Européennes: Asselineau (UPR) lance sa campagne en faveur d’un « Frexit »
L’Union populaire républicaine (UPR) s’est réunie samedi autour de son président François Asselineau, qui conduira une liste "pro...

Européennes: Asselineau (UPR) lance sa campagne en faveur d’un « Frexit »

L’Union populaire républicaine (UPR) s’est réunie samedi autour de son président François Asselineau, qui conduira une liste "pro...
Public Sénat

Par Baptiste PACE

Temps de lecture :

4 min

Publié le

Mis à jour le

L’Union populaire républicaine (UPR) s’est réunie samedi autour de son président François Asselineau, qui conduira une liste "pro-Frexit" aux élections européennes de mai 2019 après avoir défendu la sortie de la France de l’UE à la présidentielle.

"Frexit, frexit !". Dans un décor champêtre de Touraine, un millier de personnes s’est rassemblé pour cette "université d’automne" de l’UPR, bien guidé par les nombreuses affiches placardées sous les ponts, comme dans tout l’Hexagone. François Asselineau est longuement ovationné par cette petite assemblée, et avec le thème de la journée ("La France va-t-elle disparaître ?") le décor est planté.

Dans une ambiance bon enfant, le président de l’UPR débat avec le démographe Emmanuel Todd, qui approuve le constat d’un "système européen autoritaire et antidémocratique" — l’Allemagne en prend aussi pour son grade—, mais pas "l’opposition au monde anglo-saxon" ou la sortie de l’Otan.

Le débat est animé par un "militant actif" de 17 ans qui n’est autre qu’Aurélien Enthoven, fils du philosophe Raphäel Enthoven et de Carla Bruni-Sarkozy, muni d’une autorisation parentale.

M. Asselineau en est persuadé: "l’instinct de survie du peuple français a commencé à se réveiller".

Lors de la présidentielle de 2017, cet énarque et inspecteur des Finances n'a recueilli que 0,92% des voix. Cet ex-membre de cabinet de droite des gouvernements Balladur (1993-1995) et Chirac (1995-1997) puis du RPF de Charles Pasqua, a tenté de démontrer, article par article, la nécessité pour la France de sortir des traités européens.

Créé en 2007, l’UPR compte "32.000 adhérents" dont "21.000 à jour de cotisation", "10.000 de plus" depuis la présidentielle. Les drapeaux de l’ONU, de la France et de la Francophonie trônent dans le bureau de son président, dans le siège fraîchement inauguré dans le XIe arrondissement de Paris.

Avec une "majorité de primo-adhérents" à un parti politique, et des nouveaux venus "plutôt de la gauche", le mouvement est très actif sur internet où les vidéos de M. Asselineau dépassent souvent les 50.000, voire les 100.000 vues. Il ne lésine pas non plus sur les produits dérivés — mugs, sacs, bouteilles de vin— et propose même à ses militants une visite du Château de Langeais, après Azay-le-Rideau l'année dernière.

- Vivement le Brexit -

Intarissable citeur de De Gaulle, M. Asselineau déconstruit méthodiquement cette "idéologie" supranationale bruxelloise. "L’avenir de la France passe beaucoup plus par ses liens avec les pays du Sud, du Maghreb et de l’Afrique, de même que l'avenir du Royaume-Uni passe plus par ses liens avec les pays du Commonwealth, et l’Allemagne avec le monde turcophone", explique-t-il à l’AFP.

Il promet des "personnalités d’ouverture" sur sa liste, sans dévoiler de noms. Se réjouit qu’Emmanuel Macron ait ordonné le retour à un mode de scrutin national, ce qui "va permettre un vrai débat". Et compte sur le Brexit, prévu le 29 mars à deux mois du vote, pour démystifier la déconstruction de l'UE.

Aux européennes, une liste doit réaliser au moins 5% pour être admise à la répartition des sièges, et au moins 3% pour voir ses frais de campagne remboursés.

Or, un sondage publié le 13 septembre crédite l’UPR de 1% d’intention de vote pour les européennes, et 1,5% pour les Patriotes de Florian Philippot qui s'est fixé comme priorité également le "Frexit".

Mais François Asselineau a rejeté l'appel du pied de l'ex-lieutenant de Marine le Pen qui a assuré à l'AFP qu'il conduirait bien une liste en 2019 pour les Européennes.

"J’ai tendu la main à plusieurs reprise à François Asselineau, même pour une simple rencontre. Il ne le souhaite pas et l’a dit avec beaucoup d’agressivité. Je regrette cette fermeture car le Frexit doit être la seule priorité", a regretté M. Philippot.

Partager cet article

Dans la même thématique

Current affairs question session with the government – Politics
4min

Politique

Sénatoriales 2026 : le Parti socialiste lance ses troupes dans la bataille pour conserver sa place de second groupe au Sénat

À un peu plus de trois mois du renouvellement de la moitié du Sénat, le Parti socialiste a dévoilé une première vague de 73 candidats et chefs de file dans les départements concernés par le scrutin du 27 septembre 2026. Fort de son implantation locale consolidée lors des dernières municipales, le PS entend défendre ses positions et préserver sa place de deuxième groupe de la Haute Assemblée.

Le

Chômage après une rupture conventionnelle : le Sénat rétablit la réduction de la durée d’indemnisation
5min

Politique

Centres communaux d’action sociale : un amendement du Sénat fait craindre « une casse du système de solidarité »

Un amendement de la droite sénatoriale soutenu par le gouvernement dans le cadre de l’examen du projet de loi de Simplification des normes, prévoit de rendre facultative la création de centres communaux d’action sociale (CCAS). La majorité sénatoriale défend le principe de libre administration des collectivités, quand la gauche dénonce une future casse du système de solidarité.

Le

MELUN:  Elections senatoriales
4min

Politique

Sénatoriales 2026 :  mode de scrutin, départements concernés, enjeux politiques...Tout comprendre des élections du 27 septembre en six questions 

Les sénatoriales sont les prochaines élections à se tenir en France. Tous les trois ans, le Sénat est renouvelé par moitié : ce sont ainsi 63 départements et une circonscription des Français de l’étranger qui sont concernés. La rédaction de Public Sénat fait le point sur le prochain renouvellement de la chambre haute.

Le