François-Xavier Bellamy a conclu vendredi sur le terrain sa première immersion dans la politique nationale, une campagne "heureuse" et "joyeuse"...
Européennes: Bellamy, dernier jour d’une campagne « heureuse »
François-Xavier Bellamy a conclu vendredi sur le terrain sa première immersion dans la politique nationale, une campagne "heureuse" et "joyeuse"...
Par Baptiste PACE
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François-Xavier Bellamy a conclu vendredi sur le terrain sa première immersion dans la politique nationale, une campagne "heureuse" et "joyeuse" de la tête de la liste LR qui a réchauffé les coeurs des militants des Républicains
La machine est bien rodée. A l'entrée d'un gymnase de Saint-Cyprien --une pluie fine a empêché la tenue du rassemblement en plein air--, quelques étudiants encartés à l'UNI guettent l'arrivée de Laurent Wauquiez et de François-Xavier Bellamy, dont le cortège accuse un léger retard.
Le candidat arrive et la claque commence. Comme à Marseille, Paris ou Villeurbanne, la jeunesse préposée à cet accueil triomphal tranche avec la moyenne d'âge élevée de l'assistance. Mais l'enthousiasme militant est bien réel autour du jeune professeur de philosophie, inconnu du grand public voici encore quatre mois.
François-Xavier Bellamy, tête de liste des Républicains (LR) pour les européennes, le 22 mai 2019 à Nîmes
AFP
François-Xavier Bellamy, 33 ans, a les traits tirés. La veille au soir, il ferraillait avec les autres têtes de liste lors d'un ultime débat sur BFMTV. Quelques heures de sommeil et la tête de liste, créditée d'environ 13% dans les sondages, repartait au front, dans la matinale de RTL, pour fustiger le "duel" Macron-Le Pen.
L'exercice achevé, M. Bellamy rejoint M. Wauquiez dans un avion pour Perpignan. A l'arrivée, quelque 600 personnes les attendent à Saint-Cyprien, qui patienteront quelques minutes de plus, le temps d'une déclaration à la presse.
"Emmanuel Macron est en train de désigner Marine Le Pen comme étant le porte-voix légitime de tout ceux qui se sentent en colère contre la politique menée par son gouvernement", fustige le candidat, qui promet de faire "mentir les sondages" dimanche.
François-Xavier Bellamy, tête de liste des Républicains (LR) pour les européennes, le 22 mai 2019 à Nîmes
AFP
M. Wauquiez, lui, martèle son "appel aux électeurs de la droite et du centre": dimanche, pas de fatalité Macron ou Le Pen, "vous avez le choix". Et prend une nouvelle fois à témoin les électeurs tentés par le vote RN du "chaos" outre-Manche, ce Brexit impossible.
Le banquet sent la fin de campagne. M. Bellamy ne parle qu'une douzaine de minutes mais délivre un message d'espoir pour la droite française. "Aujourd'hui, cette unité retrouvée, il faut avoir conscience que c'est une étape importante dans la reconstruction de notre famille politique". Laurent Wauquiez applaudit des deux mains.
Désigné fin janvier dans un scepticisme généralisé, M. Bellamy "les a retournés un à un chez Les Républicains", s'amuse un proche du patron du parti. Dans les sondages, à trois jours du dénouement, LR reste cependant distancé par le Rassemblement national et La République en marche.
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Mais les salles sont pleines, l'appareil militant traumatisé par la présidentielle de François Fillon s'est réveillé et la campagne prend des allures de thérapie. "Aucune campagne n'a mobilisé autant que la nôtre", assure le candidat.
"Nous n'en pouvons plus des élections tristes ! Nous n'en pouvons plus des élections par défaut, qu'on nous dise qu'il faut voter contre Emmanuel Macron, contre Marine Le Pen. Nous, nous voulons voter pour ! Pour la France que nous aimons", lance M. Bellamy, vivement applaudi.
Place à Laurent Wauquiez pour un discours lui aussi relativement bref. Quelques passages dans les allées et le cortège repart, Laurent Wauquiez pour Lyon, François-Xavier Bellamy pour Paris où il a tenu en soirée une ultime réunion de campagne, près des Invalides. Métro Saint-François-Xavier.
Lors d'un ultime discours de vingt-cinq minutes, le candidat cite Saint-Exupéry, Aristote, Péguy, Périclès. Promet de nouveau "une belle surprise" dimanche et prend date pour l'avenir: "Ce soir, ce n'est pas une fin de campagne. C'est le début d'une grande aventure collective. C'est le début d'un rendez-vous qui devra durer au cours des semaines et des années qui viendront".
Dimanche, il votera à Versailles où il est adjoint au maire depuis 2008. Puis direction le siège de LR pour la soirée électorale.
La semaine prochaine sera en partie consacrée aux tractations pour les nouveaux eurodéputés LR. Mais aussi, M. Bellamy reprendra ses cours. "Ca va être marrant de retrouver mes élèves, sourit-il.
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