Européennes: Bellamy, confirmé comme tête de liste LR, promet de « rassembler largement »
Les Républicains ont confirmé comme tête de liste pour les élections européennes le jeune professeur de philosophie François...

Européennes: Bellamy, confirmé comme tête de liste LR, promet de « rassembler largement »

Les Républicains ont confirmé comme tête de liste pour les élections européennes le jeune professeur de philosophie François...
Public Sénat

Par Baptiste PACE

Temps de lecture :

4 min

Publié le

Mis à jour le

Les Républicains ont confirmé comme tête de liste pour les élections européennes le jeune professeur de philosophie François-Xavier Bellamy, qui a promis de "rassembler largement", malgré les doutes au sein de son propre camp.

La Commission nationale d'investiture (CNI), réunie mardi au siège des Républicains, a approuvé par 38 voix pour et deux contre le "trio" formé par M. Bellamy, adjoint au maire de Versailles de 33 ans, la vice-présidente de la région Ile-de-France Agnès Evren et l'eurodéputé sortant Arnaud Danjean.

"Ils incarnent ce qu'on veut faire: un vrai renouvellement. Les visages nouveaux de la droite", a plaidé le chef des Républicains Laurent Wauquiez dans une vidéo postée après la réunion.

Le nom de François-Xavier Bellamy, personnalité au profil conservateur opposé au mariage homosexuel et à l'IVG, circulait depuis plusieurs semaines et Laurent Wauquiez a maintenu sa proposition, en dépit des réticences au sein du parti, notamment de la part du président du Sénat Gérard Larcher.

M. Bellamy s'inscrit dans un "trio" avec Mme Evren, une proche de Valérie Pécresse, et M. Danjean, ex-soutien d'Alain Juppé et ancien membre de la DGSE. Le reste de la liste doit être dévoilé dans les prochaines semaines.

"Je voudrais remercier tous les membres de la CNI qui nous ont accordé leurs suffrages et dire à tous ceux qui peut-être ont manifesté leurs doutes que je donnerai tout pour convaincre, et que j’espère pouvoir compter sur leur confiance pour pouvoir rassembler largement", a dit M. Bellamy à l'AFP.

Cette triple désignation "est le signe que cette candidature ne peut pas être le fait d’une seule personne et, comme je l’ai toujours pensé, que ça sera la candidature de toute une équipe avec une diversité et des compétences", a-t-il poursuivi.

- "Les critiques ne m'atteignent pas" -

"Nous voulons offrir aux Français non pas une synthèse entre des chapelles mais une addition de compétences pour les représenter au mieux dans les institutions européennes", a expliqué M. Bellamy.

"Les critiques ne m'atteignent pas. (...) Pour ma part je compte mener une campagne positive, intelligente, une campagne de propositions, en restant ferme sur nos convictions, les valeurs que nous voulons défendre, mais en tentant de parler à l'intelligence des électeurs dans un moment où nous avons plus que jamais besoin de retrouver un dialogue démocratique transparent et apaisé", a-t-il conclu.

"La direction des LR a confié la liste à l'extrême droite. C'est désormais la liste de Sens commun avec M. Bellamy", a tranché le président de l'UDI (centre) Jean-Christophe Lagarde. Le chef de file des écologistes d'EELV aux européennes Yannick Jadot a lui dénoncé un choix "dangereux".

M. Bellamy "n'est pas le meilleur gage de rassemblement", a estimé Sébastien Chenu, porte-parole du Rassemblement national.

Les deux élus à avoir voté contre sont le sénateur Pierre Charon et le maire du 15e arrondissement de Paris Philippe Goujon, selon le parti.

Fervent soutien de Nicolas Sarkozy, M. Charon plaidait pour que Laurent Wauquiez, qui dirige le parti depuis décembre 2017, conduise lui-même la liste pour les européennes, hypothèse rejetée par l'intéressé au nom de son mandat de président de la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Mais même s'il n'est pas lui-même candidat, Laurent Wauquiez "sera comptable des résultats", a souligné mardi l'eurodéputée sortante Rachida Dati, qui a par ailleurs indiqué qu'elle figurerait en position éligible.

LR oscille entre 8% et 13% dans les sondages pour ce scrutin européen du 26 mai, derrière La République en marche et le Rassemblement national.

La liste de quelque 80 noms doit être approuvée par le Conseil national, sorte de parlement du parti, le 16 mars à Villeurbanne (Rhône). Mais avec des sondages en berne, l'attention est particulièrement focalisée sur les dix premières places. Parmi les eurodéputés sortants figurent notamment Michèle Aliot-Marie, Rachida Dati, Geoffroy Didier, Brice Hortefeux et Nadine Morano.

"Nous avons arrêté à l’unanimité le principe du renouvellement à 50% des 20 premiers candidats de notre liste", a dit le député Eric Ciotti.

Partager cet article

Dans la même thématique

Européennes: Bellamy, confirmé comme tête de liste LR, promet de « rassembler largement »
4min

Politique

Réquisitions contre Marine Le Pen : « J'attends avec impatience le jugement, parce qu'on veut savoir comment va se dérouler notre élection présidentielle », déclare Laurent Jacobelli

Quatre ans de prison, dont un ferme aménageable, et cinq ans d'inéligibilité ont été requis mardi contre Marine Le Pen dans le procès en appel dans l’affaire des assistants parlementaires des eurodéputés FN. En revanche, à l’inverse de la condamnation de première instance, aucune exécution provisoire n’a été demandée par le parquet. « Ça prouve que tout ce que l'on disait lors de la première étape du procès était réaliste », estime Laurent Jacobelli, député et porte-parole du RN.

Le

Paris : Suspension of session of Appeal trial of Marine Le Pen
2min

Politique

Procès en appel des assistants FN : le parquet requiert quatre ans de prison, dont un ferme, et cinq ans d’inéligibilité contre Marine Le Pen, mais sans application immédiate

Trois semaines après l’ouverture du procès en appel de Marine Le Pen et de dix autres prévenus dans l’affaire des assistants parlementaires du Front national (devenu Rassemblement national), le parquet a présenté ses réquisitions ce mardi. En première instance, Marine Le Pen avait été condamnée à 4 ans de prison, dont 2 avec sursis, 5 ans d’inéligibilité avec exécution provisoire.

Le

Conference pour la relance economique de la ville de Paris
11min

Politique

« Manipulation », « coups de billard », « roue de secours » : la campagne des municipales se tend à Paris, alors que cinq candidats pourraient se retrouver au second tour

Un sondage, qui ouvre pour la premier fois la voie au maintien de cinq candidats au second tour, avec Sarah Knafo qui atteint les 10 %, pourrait « changer tout » à l’issue du scrutin. La candidate Reconquête devient « un caillou dans la chaussure de Dati », qui ne progresse pas, relève-t-on à gauche, alors que du côté de Pierre-Yves Bournazel, la tension est palpable, un élu Horizon l’accusant de vouloir « faire élire un maire de gauche ». Pour éviter la dispersion, les équipes de Dati et de Grégoire misent sur « le vote utile ».

Le