Fabienne Keller quitte LR : « Les discours populistes nous conduisent à faire un choix »
La sénatrice du Bas-Rhin réagit sur PublicSenat.fr après son départ des Républicains, et s'exprime sur son avenir. « Ce qui était l’idée de l’UMP, fédérer les centristes et les humanistes, n’est plus au cœur de LR », selon elle.

Fabienne Keller quitte LR : « Les discours populistes nous conduisent à faire un choix »

La sénatrice du Bas-Rhin réagit sur PublicSenat.fr après son départ des Républicains, et s'exprime sur son avenir. « Ce qui était l’idée de l’UMP, fédérer les centristes et les humanistes, n’est plus au cœur de LR », selon elle.
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C’est un départ de LR conjoint de deux élus bas-rhinois, celui de la sénatrice Fabienne Keller et du député Antoine Herth, qui a été rendu officiel ce vendredi en fin de matinée. Nous avons interrogé Fabienne Keller.

Est-ce que les propos tenus par Laurent Wauquiez à l’EM Lyon ont été en quelque sorte la goutte d’eau qui a fait déborder le vase ?

Fabienne Keller : « J’ai fait le choix d’être cofondatrice d’Agir. J’ai la volonté d’être dans l’action et de porter des idées fortes sur l’Europe, le développement des territoires, sur les réformes nécessaires pour la France, dans un esprit humaniste qui nous caractérise. C’était un premier élément à la fin de l’année. »

« Et puis là, c’est vrai que l’élection de Laurent Wauquiez, les discours populistes tenus à cette occasion, et puis maintenant des propos très durs, très cyniques, nous conduisent à faire un choix. Nous prenons acte avec Antoine Herth. Ce qui était l’idée de l’UMP, fédérer les centristes et les humanistes, n’est plus au cœur des Républicains. »

Au Sénat, allez-vous maintenant siéger dans le groupe « Les Indépendants - République et Territoires », qui regroupe d’autres membres d’Agir ?

F. K. : « Je serai rattachée au groupe LR. C’est un groupe qui accueille des personnes qui ne sont pas toutes chez les Républicains. Il y a pas mal de gens avec qui j’échange souvent sur l’évolution du mouvement Les Républicains, sur nos convictions. Je souhaite rester avec elles. Au Sénat, il n’y a pas une identification complète entre les partis et les groupes. »

Est-ce que d’autres parlementaires pourraient suivre le même chemin que vous dans les jours à venir ?

F. K. : « Je ne sais pas. Il y a surtout un mouvement de fond. J’ai reçu beaucoup de messages de soutien des élus locaux qui adhèrent à cette démarche. Il y a un bon esprit, une volonté d’être dans l’action, la proposition. »

Un autre mouvement, « Libres ! », dirigé par Valérie Pécresse est lui aussi en train de se développer. Va-t-il y avoir des ponts entre votre parti et le sien ?

F. K. : « On échange pas mal avec Maël de Calan, avec Valérie Pécresse elle-même. Ce sont des personnes qui sont proches de nous, qui ne sont pas satisfaites du positionnement actuel de LR. Avec les autres cofondateurs d’Agir, nous avons fait ce choix de créer une autre formation politique, pour partir sur de nouvelles bases. »

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