Financement de l’ALDE: LREM dénonce une « pratique incompatible » avec la démocratie
La République en marche a pris ses distances avec le parti centriste européen ALDE, dont le financement par des grands groupes a...

Financement de l’ALDE: LREM dénonce une « pratique incompatible » avec la démocratie

La République en marche a pris ses distances avec le parti centriste européen ALDE, dont le financement par des grands groupes a...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

La République en marche a pris ses distances avec le parti centriste européen ALDE, dont le financement par des grands groupes a été exposé dans la presse, en dénonçant mardi une "pratique incompatible avec une vie démocratique irréprochable".

Le Monde et France 2 ont mis en lumière que le parti de l'Alliance des libéraux et démocrates européens avait reçu 425.000 euros depuis 2014 de la part de grandes entreprises (Google, Microsoft, Bayer...), pour organiser ses congrès annuels. Une pratique illégale en France, mais autorisée au niveau européen.

Le parti ALDE forme, avec le Parti démocrate européen (PDE), le groupe ALDE au Parlement européen, sur lequel La République en marche compte s'appuyer pour composer un nouveau groupe après les prochaines élections du 26 mai.

"Aucun de nos députés européens ne siègera lors de la prochaine mandature dans un groupe politique ou dans une formation politique européenne qui tolère de tels financements", a indiqué dans un communiqué Stéphane Séjourné, directeur de campagne pour les européennes.

"Cette pratique est incompatible avec une vie démocratique irréprochable et nous ferons tout pour que la législation soit modifiée pour l’ensemble des formations politiques européennes", a insisté l'ancien conseiller d'Emmanuel Macron.

LREM a également promis de porter au Parlement européen "une réforme sur la moralisation du financement de la vie politique européenne". "Ce projet est en préparation depuis plusieurs mois et sera présenté avec le programme de la liste", a affirmé le parti présidentiel.

Mardi en fin d'après-midi, l'ALDE a annoncé que "pour faire cesser toute confusion, le bureau du parti a décidé de cesser tout partenariat avec des entreprises".

Interrogé par l'AFP, le directeur de la communication de l'ALDE Didrik de Schaetzen avait plus tôt souligné qu'il s'agissait d'une "pratique très courante" et "légale" au niveau européen, qui "ne correspond qu'à 4% du financement total" du parti.

"Mais c'est une discussion que l'on a toujours eue au sein du parti", portée notamment par les eurodéputés de France et de Belgique où un tel financement serait illégal, a mis en exergue M. de Schaetzen.

Selon ce même cadre, l'ALDE s'est imposée trois règles: que la participation de ces groupes se limite aux frais de congrès; la transparence sur les sommes reçues; "et que l'on refuse si on a le sentiment que la participation se fait pour vouloir influencer un vote".

Partager cet article

Dans la même thématique

6min

Politique

Municipales 2026 : les prisons privées du vote par correspondance

Conformément à la loi promulguée en juillet 2025, les détenus ne pourront plus voter par correspondance aux scrutins locaux, dans le souci d’éviter toute distorsion électorale. Au mois de mars, les municipales seront les premières élections concernées par ce changement.

Le

image prétexte écran ordinateur
5min

Politique

 « Où va ma France ? » : Guillaume Gontard, président du groupe écologiste au Sénat, juge l’initiative « totalement scandaleuse et illégale ».

La députée écologiste Sabrina Sebaihi a dénoncé, lundi 5 janvier sur le réseau social X, le site « Où va ma France ? », qu’elle accuse de constituer un « fichage dangereux ». La plateforme cartographiant mosquées, quartiers dits « sensibles » et hébergements pour migrants, fait désormais l’objet de plusieurs saisines judiciaires.

Le

Le Senat, Paris.
5min

Politique

Fin de vie : « Un référendum sur le texte inopérant du Sénat, n’aurait pas de sens », considère Olivier Falorni

Cette semaine, la commission des affaires sociales du Sénat a restreint la portée de la proposition de loi établissant « un droit à l’aide à mourir », le remplaçant par une « assistance médicale à mourir ». L’auteur de la proposition de loi, le député Olivier Falorni, juge la version du Sénat « inopérante » et espère « un dernier mot » de l’Assemblée avant l’été. Le chef de l’Etat a rappelé qu’il était prêt à aller au référendum si la navette parlementaire était interrompue.

Le