Européennes: la tête de liste RN se rend en Guyane, Martinique et Guadeloupe
Jordan Bardella, tête de liste du Rassemblement national aux Européennes, se rend à partir de mardi en Guyane, Martinique et...

Européennes: la tête de liste RN se rend en Guyane, Martinique et Guadeloupe

Jordan Bardella, tête de liste du Rassemblement national aux Européennes, se rend à partir de mardi en Guyane, Martinique et...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Jordan Bardella, tête de liste du Rassemblement national aux Européennes, se rend à partir de mardi en Guyane, Martinique et Guadeloupe, pour "que les outre-mer ne soient pas laissés de côté", a-t-il annoncé lundi lors d'une conférence de presse.

La liste du Rassemblement national, qui sera dévoilée intégralement "fin mars ou début avril", contiendra au moins cinq personnes issues ou liées aux outre-mer, dont trois en position éligible", a précisé la présidente du parti, Marine Le Pen, présente à la conférence de presse.

Mme Le Pen ne se rendra pas elle-même sur place, "parce qu'il est important que notre tête de liste connaisse les outre-mer", où il n'est jamais allé, a-t-elle expliqué, espérant cependant "faire une tournée à Mayotte et à La Réunion".

Jordan Bardella ira parler défense de l'agriculture, problèmes d'immigration clandestine, pollution au chlordécone et invasion des algues brunes sargasses.

Voulant "faire entendre nos compatriotes ultramarins trop longtemps ignorés", Jordan Bardella a dénoncé "l'absence totale de considération et d'attention" de l'Union européenne pour les outre-mer.

Dans son programme pour une "Alliance des nations européennes", le RN propose notamment que chaque territoire ultramarin puisse "s'associer" directement, après consultation des populations locales, aux institutions européennes.

Il prévoit aussi d'appliquer une "exception +agriculturelle+" afin que "l'agriculture sorte des traités de libre-échange", de sanctuariser les aides de la PAC pour les outre-mer, de réinstaurer les quotas sucriers, de sécuriser les zones économiques exclusives (ZEE), d'arrêter les aides européennes internationales pour les produits qui concurrencent des produits locaux, ou encore de déployer les moyens de l'agence européenne de garde-frontières Frontex "en complément de l'action de l'État et à sa demande".

"J'ai un programme qui ne conçoit pas l'outre-mer comme une charge", a insisté Marine Le Pen, et "je suis aussi la seule qui expose que l'immigration n'est pas une fatalité".

Outre la Guadeloupéenne Christiane Delannay-Clara, conseillère municipale de Saint-François, déjà présentée en janvier, un autre candidat lié aux outre-mer, André Rougé, 57 ans, a été officiellement intronisé.

"L'outre-mer est entré dans mon cœur", a expliqué ce "consultant en entreprises" longtemps proche de Jacques Chirac et Alain Juppé, qui a été notamment chargé de campagne outre-mer de Jacques Chirac pendant la présidentielle de 1995 et conseiller des ministres des Outre-mer Dominique Perben et Jean-Jacques de Peretti.

Rallié à Marine Le Pen "après l'électrochoc du 13 novembre 2015", il estime qu'au fil du temps "les convictions de certains de mes mentors et compagnons se sont délités", et que Nicolas Sarkozy, François Hollande et Emmanuel Macron n'ont "plus de visions pour l'outre-mer".

Au premier tour de la présidentielle de 2017, Marine Le Pen n'est arrivée en tête dans aucun des territoires ultramarins, mais s'est placée en deuxième position dans la majorité d'entre eux, totalisant le plus grand nombre de voix sur l'ensemble des outre-mer. Elle a obtenu notamment 24% des voix en Guyane. Aux Antilles, elle a réalisé une hausse historique de 8 points en Guadeloupe (13,51% des voix), et de 6 points en Martinique (11%). Au second tour, elle a obtenu 35,11% des voix en Guyane, 24,87% en Guadeloupe, 22,45% en Martinique.

Lors des Européennes de 2014, le FN avait obtenu 14% des voix en Guyane, 8,6% en Guadeloupe et 4,4% en Martinique.

Partager cet article

Dans la même thématique

PARIS. Marine Le Pen prostest in front of French senat
8min

Politique

Sénatoriales 2026 : le RN veut « tripler » son nombre de sénateurs et rêve de créer un groupe

Le RN se prépare dès maintenant pour les sénatoriales de septembre 2026. « Nous avons la volonté de doubler voire de tripler notre nombre de sénateurs », annonce à publicsenat.fr Ludovic Pajot, nommé directeur de campagne, soit frôler les dix sénateurs, permettant de créer un groupe. Mais avant cela, le parti devra réussir les municipales. Il entend, cette fois, éviter les « brebis galeuses ». Il cherche des candidats présentables, capables de « gérer une ville ».

Le

Européennes: la tête de liste RN se rend en Guyane, Martinique et Guadeloupe
3min

Politique

« Je ne souhaite pas participer aux ravages sociaux et écologiques en cours » assume cet étudiant qui a bifurqué 

En 2022, Théophile Duchateau, élève dans l’école d’ingénieur Agro ParisTech, fait partie du groupe de « bifurqueurs », surnommés ainsi après avoir annoncé publiquement lors de la remise de leur diplôme qu’ils préféraient renoncer à une carrière toute tracée dans un grand groupe. Théophile Duchateau, ancien élève ingénieur d’Agro ParisTech partage aujourd’hui sa vie entre son métier dans l’agroforesterie et l’engagement dans une ferme collective. Au micro de Quentin Calmet et face aux sénateurs, il assume une nouvelle forme de « travail » dans l’émission Dialogue citoyen.

Le

Européennes: la tête de liste RN se rend en Guyane, Martinique et Guadeloupe
4min

Politique

« L’IA, j’y crois beaucoup » : le préfet de police de Paris défend son utilisation pour la surveillance vidéo des rodéos urbains et des manifestations

Auditionné au Sénat sur la sécurité de l’espace public, le préfet de police de Paris Patrice Faure a défendu le recours à la surveillance vidéo algorithmique pour détecter certains délits et encadrer les manifestations. « Donnez-nous le cadre législatif pour utiliser les moyens technologiques qui existent », a-t-il exhorté devant les sénateurs.

Le