Environnement dans la Constitution : « Il faut aller à référendum sur la version du texte la plus ambitieuse possible », insiste Boris Vallaud
Invité de la matinale de Public Sénat « Bonjour chez vous », le député socialiste des Landes a réaffirmé sa volonté de voir la réécriture de l’article 1 de la constitution soumise à référendum, conformément à la promesse d’Emmanuel Macron. Mais face aux réticences de la droite sénatoriale, le chef de l’Etat ne serait plus aussi affirmatif.

Environnement dans la Constitution : « Il faut aller à référendum sur la version du texte la plus ambitieuse possible », insiste Boris Vallaud

Invité de la matinale de Public Sénat « Bonjour chez vous », le député socialiste des Landes a réaffirmé sa volonté de voir la réécriture de l’article 1 de la constitution soumise à référendum, conformément à la promesse d’Emmanuel Macron. Mais face aux réticences de la droite sénatoriale, le chef de l’Etat ne serait plus aussi affirmatif.
Public Sénat

Par Pierre Maurer

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

C’était une promesse du président de la République faite à la Convention citoyenne pour le Climat : soumettre à référendum la réécriture de l’article 1 de la Constitution « garantissant » la préservation de l’environnement. Mais la bataille politique revêt la forme d’un affrontement sémantique, la droite sénatoriale rejetant le terme juridiquement contraignant de « garantir », pour lui préférer le verbe « préserver ». Or la révision constitutionnelle n’est possible que si le texte est adopté en termes identiques par l’Assemblée et par le Sénat. Et l’absence de compromis entre les deux chambres signifierait l’abandon du référendum.

Invité de la matinale de Public Sénat, « Bonjour chez vous », le député socialiste des Landes l’a pourtant vivement défendu. « Il est souhaitable », a-t-il affirmé avant d’expliquer : « Je crois que la cause est importante pour que tout soit mis en œuvre afin de construire le compromis républicain qui transcende les familles politiques et qui a comme objet la préservation de l’environnement. »

D’autant qu’il juge prématuré de la part de l’exécutif de tirer les conclusions d’un débat parlementaire encore inachevé. « Ils le tiennent pour un exercice de style », déplore-t-il plaidant pour « attendre de voir où nous en sommes ». Pour l’heure, le texte a été voté par l’Assemblée nationale et vient de franchir l’étape de la commission du Sénat pour atterrir en débat dans l’hémicycle. « La version de la commission est en retrait. Il faut continuer à travailler, convaincre et aller à référendum sur la version la plus ambitieuse possible », martèle Boris Vallaud. Il ajoute : « Le soutien du peuple constituant est un signal important ».

Quant aux charges contre la droite sénatoriale venant du gouvernement, qui l’accuse de « torpiller » le projet de loi, le porte-parole du PS observe : « Qu’elle ne soutienne pas la position du gouvernement, on en fait le constat, on peut le regretter. Mais c’est toujours la faute de quelqu’un d’autre pour ce gouvernement ».

Partager cet article

Dans la même thématique

PARIS, Affaire Lyhanna, Manifestation interdite place Vendome.
6min

Politique

Affaire Lyhanna : que proposent les partis face aux « dysfonctionnements » de la justice ?

Les ratés judiciaires entourant le meurtre de la jeune Lyhanna n’en finissent plus de susciter l’indignation de tout le pays. Dès lors, la classe politique est amenée à se positionner. Alors que Sébastien Lecornu a présenté ses premières mesures, la gauche fustige le manque de moyens de la Justice et la droite épingle le laxisme des magistrats. Tour d’horizons des différentes propositions du gouvernement et des partis politiques.

Le

Des « menaces lourdes » d’ingérences numériques étrangères pèsent sur l’élection présidentielle, alerte Sébastien Lecornu
8min

Politique

Des « menaces lourdes » d’ingérences numériques étrangères pèsent sur l’élection présidentielle, alerte Sébastien Lecornu 

Après avoir rendu compte aux partis politiques des ingérences numériques étrangères durant les élections municipales, le Premier ministre a tiré le bilan des investigations et des moyens d’y répondre au cours d’une conférence de presse. Il commence à consulter les forces politiques en vue d’un projet de loi qui pourrait être débattu à l’automne.

Le

FRA – ASSEMBLEE – QUESTIONS AU GOUVERNEMENT
8min

Politique

Avec le retrait du plaider-coupable en matière criminel, « Gérald Darmanin fait de la politique sur le dos des victimes », regrette la rapporteure du texte au Sénat

Suite au rejet du projet de loi sur la justice criminelle et le respect des victimes en commission des lois de l’Assemblée nationale mercredi, Gérald Darmanin a annoncé le retrait complet du « plaider-coupable » criminel, l’un des dispositifs les plus polémiques de son texte. Une « déception » pour les rapporteurs du texte au Sénat.

Le

Le Sénat rejette le projet de loi de financement de la Sécurité sociale en nouvelle lecture
9min

Politique

Protection de l’enfance examinée au Sénat en octobre : « Le texte aurait mérité d’être inscrit avant », pointe la sénatrice centriste Dominique Vérien

Face à l’émoi suscité par l’affaire Lyhanna, le gouvernement va profiter de l’examen du texte sur la protection de l’enfance pour ajouter de nouvelles mesures. Le Sénat n’examinera pas le texte avant le 8 octobre. Trop tard, pour la centriste Dominique Vérien. La présidente de la commission des lois, Muriel Jourda, interroge surtout le recours à ce projet de loi. « Réagir par un texte sans lien avec l’affaire Lyhanna revient à faire de la loi un outil de communication », pointe la sénatrice LR.

Le