Européennes: Macron et LREM « pas sérieux » sur l’écologie, selon Jadot (EELV)
Yannick Jadot, tête de liste EELV pour les européennes, a jugé jeudi "pas sérieux" le positionnement de la liste LREM et d...

Européennes: Macron et LREM « pas sérieux » sur l’écologie, selon Jadot (EELV)

Yannick Jadot, tête de liste EELV pour les européennes, a jugé jeudi "pas sérieux" le positionnement de la liste LREM et d...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Yannick Jadot, tête de liste EELV pour les européennes, a jugé jeudi "pas sérieux" le positionnement de la liste LREM et d'Emmanuel Macron sur l'écologie, entre "promesses" pour ce scrutin et oublis du sujet "en permanence" lors des "conférences de presse" du chef de l'Etat.

La liste macroniste conduite par Nathalie Loiseau et diffusée mercredi place la transition écologique en première position de ses propositions, en particulier investir "au moins 1.000 milliards dans la transition écologique" et créer une Banque du climat pour orienter l'épargne européenne vers la croissance verte.

Interrogé sur France Bleu Nord pour savoir si la liste EELV pouvait dire mieux, M. Jadot a estimé qu'"il ne s'agit pas d'une compétition de promesses".

"Ce qui est toujours un peu désagréable avec le président Macron et la majorité quand il s'agit d'écologie, c'est que, quand il s'agit d'agir, dans ses conférences de presse, il oublie en permanence l'écologie, mais dès qu'il s'agit de faire campagne, de promettre, là, il veut en mettre plein les murs", a-t-il accusé.

"C'est pas sérieux (...), c'est pas responsable et c'est même coupable alors que l'urgence écologique est aussi importante, que le potentiel de relocalisation de l'économie, de création d'emplois de qualité, sur nos territoires, est aussi immense", a-t-il ajouté.

"Les promesses de Macron (...) c'est de la supercherie ! Ils se réclament de l'écologie mais font exactement l'inverse", a aussi jugé jeudi soir le candidat aux européennes et maire de Grande-Synthe Damien Carême, lors d'un point presse en marge d'un meeting à Lille. "Pourquoi sortir du glyphosate en 2022 alors qu'on pourrait prendre une décision nationale tout de suite ? Pourquoi supprimer des trains de fret et remettre 25.000 camions sur les routes alors qu'on souffre de la pollution ?" a-t-il demandé, estimant faire partie de la "seule liste vraiment cohérente".

"Les programmes, notamment celui de LREM, (...) c'est une espèce de copier-coller un peu aérien et sans précisions de ce que nous on propose. Mais notre écologie, elle veut mettre fin au système consumériste, productiviste, quand les autres restent dans un débat politique qui est celui de l'ancien système. Ils font de l'écologie un argument de vente" comme "les grandes entreprises qui polluent et font du greenwashing", a aussi tancé la candidate Marie Toussaint.

"On ne peut pas diluer l'écologie dans le modèle en place à l'heure actuelle et ils sont en train de diluer l'écologie, d'y mettre une touche verte, un camaïeu de vert" alors que "nous voulons mettre l'écologie au centre", a conclu la députée européenne Michèle Rivasi, numéro deux de la liste EELV.

Partager cet article

Dans la même thématique

Européennes: Macron et LREM « pas sérieux » sur l’écologie, selon Jadot (EELV)
3min

Politique

Projet de loi d’urgence agricole : « Je sais les attentes du monde agricole et nous y répondons utilement », assure la ministre

Alors que le monde agricole s’impatiente quant au projet de loi d’urgence promis par le Premier ministre, la ministre de l’Agriculture assure que le texte sera présenté d’ici les élections municipales de mars. « Le temps du Salon de l'agriculture est précieux pour recueillir les avis des uns et des autres », a-t-elle défendu.

Le

Européennes: Macron et LREM « pas sérieux » sur l’écologie, selon Jadot (EELV)
4min

Politique

ArcelorMittal : « C’est un enjeu de souveraineté nationale qui doit dépasser les clivages partisans », alerte Sophie Binet

Adoptée de justesse à l’Assemblée nationale, une proposition de loi visant à nationaliser les actifs stratégiques d’ArcelorMittal en France est examinée ce mercredi 25 février au Sénat, où elle devrait être rejetée. Inscrite dans la niche parlementaire des communiste, le texte relance un débat politique majeur sur la souveraineté industrielle, l’avenir de la sidérurgie française et le rôle de l’État face aux restructurations du groupe.

Le