« François de Rugy se prend pour un surveillant général », reproche Éric Coquerel
L’attitude du président de l’Assemblée nationale ne passe pas pour le député France insoumise de Seine-Saint-Denis, qui s’en est ému dans notre émission Parlement Hebdo. La menace des sanctions financières en cas d’absentéisme n'est pas la seule raison invoquée.

« François de Rugy se prend pour un surveillant général », reproche Éric Coquerel

L’attitude du président de l’Assemblée nationale ne passe pas pour le député France insoumise de Seine-Saint-Denis, qui s’en est ému dans notre émission Parlement Hebdo. La menace des sanctions financières en cas d’absentéisme n'est pas la seule raison invoquée.
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Les méthodes de François de Rugy agacent Éric Coquerel. Invité de Parlement Hebdo, le député de la France insoumise s’en est pris au président de l’Assemblée nationale, qui avait annoncé, dimanche, vouloir appliquer plus « strictement » les sanctions financières en cas d’absentéisme répété en séance. « Je voudrais rappeler qu’il n’est pas surveillant général », a critiqué Éric Coquerel.

L’image qui a mis le feu aux poudres, c’est celle d’un hémicycle clairsemé le 22 janvier. Ce jour-là était examinée la proposition de résolution pour un nouveau Traité de l'Élysée, après une allocution du président du Bundestag allemand, Wolfgang Schäuble. Éric Coquerel a pointé la responsabilité de François de Rugy. « S’il voulait plus de monde, il fallait qu’il prenne plus au sérieux son texte et qu’il fasse un vrai débat parlementaire. » Il reproche notamment au président de l’Assemblée d’avoir transmis le texte en pleine période de trêve des confiseurs, sans possibilité de l’amender, contrairement au Parlement allemand.

« Très politico-rigide »

« C’est un député comme un autre », rappelle l’élu de Seine-Saint-Denis. « Si on parle des absences, je veux bien que l’on parle de la présence de François de Rugy dans l’Assemblée et qu’on le fasse au prorata, du fait qu’il a le double de l’indemnité. Allons-y, mettons tout sur la table ! »

Éric Coquerel a encore en mémoire la menace exprimée par le président de l’Assemblée pendant la séance agitée du 19 janvier. « Si chaque fois qu'un député pose une question, les députés des autres groupes couvrent de leur voix les propos tenus, alors nous arrêterons les séances de questions au gouvernement car […] cela n'aura plus aucun intérêt de les tenir », avait rappelé à l’ordre François de Rugy. « Sa façon de gérer les choses est très politico-rigide », considère le coordinateur du Parti de gauche.

En dehors de ces épisodes de tension, le député rappelle qu’il y a également un contexte institutionnel, comme la loi de moralisation, concentrée sur le Parlement selon lui, et le projet de réduction d’un tiers du nombre de parlementaires. « Tout cela renforce l’aspect très présidentialiste de la Ve République. François de Rugy y participe. »

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