« Gilets jaunes »: « si on ne trouve pas de solution, on renoncera » à la hausse des taxes (Griveaux)
Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a réaffirmé mercredi que si l'exécutif "ne trouve pas de solution" à l'issue de...

« Gilets jaunes »: « si on ne trouve pas de solution, on renoncera » à la hausse des taxes (Griveaux)

Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a réaffirmé mercredi que si l'exécutif "ne trouve pas de solution" à l'issue de...
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Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a réaffirmé mercredi que si l'exécutif "ne trouve pas de solution" à l'issue de la concertation menée jusqu'au 1er mars, il "renoncera" à la hausse des taxes fustigées par les "gilets jaunes".

"On a entendu, on suspend, on va chercher des solutions ensemble. Et si à l'issue de cette phase de discussions, il n'y a pas de bonnes solutions qui ont été trouvées, on en tirera les conséquences", a déclaré M. Griveaux sur RTL.

"On ne fait pas de la politique pour avoir raison. On fait de la politique pour que ça marche. (...) Si on ne trouve pas de solution, on y renoncera", a insisté le porte-parole du gouvernement.

Interrogé sur un possible rétablissement de l'Impôt sur la fortune (ISF), transformé l'an dernier en Impôt sur le fortune immobilière (IFI), M. Griveaux a assuré que "ce sujet-là n'est pas sur la table", demandant "18 à 24 mois pour que la mesure fasse son plein effet".

Mais il a ajouté que "si quelque chose ne marche pas, on n'est pas idiot, on va le changer". Et a rappelé que ce dispositif serait évalué par le Parlement, vraisemblablement à partir de "l'automne 2019".

Édouard Philippe a annoncé mardi un moratoire de six mois sur la hausse de la taxe carbone, un gel des tarifs du gaz et de l'électricité cet hiver et aucun durcissement du contrôle technique automobile avant l'été. Dans le même temps, une vaste concertation conduite au niveau local du 15 décembre au 1er mars doit permettre de dégager des "mesures d'accompagnement justes et efficaces".

Cette décision marque un recul de l'exécutif face au mouvement des "gilets jaunes".

"Je n'ai aucun état d'âme à dire qu'on a pu se tromper, qu'on a écouté et donc qu'on a changé. C'est le rôle du politique de ne pas être sourd, de ne pas être aveugle", a estimé M. Griveaux mercredi.

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