Épandage des pesticides: fin de la consultation, 50.000 avis
Le gouvernement tiendra compte de la consultation publique sur les distances minimales entre habitations et zones d'épandage de...

Épandage des pesticides: fin de la consultation, 50.000 avis

Le gouvernement tiendra compte de la consultation publique sur les distances minimales entre habitations et zones d'épandage de...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le gouvernement tiendra compte de la consultation publique sur les distances minimales entre habitations et zones d'épandage de pesticides, a assuré mardi Élisabeth Borne au dernier jour de cet exercice qui a recueilli plus de 50.000 avis.

"Nous allons analysé l'ensemble de ces contributions d'ici la fin du mois d'octobre et bien sûr, nous en tiendrons compte pour les textes définitifs", a déclaré la ministre de la Transition écologique à l'Assemblée nationale.

Une synthèse des commentaires sera publiée d'ici à la fin du mois d'octobre, avait auparavant indiqué le ministère de la Transition écologique.

Le gouvernement avait lancé début septembre cette consultation sur un projet d'arrêté jugé minimaliste par les écologistes, qui prévoit de fixer à cinq ou 10 mètres, selon les cultures, la distance minimale entre les habitations et les zones de pulvérisation des produits phytosanitaires chimiques.

La consultation qui prenait fin ce mardi à 20H00 a recueilli plus de 50.000 commentaires, un chiffre inhabituel. "Cela montre tout l'intérêt que les Français ont porté à ce sujet", a commenté Mme Borne.

La loi prévoit une consultation du public avant les décisions gouvernementales ayant une incidence sur l'environnement, mais les textes ne suscitent souvent que quelques dizaines ou centaines de commentaires, sauf exception comme pour certaines règles liées à la chasse.

Les nouveaux textes règlementaires seront ensuite pris à une date non précisée avant le 1er janvier 2020, date prévue d'entrée en vigueur du nouveau dispositif.

"L'engagement qui a été pris sera tenu: les textes seront publiés avant le 1er janvier 2020, pour trouver la meilleure façon (...) de respecter l'activité des agriculteurs --la meilleure façon, c'est aussi de réduire l'usage des produits phytosanitaires de synthèse--, et d'assurer en même temps la protection attendue par nos concitoyens", a ajouté la ministre.

Le projet est dénoncé par les écologistes qui jugent les mesures de protection trop faibles et par des dizaines de maires de communes rurales ou urbaines qui ont pris des arrêtés anti-pesticides contestés en justice par l’État. Ils avaient appelé à submerger le site internet de la consultation publique lancée début septembre.

Le maire de Langouët (Ile-et-Vilaine) Daniel Cueff avait été le pionnier dans cette campagne, prenant en mai un arrêté très médiatisé interdisant l'utilisation de produits phytopharmaceutiques "à une distance inférieure à 150 mètres" de tout bâtiment à usage d'habitation ou professionnel, arrêté suspendu par le tribunal administratif de Rennes.

Suivant son exemple, des maires de communes rurales ont pris des arrêtés similaires et des maires de grandes villes comme Paris, Lille ou Nantes ont interdit l'utilisation des pesticides sur leur territoire.

Partager cet article

Dans la même thématique

Épandage des pesticides: fin de la consultation, 50.000 avis
5min

Politique

Saint-Etienne : le stade Geoffroy-Guichard et l’AS Saint-Etienne s’invitent dans le débat des municipales

Lors du débat organisé par Public Sénat et TL7, la proposition de vendre le stade Geoffroy Guichard, propriété de la mairie, à l’ASSE a été mise sur la table par le candidat Horizons, Eric Le Jaouen. Les huit candidats sont aussi revenus sur l’affaire Perdriau, qui a vu l’ancien maire condamné à cinq ans de prison dans une affaire de chantage à la sextape.

Le

Blanc Mesnil: B. Retailleau denonce les accords PS LFI aux Municipales
9min

Politique

Municipales : Bruno Retailleau dénonce « les accords de la honte » entre PS et LFI, Patrick Kanner l’accuse d’être « le Canada Dry du RN »

Alors que le président des LR, Bruno Retailleau, dénonce « les accords de la honte » entre le PS et LFI dans « 62 » communes, il accuse les responsables de gauche d’être « une bande de tartuffes ». En réponse, Pierre Jouvet, numéro 2 du PS, prépare aussi sa carte des accords entre droite et extrême droite et pointe « les listes communes entre LR et RN ». « Bruno Retailleau sert la soupe au RN », ajoute Patrick Kanner, président du groupe PS du Sénat.

Le

The Epstein Files Illustrations
3min

Politique

Affaire Epstein : vers une commission d’enquête au Sénat ?

Dans un courrier adressé au président du Sénat, Gérard Larcher, Le sénateur LR, Henri Leroy et 15 de ses collègues de la droite et du centre appellent solennellement la chambre haute à mettre en place une commission d’enquête « relative aux implications institutionnelles et aux éventuels dysfonctionnements publics liés à l’affaire Epstein ».

Le