Européennes: « à la place » de Wauquiez, Pécresse démissionnerait de la présidence de LR
La présidente de l'Ile-de-France Valérie Pécresse a déclaré lundi qu'"à la place" et "dans la situation" de Laurent Wauquiez,...

Européennes: « à la place » de Wauquiez, Pécresse démissionnerait de la présidence de LR

La présidente de l'Ile-de-France Valérie Pécresse a déclaré lundi qu'"à la place" et "dans la situation" de Laurent Wauquiez,...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

La présidente de l'Ile-de-France Valérie Pécresse a déclaré lundi qu'"à la place" et "dans la situation" de Laurent Wauquiez, elle démissionnerait de la présidence des Républicains, après le 8,48% historiquement bas réalisé par la liste LR aux européennes.

"C'est une question personnelle. Si j'étais à sa place et vu la situation, sans doute je le ferais", a répondu Mme Pécresse sur RTL.

Mais "le sujet n'est pas personnel. Le sujet, c'est celui de la ligne politique de la droite, et aussi celui de sa stratégie", a ajouté Mme Pécresse, qui a créé en 2017 son propre mouvement, Libres!, associé aux Républicains.

Mme Pécresse a dit souhaiter "une refondation" et en appelle à la "responsabilité" des leaders de la droite.

"Tous ceux qui sont dedans, les François Baroin, les Gérard Larcher, les Bruno Retailleau, les Eric Woerth, les Jean-François Copé; mais tous ceux qui sont aussi dehors, Xavier Bertrand; tous ceux qui se sont un peu mis en retrait, nos maires qui sont puissamment ancrés dans leur territoire. Tous ceux-là doivent venir se réunir, avec une discussion aussi avec le centre-droit", a-t-elle dit.

"A partir du moment où nous n'incarnons pas une alternance crédible, un certain nombre de nos électeurs qui veulent voter contre Macron votent pour le Rassemblement national, ceux qui veulent faire barrage au populisme ont voté Emmanuel Macron", a analysé Mme Pécresse.

Elle a rendu hommage au "courage" et "talent" de François-Xavier Bellamy. Mais "notre ligne politique était trop rétrécie", a-t-elle jugé en écho au profil conservateur de la tête de liste désignée par Laurent Wauquiez.

"J'appelle à une refondation, j'appelle aussi à ce que la ligne politique évolue, s'enrichisse de nos différences, de notre diversité". "Il ne faut pas avoir une stratégie de rétrécissement mais une stratégie d'élargissement".

Toutefois, "Si on agit par le seul prisme des têtes à couper, on va aller à nouveau vers les mêmes difficultés", a relevé de son côté sur RFI Annie Genevard, vice-présidente de l'Assemblée et secrétaire générale du parti LR.

"Laurent Wauquiez a fait le choix de François-Xavier Bellamy qui a fait une très bonne campagne". "C'est le fond qui compte", a-t-elle ajouté. Selon elle, LR doit "retrouver un espace politique entre LREM et le RN".

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Weekly session of questions to the government
3min

Politique

Après la nomination controversée d’Amélie de Montchalin à la Cour des comptes : les sénateurs socialistes déposent un texte pour encadrer son mandat

Nommée par Emmanuel Macron à la tête de la Cour des comptes, la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin qui va disposer d’un mandat irrévocable, pourrait rester rue de Cambon une trentaine d’années. C’est trop pour les sénateurs socialistes qui ont déposé une proposition de loi pour limiter son mandat.

Le

Sciences Po Lyon
5min

Politique

Mort de Quentin : vers la fin des réunions politiques dans les universités ?

Après la mort du militant nationaliste, Quentin Deranque, le gouvernement a appelé les présidents d’universités à interdire les réunions politiques dans leurs établissements en cas de risque de trouble à l’ordre public. Un rappel du droit existant qui fait craindre une « neutralisation des campus ».

Le

Européennes: « à la place » de Wauquiez, Pécresse démissionnerait de la présidence de LR
4min

Politique

Mort de Quentin : « Un jeune perd la vie, quelles que soient ses idées politiques, c’est inacceptable » déclare le sénateur David Ros

La mort de Quentin Deranque, 23 ans, survenue samedi 14 février à Lyon, deux jours après une violente agression en marge d’une conférence de l’eurodéputée Rima Hassan à l’Institut d’études politiques de Lyon, a suscité une vive émotion et des réactions en cascade au sein de la classe politique. L’enquête pour « homicide volontaire », ouverte par le parquet de Lyon, se poursuit sans interpellation à ce stade. La question a notamment été évoquée lors des réunions hebdomadaires des groupes au Sénat.

Le

Elysee Palace : Emmanuel Macron welcomes European Council President Antonio Costa
3min

Politique

Les sénateurs communistes veulent réduire les pouvoirs du Président de la République

Mercredi 25 février, les communistes du Sénat défendront une proposition de loi constitutionnelle visant à « restreindre certaines prérogatives du Président de la République ». Il s’agit de retirer des prérogatives du chef de l’Etat et de les transférer au Premier ministre, comme le pouvoir de dissolution ou encore la présidence du Conseil des ministres.

Le