Ford pourrait ne plus « être retenu » dans les marchés publics selon Griveaux
Ford, qui a refusé un plan de reprise de son usine de Blanquefort (Gironde), pourrait ne plus "être retenu" dans les marchés...

Ford pourrait ne plus « être retenu » dans les marchés publics selon Griveaux

Ford, qui a refusé un plan de reprise de son usine de Blanquefort (Gironde), pourrait ne plus "être retenu" dans les marchés...
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Ford, qui a refusé un plan de reprise de son usine de Blanquefort (Gironde), pourrait ne plus "être retenu" dans les marchés publics car le constructeur américain "ne joue pas le jeu", a déclaré jeudi le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux.

"Je crois savoir que Ford soumissionne à des marchés publics, puisqu'il y a des voitures de la police nationale de marque Ford", a mis en avant M. Griveaux sur France 2.

"Si une entreprise ne joue pas le jeu, plante des sites, ne respecte pas des salariés et ne respecte pas le travail qui a été fait en partenariat avec l'Etat, on a aussi les moyens de faire en sorte que (c)es entreprises ne puissent pas être retenues, tout en respectant le code des marchés publics", a-t-il poursuivi.

"Il y a un peu de patriotisme à avoir", a insisté le porte-parole du gouvernement, en appelant à "trouver une solution, qu'elle soit temporaire ou pas, qui permette de maintenir l'activité sur le site de Blanquefort".

"Mieux vaut tard que jamais, mais on sait que ça ne suffira pas", a déclaré à l'AFP Philippe Poutou, délégué CGT du site de Blanquefort. "Au delà des menaces, il faudra bien à un moment donné, prendre une décision autoritaire. Il faudra reprendre à Ford son usine pour un euro symbolique, compte tenu de tout l'argent public, environ 50 millions d'euros, que Ford a reçu sans respecter les engagements de maintien de l'emploi qu'il avait pris en 2013", a encore fait valoir l'ex-candidat (NPA) à la présidentielle.

Ford a rejeté la semaine dernière une offre de reprise, soutenue par le gouvernement, du site de Blanquefort par le groupe franco-belge Punch Powerglide.

Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire avait alors dénoncé une "trahison" et demandé à l'Américain de revoir sa décision qui concerne 850 salariés.

Le président Emmanuel Macron avait par la suite qualifié d'"hostile et inacceptable" la décision de Ford de fermer cette usine.

Le projet de reprise de la société franco-belge Punch devait préserver 400 emplois. Le groupe américain a estimé qu'un plan social était préférable à un projet de reprise qu'il juge fragile depuis le départ.

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