François Baroin renonce définitivement à la présidentielle : « Tout ça pour ça… »
Il n’y avait guère de doute, mais cette fois, c’est vraiment « non ». François Baroin ne sera pas candidat à la primaire de la droite ou à la présidentielle. « Déjà, il y a 5 ans, il avait dit non » pour prendre le relais de François Fillon, rappelle le sénateur LR Jérôme Bascher, qui voit en lui un côté « Jacques Delors ».

François Baroin renonce définitivement à la présidentielle : « Tout ça pour ça… »

Il n’y avait guère de doute, mais cette fois, c’est vraiment « non ». François Baroin ne sera pas candidat à la primaire de la droite ou à la présidentielle. « Déjà, il y a 5 ans, il avait dit non » pour prendre le relais de François Fillon, rappelle le sénateur LR Jérôme Bascher, qui voit en lui un côté « Jacques Delors ».
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Les meilleures histoires ne sont-elles pas les plus courtes ? Celle-ci avait sûrement trop duré. François Baroin ne sera pas candidat à la primaire de la droite, ni à la présidentielle. Cette fois, c’est sûr. Son entourage l’affirme à L’Opinion. Au début du mois d’octobre dernier, le maire LR de Troyes avait pourtant déjà fermé la porte. Mais Christian Jacob, président de LR qui est aussi l’un ses proches, voulait encore y croire. Au point que beaucoup le soupçonnaient de vouloir faire traîner le calendrier de sélection du candidat pour 2022 uniquement pour laisser à son favori, le temps de se décider et se lancer.

La semaine dernière, un sénateur LR, qui goûtait peu ce vrai-faux suspens, préférait encore ironiser sur les éventuels signes que la droite attendait de la part de François Baroin. « Où qu’on soit, on peut envoyer des cartes postales. Nicolas Sarkozy le faisait. Je suis prêt à payer le timbre. Mais pas à écrire la carte », raillait ce parlementaire favorable à une accélération du calendrier.

« Ce n’est pas une surprise, mais une confirmation »

A l’annonce de la nouvelle, un autre sénateur LR se fait aujourd’hui plus laconique : « Tout ça pour ça… Il n’y a que ça à dire ». En réalité, à part Christian Jacob, plus personne n’imaginait le président de l’Association des maires de France (AMF) se lancer dans la bataille. « Ce n’est pas une surprise, mais une confirmation » pour Jérôme Bascher, sénateur LR de l’Oise. Il rappelle un événement qui fait sens, aujourd’hui : « Il faut avoir en tête qu’il y a 5 ans, il avait déjà renoncé au lendemain du meeting de François Fillon au Trocadéro. Le lendemain, il y avait eu un déjeuner avec Nicolas Sarkozy, François Baroin et quelques autres personnes. Et ils ont dit à Baroin, « c’est à toi d’y aller ». Et il a dit non. Déjà, il y a 5 ans, il avait dit non. Il préfère avoir une autre vie. Il veut être plus libre ».

Le sénateur y voit aussi un « côté un peu Jacques Delors. Tout le monde pense que c’est un super candidat, mais lui n’en a pas envie ». Comme le rappelle aussi le sénateur de l’Oise, la présidentielle, « c’est un sujet d’ego ». Mais dans un monde où beaucoup s’imaginent au plus haut, Jérôme Bascher « trouve ça assez sain que tout le monde n’ait pas une ambition présidentielle, même si on en a la capacité, alors que certains ont envie d’être Président, sans avoir les capacités ».

« Il m’a toujours dit qu’il ne se voyait pas faire une aventure de type présidentielle »

« J’ai toujours dit qu’il ne serait pas candidat », dit aussi le sénateur LR Marc-Philippe Daubresse, soutien de Xavier Bertrand. « On est rerentré au gouvernement ensemble en 2010, on était côte à côte sur les bancs du Sénat, et il m’a toujours dit qu’il ne se voyait pas faire une aventure de type présidentielle », se souvient le sénateur du Nord, qui ajoute que « deux ou trois fois, il s’est exprimé au bureau politique. Il fallait le vouloir pour ne pas entendre qu’il ne voulait pas y aller ».

Cette nouvelle change-t-elle quelque chose à droite ? A priori non. Mais pour Jérôme Bascher, « c’est bien, car il est le premier à se positionner. Je veux bien qu’on fasse des primaires, mais il n’y a pas encore de candidat à la primaire ». Du moins officiels. Marc-Philippe Daubresse n’est pas du même avis. « Le problème reste le même. Car les LR ont décidé de ne rien décider, de reporter le problème une fois de plus. Et pendant ce temps, Xavier Bertrand va tracer son chemin et ses thématiques durant tout l’été », se réjouit-il, avant de conclure : « Rendez-vous au mois de novembre. Et à mon avis, Xavier Bertrand aura pris quelques encablures d’avance… »

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