« Gilets jaunes »: le mouvement « est devenu le fait d’agitateurs » voulant « renverser le gouvernement », estime Griveaux
Le mouvement des "gilets jaunes", "pour ceux qui restent encore mobilisés, est devenu le fait d'agitateurs qui veulent l...

« Gilets jaunes »: le mouvement « est devenu le fait d’agitateurs » voulant « renverser le gouvernement », estime Griveaux

Le mouvement des "gilets jaunes", "pour ceux qui restent encore mobilisés, est devenu le fait d'agitateurs qui veulent l...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le mouvement des "gilets jaunes", "pour ceux qui restent encore mobilisés, est devenu le fait d'agitateurs qui veulent l'insurrection et, au fond, renverser le gouvernement", a estimé vendredi Benjamin Griveaux, le porte-parole du gouvernement.

Mais celui-ci est "prêt à discuter avec des gens sincères qui ne font pas d'instrumentalisation politique de la difficulté que connaissent nos concitoyens", a-t-il ajouté à la sortie du premier Conseil des ministres de l'année.

Après les "réponses concrètes et rapides" apportées par l'exécutif aux revendications sur le pouvoir d'achat, "ceux qui restent mobilisés" sont désormais engagés "dans un combat politique pour contester la légitimité du gouvernement et du président de la République", a déploré M. Griveaux.

Il a souligné qu'ils "ne veulent pas participer au +grand débat national+", appelant les Français au contraire à "y participer activement et à faire entendre leur voix".

Interrogé pour savoir si la fermeté à l'égard des "gilets jaunes" toujours mobilisés ne risquait pas de radicaliser le mouvement, il a répondu: "La loi, rien que la loi, toute la loi, et si certains ont des problèmes avec le respect de la loi, ce sont effectivement les personnes les plus radicalisées", a-t-il souligné, évoquant "quelques-uns qui sont habitués des plateaux télés".

"Eux sont dans un combat politique. Ceux-là, qu'ils soient certains d'une chose: force restera à la loi", a-t-il insisté, soulignant la difficulté de dialoguer avec ces personnes.

Quant à Éric Drouet, médiatique et controversé "gilet jaune" interpellé mercredi soir près des Champs-Élysées, Benjamin Griveaux a estimé qu'"il n'est pas au-dessus des lois".

Emmanuel Macron est en outre revenu lors du conseil des ministres sur le "tryptique" de ses voeux du 31 décembre: "vérité, dignité et espoir" et "a fait le constat que nous avons pris le bon chemin", a rapporté M. Griveaux.

Et si des "éléments peuvent légitimement nous être reprochés", "nous devons aller sans doute encore plus loin dans le changement, être encore plus radicaux dans nos méthodes, nos manières de faire, dans notre style", pour "aller au bout de l'envie de changement des Français, car c'est cette envie qui nous a portés au pouvoir".

Partager cet article

Dans la même thématique

ELYSEE PRESSE 1© La Famiglia
3min

Politique

« Cap sur l’Élysée » : Public Sénat lance sa série documentaire sur la présidentielle, à voir en avant-première

Public Sénat propose, en ligne dès ce 24 octobre, le premier épisode de « Cap sur l’Élysée », série documentaire inédite qui suivra la campagne présidentielle jusqu’au scrutin. Le premier épisode est disponible en intégralité sur publicsenat.fr, une semaine avant sa diffusion télévisée, le samedi 31 octobre à 21h sur le canal 8 de la TNT.

Le

MANIF FEMINISTE ANTI RASSEMBLEMENT NATIONAL
6min

Politique

Manifestation contre le RN à Orléans : un « aveu de faiblesse » pour la gauche ou un échec de la dédiabolisation de Marine Le Pen ?

20 000 à 30 000 opposants au Rassemblement national sont attendus samedi à Orléans où se tient le congrès du parti. Associations, syndicats, mais aussi responsables politiques comme Olivier Faure, Marine Tondelier ou Bally Bagayoko feront partie du cortège. Signe d’une dédiabolisation qui n’est pas encore aboutie pour le parti de Jordan Bardella et Marine Le Pen ? Ou un aveu d’impuissance de la gauche ? En 1997, une contre-manifestation avait rassemblé 50 000 personnes et les chefs de partis de gauche à Strasbourg où se tenait le congrès du Front national.

Le

7min

Politique

Pas de panier de produits sains à prix coûtant pour les consommateurs français : le texte a été rejeté par le Sénat

Jeudi, la proposition de loi déposée par les écologistes, qui entendait favoriser l’accès à une alimentation saine, a été rejetée par le Sénat. Si la nécessité de garantir l’accès aux produits de première nécessité dans un contexte inflationniste a été unanimement reconnue, plusieurs groupes politiques ont fait part de leur désaccord avec les moyens de sa mise en œuvre.

Le