Ferrand (LREM) plaide pour une « loi Macron » des territoires
Le président de l'Assemblée nationale (LREM) Richard Ferrand plaide à la sortie du grand débat pour une "loi Macron" des...

Ferrand (LREM) plaide pour une « loi Macron » des territoires

Le président de l'Assemblée nationale (LREM) Richard Ferrand plaide à la sortie du grand débat pour une "loi Macron" des...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Le président de l'Assemblée nationale (LREM) Richard Ferrand plaide à la sortie du grand débat pour une "loi Macron" des territoires afin de "déverrouiller et lever les freins", estimant qu'il faut redonner aux préfets "une vraie dimension de responsables territoriaux", dans Les Echos mardi.

"Il faut d'un côté un Etat fort localement sans avoir besoin de tout faire remonter à Paris et, en même temps, donner aux collectivités toutes les libertés de s'organiser", avance dans cet entretien M. Ferrand, alors que l'Assemblée entame mardi des débats sur le grand débat.

"Il faudrait faire une +loi Macron+ des territoires, c'est-à-dire déverrouiller et lever les freins", poursuit-il en référence à la loi Macron sur la croissance sous le précédent quinquennat, ajoutant que "bien évidemment, ces décisions locales très importantes doivent être prises en consultant à chaque fois les populations".

L'élu du Finistère a ensuite précisé sur BFMTV/RMC qu'il s'agissait notamment de "retrouver un Etat efficace en proximité", en renforçant "la capacité à répondre" des préfets et sous-préfets aux préoccupations des Français liées par exemple à des réductions d'effectifs dans des écoles ou des problèmes de personnel dans les Ehpad.

Dans l'interview aux Echos, M. Ferrand se prononce pour redonner "une vraie dimension de responsables territoriaux" à ces représentants de l'Etat.

Pour les collectivités, le président de l'Assemblée estime qu'il faut "plus de libertés locales". "Si des communes veulent s'associer, elles doivent pouvoir le faire sans contrainte ni limite. Si des départements veulent fusionner avec leur région, il faut qu'ils puissent le faire", ajoute-t-il, évoquant l'idée d'une "France à la carte" avec une carte de l'organisation administrative "dessinée par les collectivités elles-mêmes".

Interrogé sur d'autres sujets qui ont émergé dans le grand débat, comme l'idée d'un retour du conseiller territorial, relancée ces derniers jours par l'exécutif, M. Ferrand juge prématuré d'y répondre. "Il faut d'abord s'occuper des territoires, c'est l'urgence. La question de l'échelon de décision viendra après", estime-t-il.

Quant à la réindexation des retraites sur l'inflation, qui fait partie des demandes de "gilets jaunes" et de participants au grand débat, il se dit "favorable au principe d'une indexation modulée en fonction des revenus", donc "jusqu'à un certain niveau".

Partager cet article

Dans la même thématique

Déclaration de politique générale et avenir de la Nouvelle Calédonie en séance au Sénat ce 15 octobre
8min

Politique

« Ça fait 135 ans qu’on résiste ! » : pour les sénatoriales, le groupe RDSE vise « la stabilité, voire gagner un petit peu »

Plus vieux groupe de l’histoire du Parlement, le RDSE voit la moitié de ses 16 sièges remis en jeu lors du scrutin de septembre. Mais sa présidente, la sénatrice PRG Maryse Carrère, est confiante. Fort de « ce poids de l’histoire », le groupe, qui mêle radicaux de gauche et de droite, espère la stabilité voire quelques bonnes surprises.

Le

Marseille: Ilustration of a lawyer and judge
5min

Politique

Affaire Lyhanna : face aux critiques des politiques, avocats et magistrats élargissent la thématique de la journée « Justice morte » au manque de moyens

Le pré-rapport de l'inspection générale de la justice et de la gendarmerie sur les failles dans une enquête pour viols visant Jérôme Barella, le principal suspect du meurtre de la jeune Lyhanna, a conduit à une première sanction visant une magistrate d'Auch. Alors que se prépare « une journée Justice morte » lundi 29 juin, le président du Sénat, Gérard Larcher, s'est dit « choqué » par une « réponse » de l'institution judiciaire qu'il juge « corporatiste ». Cette journée n'avait pourtant, à l'origine, rien à voir avec l'affaire Lyhanna.

Le

Info Public Sénat. Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat
5min

Politique

[Info Public Sénat] Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat

Selon nos informations, le gouvernement va retirer le projet de loi « État local » de l’ordre du jour du Sénat. Ces dernières heures, plusieurs groupes du Sénat et les élus locaux, dont l’influente association des maires de France (AMF), dénonçaient les dispositions recentralisatrices de ce texte. Par ricochet, le gouvernement avance l’examen du projet de loi logement.

Le

Elections Municipales depouillement bureau de vote a Nice
8min

Politique

Explosion des micro-partis, formations dans le rouge, aides publiques et surprises… Ce que révèle le rapport de la commission des comptes de campagne

Le rapport 2025 de la CNCCFP, qui porte sur l’année 2024, montre une inflation du nombre de partis, avec 635 mouvements recensés, en vue des municipales et de la présidentielle. Le total des aides publiques s’élève à 66 millions d’euros cette année-là. Le niveau de richesse d’un parti à l’autre varie, avec quelques surprises…

Le