« Gilets jaunes »: la ministre Annick Girardin mercredi à La Réunion, barrages en hausse
La ministre des Outre-mer Annick Girardin a annoncé lundi qu'elle irait mercredi à la rencontre des "gilets jaunes" à La Réunion,...

« Gilets jaunes »: la ministre Annick Girardin mercredi à La Réunion, barrages en hausse

La ministre des Outre-mer Annick Girardin a annoncé lundi qu'elle irait mercredi à la rencontre des "gilets jaunes" à La Réunion,...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

La ministre des Outre-mer Annick Girardin a annoncé lundi qu'elle irait mercredi à la rencontre des "gilets jaunes" à La Réunion, où elle fera des annonces notamment sur le coût de la vie, alors que le nombre de barrages sur l'île est reparti nettement à la hausse.

"Je me rendrai sur l'ensemble du territoire (...) j'irai à la rencontre des gilets jaunes, je discuterai avec tout le monde (...) Je prendrai le temps qu'il faut", a déclaré la ministre sur la chaîne Réunion La 1ère, en soulignant qu'elle avait "une date d'aller" mais "pas de date de retour" de l'île.

Mme Girardin a précisé qu'elle y ferait des annonces sur l'emploi et le coût de la vie.

Elle a par ailleurs indiqué avoir "demandé au préfet que soit revu le coût du prix des carburants à la Réunion". "On nous annonce un prix du baril moins cher, mais aussi la parité euro-dollar plus favorable. Je souhaite que le plus vite possible soit annoncée aux Réunionnais une baisse du coût du carburant", a-t-elle déclaré, sans plus de précisions.

A La Réunion comme dans tous les territoires d'Outre-mer, c'est le préfet qui fixe le prix maximal de vente des carburants chaque mois. Ces prix sont indexés sur celui du baril et leur montant est annoncé en fin de mois pour une application le premier de chaque mois.

Le préfet de La Réunion a par ailleurs annoncé de son côté qu’il rencontrerait lundi les acteurs du monde agricole puis du monde économique pour "travailler sur un dispositif d'accompagnement des entreprises en difficultés afin d'anticiper la reprise de l'activité économique".

Après des violences en marge de manifestations des "gilets jaunes" en début de semaine passée, qui avaient conduit à la mise en place mardi par la préfecture d'un couvre-feu, la situation était redevenue relativement plus calme sur l'île en fin de semaine: le couvre-feu a été levé dimanche et le nombre de barrages est retombé à une douzaine au cours du week-end.

Mais il est reparti à la hausse lundi. La Direction régionale des routes en recensait 32, bloquants ou filtrants, à la mi-journée (09H00 à Paris).

Alors que la préfecture, plusieurs services de l'Etat, les chambres consulaires, des mairies et le rectorat avaient annoncé dimanche une probable reprise de leurs activités ce lundi, un collectif nouvellement créé et intitulé "Tous unis pour La Réunion coordination des Gilets Jaunes" a réagi en promettant sur les réseaux sociaux dimanche soir "un durcissement du mouvement".

Mme Girardin a de son côté jugé "important, pour que le territoire reprenne une vie normale, que les barrages soient levés".

Cinquante-trois stations services, dont la plupart appliquent un rationnement afin de pouvoir servir le maximum d'automobilistes, ont été approvisionnées en gasoil et essence sans plomb dans la nuit de samedi à dimanche.

Deux personnes ont, au cours de cette même nuit, été interpellées à la suite de jets de projectile et de la dégradation de radars, ce qui porte à 154 le nombre d'interpellations depuis le 17 novembre, indique la préfecture.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Assemblee nationale questions au gouvernement
4min

Politique

Après avoir fracturé le camp présidentiel, le projet de loi d’urgence agricole revient au Sénat : le sort de Monique Barbut en suspens

Après un vote tumultueux à l’Assemblée nationale, qui a vu les soutiens du gouvernement se fracturer autour de la question des pesticides, le projet de loi d’urgence agricole est soumis à un dernier vote du Sénat ce mardi. Son adoption définitive pourrait pousser la ministre de la Transition écologique vers la sortie.

Le

Capture d’écran du documentaire « Michel Debré et La Réunion, dérives d’une ambition républicaine » d’Alice Cohen
4min

Politique

Les « docus de l’été » : L’histoire oubliée de l’île de La Réunion

C’est un chapitre méconnu de l’histoire de France : la politique menée par Michel Debré à La Réunion entre 1963 et 1988. Pendant vingt-cinq ans, l’ancien Premier ministre du général de Gaulle mettra tout en œuvre pour contenir les velléités autonomistes qui traversent l’île, notamment celles portées par les communistes réunionnais. Traumatisé par l’indépendance de l’Algérie, inquiet de la montée des mouvements anticoloniaux et frappé par la misère qui touche alors une grande partie de la population, il engage une politique volontariste de modernisation fondée sur de grands travaux, des investissements massifs mais aussi des mesures beaucoup plus contestées, comme le transfert de milliers de mineurs vers la métropole. Cette période complexe et controversée de l’histoire réunionnaise est au cœur du documentaire d’Alice Cohen, "Michel Debré et La Réunion", dérives d’une ambition républicaine à voir cet été sur Public Sénat.

Le

Assemblee Nationale – Questions au Gouvernement
4min

Politique

Sénatoriales 2026 : La France insoumise lance ses troupes à l’assaut d’un Sénat qui lui échappe encore

À deux mois des élections sénatoriales du 27 septembre, La France insoumise dévoile ses 90 têtes de liste dans les départements concernés par le renouvellement de la moitié de la Haute Assemblée. Sans aucun sénateur à ce jour, le mouvement de Jean-Luc Mélenchon espère transformer sa percée aux municipales en premiers sièges au Palais du Luxembourg.

Le

L Assemblee adopte l’interdiction des reseaux sociaux aux moins de 15 ans
5min

Politique

Réseaux sociaux : députés et sénateurs s’accordent sur une interdiction totale aux moins de 15 ans

Réunis en commission mixte paritaire ce lundi, les sept députés et sept sénateurs se sont mis d’accord sur l’interdiction de tous les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Elle s’applique à toutes les plateformes, sans opérer de distinction comme le souhaitait initialement le Sénat. Emmanuel Macron veut appliquer le texte dès la rentrée, mais sa portée pourrait être limitée puisque la Commission européenne cherche à reprendre la main sur le sujet.

Le