Européennes: le RN va lancer à son tour un emprunt auprès des Français
Après la France insoumise, le Rassemblement national va lancer à son tour un emprunt auprès des Français pour financer sa...

Européennes: le RN va lancer à son tour un emprunt auprès des Français

Après la France insoumise, le Rassemblement national va lancer à son tour un emprunt auprès des Français pour financer sa...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Après la France insoumise, le Rassemblement national va lancer à son tour un emprunt auprès des Français pour financer sa campagne des élections européennes, a annoncé mardi sa présidente Marine Le Pen.

"Nous n'avons pas d'autre possibilité que d'aller demander aux Français de nous prêter pour un an les moyens de faire cette campagne", a déclaré sur LCI la cheffe du RN.

"C'est à eux (les Français, ndlr) que revient, et c'est terrible parce que ça ne devrait pas être le cas (…), la mission de sauver le fonctionnement démocratique de notre pays", a ajouté la finaliste de la présidentielle en 2017.

La députée du Pas-de-Calais a critiqué les banques qui refusent de prêter de l'argent aux "partis politiques d'opposition" et "ont droit de vie ou de mort sur les listes électorales".

La France insoumise a lancé dimanche une "campagne d'emprunt populaire" auprès des Français, qui pourront verser au minimum 400 euros, pour financer la campagne du parti pour le scrutin du 26 mai.

Le RN soutient le projet, lancé par le chef du MoDem François Bayrou mais abandonné par le gouvernement, d'une "banque de la démocratie", qui devait être un établissement public permettant de s'affranchir des financements des banques privées pour les prêts aux partis et candidats.

Pour la présidentielle de 2017, le FN (devenu RN) n'avait pas non plus obtenu de prêt bancaire et avait contracté deux prêts auprès de Cotelec, le microparti du père de Marine Le Pen, Jean-Marie Le Pen. Pour les législatives, l'ancienne candidate à la présidentielle avait lancé un "emprunt patriotique".

Pour les Européennes, Jean-Marie Le Pen a indiqué début février que Cotelec ne pourrait pas prêter d'argent au RN qui, "pour l'instant, n'est pas en mesure de nous payer".

Partager cet article

Dans la même thématique

Européennes: le RN va lancer à son tour un emprunt auprès des Français
5min

Politique

Elections provinciales en Nouvelle-Calédonie : Naïma Moutchou propose l’entrée de 1 500 à 1800 personnes dans le corps électoral en tant que conjoints de natifs 

Alors que se tiendra le 28 juin, les élections provinciales en Nouvelle-Calédonie, le gouvernement s’appuie sur une proposition de loi du Sénat pour parvenir à un consensus sur l’élargissement du corps électoral aux natifs de l’Archipel. Mais l’exécutif compte aller plus loin en y intégrant également leurs conjoints. Auditionnée mercredi par la commission des lois du Sénat, la ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou s’est vu opposer une fin de recevoir par les élus. 

Le

Paris: Examens projets de loi Senat
8min

Politique

Gérald Darmanin recule sur le plaider-coupable : « Un mauvais service rendu aux victimes », dénonce la rapporteure du texte au Sénat

Le garde des Sceaux, Gérald Darmanin a, largement, revu à la baisse la portée du dispositif de plaider-coupable, la réforme phare et controversée de son projet de loi sur la justice criminelle, adopté au Sénat le mois dernier. Face à la pression des avocats, le ministre propose désormais d’exclure du dispositif tous les crimes sexuels et l’ensemble des crimes passibles de la cour d’assises. « Certains se servent des victimes contre l’intérêt », dénonce Dominique Vérien, présidente de la délégation aux droits des femmes du Sénat et co-rapporteure du texte.

Le

Hearing of French billionaire and majority shareholder of the Canal+ media group Vincent Bollore at National Assembly
7min

Politique

L’offensive de Vincent Bolloré sur le septième art

À la veille de l’ouverture du Festival de Cannes, une tribune signée par près de 600 professionnels du cinéma dénonce l’extension de l’influence de Vincent Bolloré dans le septième art. L’entrée de Canal+ au capital d’UGC ravive les craintes autour de la concentration des médias et d’une possible emprise idéologique sur la création culturelle française.

Le