Européennes: visite surprise de Macron à ses candidats pour sonner la « mobilisation »
Emmanuel Macron a rendu mardi soir une visite surprise aux colistiers de la majorité présidentielle aux élections européennes, à...

Européennes: visite surprise de Macron à ses candidats pour sonner la « mobilisation »

Emmanuel Macron a rendu mardi soir une visite surprise aux colistiers de la majorité présidentielle aux élections européennes, à...
Public Sénat

Temps de lecture :

4 min

Publié le

Mis à jour le

Emmanuel Macron a rendu mardi soir une visite surprise aux colistiers de la majorité présidentielle aux élections européennes, à la peine dans les sondages, pour sonner la "mobilisation" et "leur apporter son soutien", a indiqué à l'AFP l'entourage du chef de l'Etat.

Emmanuel Macron a rejoint les 30 colistiers dont la tête de liste de La République en Marche, Nathalie Loiseau, et son N.2 Pascal Canfin, le ministre de la Culture Franck Riester, ou encore les chefs du Modem François Bayrou et du Mouvement radical Laurent Henart au restaurant "Monsieur Bleu" du palais de Tokyo, qui donne sur la Tour Eiffel.

Si le chef de l'Etat, qui souhaite s'investir dans la campagne, selon une source gouvernementale, est resté invisible, il "a souhaité passer un message de mobilisation et d’encouragement pour les trois dernières semaines avant l’échéance électorale", a fait valoir son entourage.

Répétant le leitmotiv de la campagne de la majorité présidentielle, il a également voulu lancer "un message sur le fait que l’avenir de l’Europe se joue lors de ces élections: c’est un choix entre ceux qui veulent rebâtir l’Europe et ceux qui veulent la diviser", a encore souligné cette source.

"On n'a jamais eu autant besoin de l'Europe et l'Europe n'a jamais été autant en danger", a aussi souligné Stanislas Guérini à sa sortie du restaurant. "La mobilisation est maximum", a-t-il assuré.

"Emmanuel Macron, c'est le leader de l'Europe. Il nous a parlé des enjeux européens ce soir. Ca nous a fait tous très plaisir. C'était un moment de joie, de mobilisation bien sûr et je crois que ça a fait plaisir à l'ensemble des colistiers qui étaient là... La campagne continue", a déclaré Nathalie Loiseau à la presse à sa sortie.

- "On était déjà boostés à 300%"-

Egalement présent, le chef du Modem François Bayrou, interrogé sur les sondages, a estimé qu'ils étaient "de peu d'importance. C'est à la fin qu'on les voit", a-t-il assuré.

Selon lui, "dans l'ensemble des pays européens le président de la République française est le seul à porter une vision vitale de l'existence de l'Europe et de sa force" face à "des leaders anti-européens, puissants, soutenus par des puissances extérieures".

"On était déjà boostés à 300%, donc on continue. La suite c'est véritablement le 9 mai, le programme" qui sera rendu public, a ajouté Marie-Pierre Vedrenne.

Le gouvernement s'est lancé lundi dans la campagne pour soutenir la liste LREM, devancée ces derniers jours par le Rassemblement national dans plusieurs sondages.

Car "si LREM fait un mauvais score aux européennes, la dynamique politique (du quinquennat) sera plus malaisée à mettre en œuvre. Et le poids de la France au sein de l'UE ne sera pas le même selon le score de la majorité. Que ce soit sur le plan intérieur ou extérieur, ces élections sont très importantes", a reconnu auprès de l'AFP une source gouvernementale.

Selon un dernier sondage OpinionWay/Tilder, le Rassemblement national (24%, stable) est en tête des intentions de vote pour les européennes, mais La République en Marche (22%, +1) est en légère progression.

Selon Elabe pour BFMTV en revanche, LREM et le RN sont au coude-à-coude avec chacun 22% d'intentions de vote. En troisième position, la liste Les Républicains est également créditée de 14% dans ces deux enquêtes.

Lundi, le gouvernement avait débarqué en force, le Premier ministre Edouard Philippe en tête, lors d'un meeting à Caen, devant quelque 500 partisans.

L'opposition elle, s'appuie sur les sondages et les déboires récents de Nathalie Loiseau pour railler une campagne qui "bat de l'aile", selon la tête de liste RN Jordan Bardella, ou qui ressemble "dans sa dernière ligne droite à la Bérézina ou la déroute", a affirmé mardi le chef de file des députés LR Christian Jacob.

Partager cet article

Dans la même thématique

Illustrations – SUPERMARCHE – CARREFOUR EXPRESS
7min

Politique

Des produits sains vendus sans marge en grande surface : Que contient la proposition de loi de la sénatrice écologiste Antoinette Guhl ?

Face à la hausse du carburant et de l’inflation, les Français font des économies. Mais « la seule variable d’ajustement est aujourd’hui l’alimentation », alerte la directrice de Famille Rurale, Nadia Ziane. Pour lutter contre la précarité alimentaire, la sénatrice écologiste Antoinette Guhl propose une loi visant à garantir l’accès de denrées alimentaires saines à prix coutant, soit sans marge des distributeurs.

Le

Paris : French far-right Rassemblement National (RN) parliamentary session
3min

Politique

Sondage : Marine Le Pen creuse l'écart et s'installe en grande favorite à quelques mois de la présidentielle

Selon le dernier baromètre Odoxa-Backbone et Public Sénat, la candidate du Rassemblement national recueille 37 % des intentions de vote au premier tour, soit près de deux fois plus que ses deux poursuivants, Jean-Luc Mélenchon et Édouard Philippe. Au second tour, elle l’emporterait largement face au leader insoumis (68 %) et plus modestement face à Édouard Philippe (53 %).

Le

Européennes: visite surprise de Macron à ses candidats pour sonner la « mobilisation »
5min

Politique

« J’ai bien peur du cauchemar » : Sébastien Lecornu pointe le contre-budget du RN et dénonce l’effort de « 18,4 milliards d’euros en 2031 » demandé aux collectivités

« Ces deux mandats macronistes nous lèguent 1300 milliards d’euros de dette supplémentaire », soit « plus de 400 millions d’euros par jour », a dénoncé la nouvelle présidente du groupe RN/UDR du Sénat, Edwige Diaz. Le premier ministre a pointé en retour l’effort demandé aux collectivités par le Rassemblement national. La sénatrice RN a démenti les chiffres, pourtant bien inscrits dans le contre-budget du RN.

Le