas de Vague » sur Twitter traduit un « certain malaise dans certains établissements ».

« Il va falloir se pencher très sérieusement sur cette question, il faut plus qu’un plan d’action », réclame-t-elle.

Partager cet article

Dans la même thématique

Déclaration de politique générale et avenir de la Nouvelle Calédonie en séance au Sénat ce 15 octobre
8min

Politique

« Ça fait 135 ans qu’on résiste ! » : pour les sénatoriales, le groupe RDSE vise « la stabilité, voire gagner un petit peu »

Plus vieux groupe de l’histoire du Parlement, le RDSE voit la moitié de ses 16 sièges remis en jeu lors du scrutin de septembre. Mais sa présidente, la sénatrice PRG Maryse Carrère, est confiante. Fort de « ce poids de l’histoire », le groupe, qui mêle radicaux de gauche et de droite, espère la stabilité voire quelques bonnes surprises.

Le

Marseille: Ilustration of a lawyer and judge
5min

Politique

Affaire Lyhanna : face aux critiques des politiques, avocats et magistrats élargissent la thématique de la journée « Justice morte » au manque de moyens

Le pré-rapport de l'inspection générale de la justice et de la gendarmerie sur les failles dans une enquête pour viols visant Jérôme Barella, le principal suspect du meurtre de la jeune Lyhanna, a conduit à une première sanction visant une magistrate d'Auch. Alors que se prépare « une journée Justice morte » lundi 29 juin, le président du Sénat, Gérard Larcher, s'est dit « choqué » par une « réponse » de l'institution judiciaire qu'il juge « corporatiste ». Cette journée n'avait pourtant, à l'origine, rien à voir avec l'affaire Lyhanna.

Le

Info Public Sénat. Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat
5min

Politique

[Info Public Sénat] Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat

Selon nos informations, le gouvernement va retirer le projet de loi « État local » de l’ordre du jour du Sénat. Ces dernières heures, plusieurs groupes du Sénat et les élus locaux, dont l’influente association des maires de France (AMF), dénonçaient les dispositions recentralisatrices de ce texte. Par ricochet, le gouvernement avance l’examen du projet de loi logement.

Le

Elections Municipales depouillement bureau de vote a Nice
8min

Politique

Explosion des micro-partis, formations dans le rouge, aides publiques et surprises… Ce que révèle le rapport de la commission des comptes de campagne

Le rapport 2025 de la CNCCFP, qui porte sur l’année 2024, montre une inflation du nombre de partis, avec 635 mouvements recensés, en vue des municipales et de la présidentielle. Le total des aides publiques s’élève à 66 millions d’euros cette année-là. Le niveau de richesse d’un parti à l’autre varie, avec quelques surprises…

Le