« Gilets jaunes »: Drouet condamné pour sa « matraque » mais relaxé pour « groupement en vue de violences »
Éric Drouet, figure emblématique du mouvement des "gilets jaunes", a été condamné mercredi à Paris à 500 euros d'amende avec...

« Gilets jaunes »: Drouet condamné pour sa « matraque » mais relaxé pour « groupement en vue de violences »

Éric Drouet, figure emblématique du mouvement des "gilets jaunes", a été condamné mercredi à Paris à 500 euros d'amende avec...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Éric Drouet, figure emblématique du mouvement des "gilets jaunes", a été condamné mercredi à Paris à 500 euros d'amende avec sursis pour avoir participé à une manifestation avec une sorte de "matraque" dans son sac, mais relaxé des poursuites pour "participation à un groupement formé en vue de violences".

Le chauffeur routier de Seine-et-Marne était poursuivi pour avoir participé à une manifestation non déclarée avec un bâton dans son sac - simple "bout de bois" selon lui, "matraque" selon l'accusation - le 22 décembre, lors de l'acte 6 du mouvement social.

Éric Drouet, 34 ans, avait été interpellé au milieu de quelques dizaines de manifestants bloqués par les forces de l'ordre dans une rue du quartier parisien de la Madeleine.

Le tribunal correctionnel de Paris l'a relaxé s'agissant des poursuites pour "participation à un groupement formé en vue de violences ou de dégradations".

Selon une copie de travail de la décision, dont l'AFP a pu prendre connaissance, les juges ont considéré que "c'est l'interpellation d'Éric Drouet qui a provoqué une réaction en chaîne, créant alors un climat de violence".

Pour "port d'arme prohibé de catégorie D", Éric Drouet a été condamné à 500 euros d'amende avec sursis.

Le tribunal a validé les conditions de son interpellation en refusant de faire droit aux recours en nullité soulevés par son avocat.

Le 5 juin, le parquet avait requis quatre mois de prison avec sursis et 500 euros d'amende, estimant qu'Éric Drouet était alors "dans une logique de violence".

Le prévenu avait au contraire souligné que "du début à la fin, il n'y a eu aucune violence" dans ce cortège. Il avait expliqué qu'il avait oublié le bâton, un souvenir de son père, dans le sac à dos qu'il utilise habituellement au travail.

Éric Drouet n'était pas présent au délibéré.

Son avocat, Khéops Lara, s'est félicité de sa relaxe partielle, témoin selon lui d'une "certaine évolution de la justice", qui l'a "dédouané de toute intention violente".

Il a tout de même annoncé son intention de faire appel de la condamnation pour la "matraque", "qui laisse un petit goût d'inachevé".

Pour l'"organisation" "sans déclaration préalable" de la manifestation du 22 décembre et d'une autre le 2 janvier, Éric Drouet a été condamné le 29 mars à Paris à 2.000 euros d'amende, dont 500 avec sursis. Contestant être un "organisateur" du mouvement, il a fait appel.

Partager cet article

Dans la même thématique

Présidentielle : « J’irai jusqu’au bout » de l’élection pour « remettre la France à l’endroit », clame Bruno Retailleau à son premier grand meeting
11min

Politique

Présidentielle : « J’irai jusqu’au bout » de l’élection pour « remettre la France à l’endroit », clame Bruno Retailleau à son premier grand meeting

Depuis le parc Floral, en bordure de Paris, l’ancien ministre de l’Intérieur a tenu le premier grand rassemblement de sa campagne présidentielle ce 20 juin. Devant plusieurs milliers de personnes, le candidat a fait le serment de « relever » le pays « et de le remettre à l’endroit », concentrant ses coups contre la France insoumise et les macronistes.

Le

« Gilets jaunes »: Drouet condamné pour sa « matraque » mais relaxé pour « groupement en vue de violences »
4min

Politique

Sida : 45 ans après la découverte du virus retour sur l’Histoire d’une pandémie aux 44 millions de morts 

Aujourd’hui c’est une maladie « presque » comme les autres, et pourtant les années Sida ont, au début des années 1980, été une déflagration sanitaire et sociétale. Maladie sexuelle transmissible, sans traitement connu, elle touche d’abord les milieux homosexuels avant de se propager à toute la société et devient vite un sujet de santé publique mondial préoccupant. C’est cette histoire du SIDA, de ses origines à la découverte des antirétroviraux, que nous raconte Marion Aballéa dans son Histoire mondiale du SIDA (éditions du CNRS), un travail de recherche récompensé par le prix du Sénat du livre d’histoire 2026.

Le