« Gilets jaunes »: Coquerel (LFI) dénonce le « discours de guerre civile » du gouvernement
Le député France insoumise Eric Coquerel a dénoncé mardi "l'escalade" du gouvernement et son "discours de guerre civile" après...

« Gilets jaunes »: Coquerel (LFI) dénonce le « discours de guerre civile » du gouvernement

Le député France insoumise Eric Coquerel a dénoncé mardi "l'escalade" du gouvernement et son "discours de guerre civile" après...
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Le député France insoumise Eric Coquerel a dénoncé mardi "l'escalade" du gouvernement et son "discours de guerre civile" après les annonces sécuritaires lundi soir du Premier ministre pour répondre aux violences qui scandent le mouvement des "gilets jaunes".

"Il y a de la part du gouvernement une escalade verbale, une escalade en terme de calomnies du mouvement, une escalade en terme d'utilisation de la répression des forces de police", a accusé sur France 2 le député de Seine-Saint-Denis.

"Ce n'est pas avec un discours de guerre civile qu'on va régler les problématiques déposées par les Français qui veulent une vie plus tranquille et plus juste", a-t-il estimé.

Le Premier ministre a annoncé lundi une nouvelle loi "anticasseurs" avec un fichier à l'image de celui antihooligans réclamé par des syndicats de policiers et un durcissement des sanctions contre les casseurs et les manifestations non déclarées, et a promis un dispositif de sécurité "considérable" pour l'acte IX des "gilets jaunes" samedi.

"Le peuple français, ce n'est pas un peuple à qui on peut faire ingurgiter toujours plus d'injustices sociales à coups de bâton. Ceux qui ont tenté ça dans l'histoire, ça s'est toujours mal terminé pour eux", a-t-il mis en garde.

Selon lui, en visant "les participants à des manifestations illégales, soit non déclarées, soit qui ont été refusées par la police", le Premier ministre "touche là possiblement ce qui est un droit constitutionnel, celui de l'article 10 de la déclaration des droits de l'Homme, la liberté de manifester".

Eric Coquerel a estimé que "la solution, ça sera la dissolution", pour "vérifier qui est légitime". "Le chef de l'État dit c'est moi puisque j'ai été élu il y a un an et demi, le peuple français estime par sa mobilisation et par son soutien qu'il refuse cette politique; à un moment donné, c'est les urnes qui devront trancher d'une manière ou d'une autre", a-t-il jugé.

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