Jacline Mouraud, figure des "gilets jaunes", a annoncé dimanche à Orléans la fondation du parti "Les Emergents", avec la volonté affichée de faire de la politique autrement.
"On souhaite refaire de la politique avec du cœur et de l'empathie, aujourd'hui c'est le règne de l'argent. On veut tenir compte de tout le monde en œuvrant pour une meilleure répartition des richesses", a expliqué Jacline Mouraud, qui se veut "ni de droite, ni de gauche".
Cette Bretonne de 51 ans a été à l'origine d'une vidéo virale postée en octobre sur Facebook qui avait dénoncé "la traque aux automobilistes" et avait ainsi initié le mouvement des "gilets jaunes".
En raison de menaces dont elle s'estime la cible, Jacline Mouraud a annoncé le lieu de la conférence de presse aux médias que quelques minutes avant son début et qui s'est finalement tenue dans un hôtel d'Orléans, ville choisie notamment pour sa position au centre de la France.
Jacline Mouraud, devenue une des figures des "gilets jaunes" après sa célèbre vidéo, le 13 novembre 2018 à Bohal
AFP/Archives
Aux côtés du trésorier, d'une secrétaire et de deux autres membres, Mme Mouraud a soutenu "qu'énormément de personnes voulaient rejoindre" le nouveau parti.
"Les Emergents" ne va pas proposer de liste aux élections européennes de mai mais compte être présent aux municipales de 2020.
"Moi, je sais ce que c'est que de ne pas avoir d'argent pour acheter à manger à ses enfants", a dit Mme Mouraud, qui se présente comme hypnothérapeute et artiste.
Lors de la conférence de presse, Mme Mouraud a dévoilé quelques éléments du programme des "Emergents", comme "stopper les projets +climaticides+", "baisser le train de vie des élus", "développer des maisons de charité" en faisant appel "aux grands patrons" pour leur financement.
Elle souhaite également "baisser la TVA sur les produits de première nécessité" ou encore "réviser la taxation des entreprises du CAC 40 pour une meilleure répartition entre salariés et actionnaires". Elle milite aussi pour "une tranche supplémentaire sur l'impôt sur le revenu".
Interrogée sur l'évolution du mouvement des "gilets jaunes" qui se réunissent désormais chaque samedi dans différentes villes de France, Jacline Mouraud a estimé que "si c'était productif, on n'en serait pas à l'acte 11".
"Le temps des revendications est passé: la phase A c'est fait, tout le monde sait ce qui se passe en France. Il faut passer à la phase B, et partir dans la construction et la proposition. Revendiquer sans proposer est un peu incohérent! ", a-t-elle dit à l'AFP.
Les 62 sénateurs PS vont élire ce mercredi leur président de groupe. Le sortant Patrick Kanner, président depuis 2018, voit son poste convoité par Rachid Temal, qui pointe le manque de collégialité. Entre grands oraux passés ce mardi par le courant d’Olivier Faure et discussions de couloirs, cette campagne courte et discrète n’en est pas moins intense.
La hausse des taux d’intérêt continue de s’élever à un rythme qui n’avait pas été anticipé. Elle renchérit à la fois le coût des nouvelles émissions de dette mais aussi le renouvellement des anciens bons du Trésor. Selon l’économiste Anthony Morlet-Lavidalie, la charge annuelle de la dette pourrait à moyen terme retrouver des niveaux que la France n’avait plus connu depuis l’entre-deux-guerres.
Parti de revendications sur les moyens, le manque d’enseignants ou les conditions d’étude, le mouvement lycéen s’étend de ville en ville. Le soutien affiché de La France insoumise et la réponse ferme du gouvernement ont progressivement déplacé la contestation sur le terrain politique. Mais les sociologues insistent sur l’autonomie des élèves et redoutent que l’affrontement entre adultes ne finisse par éclipser leurs revendications.
Dans la tourmente depuis lundi et l’article de Mediapart qui a révélé des écrits antisémites datant de 2013, le président du RN, Jordan Bardella, a annoncé dans la foulée le dépôt d’une plainte pour diffamation et dénonce une opération destinée à le « tuer politiquement ». Cette mise en avant d’une « manipulation » n’est pas sans rappeler la défense de François Fillon il y a 10 ans et pose la question d’une future mise à l’écart de celui censé former un ticket avec Marine Le Pen pour l’élection présidentielle.