« Gilets jaunes »: un impact « sévère et continu » sur l’économie, selon Le Maire
Le mouvement des "gilets jaunes" a d'ores et déjà un impact "sévère et continu" sur l'économie, a estimé lundi le ministre de l...

« Gilets jaunes »: un impact « sévère et continu » sur l’économie, selon Le Maire

Le mouvement des "gilets jaunes" a d'ores et déjà un impact "sévère et continu" sur l'économie, a estimé lundi le ministre de l...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le mouvement des "gilets jaunes" a d'ores et déjà un impact "sévère et continu" sur l'économie, a estimé lundi le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, évoquant des conséquences pour les commerces, mais aussi pour le tourisme et l'industrie.

"L'impact est sévère et continu", a relevé le ministre à l'issue d'une rencontre à Bercy avec les organisations professionnelles pour faire le bilan économique des manifestations.

D'après le ministre, l'impact cumulé, depuis le début du mouvement, sur le chiffre d'affaires a atteint 15% à 25% dans la grande distribution, 20% à 40% dans le commerce de détail, 15% pour certains marchés de gros et marchés de marchandise fraîche, et entre 20% et 50% dans la restauration, "selon les lieux" concernés.

"Pour la première fois, une baisse des réservations hôtelières" a par ailleurs été notée, de l'ordre de "15% à 20%", a-t-il noté. "L'industrie est elle aussi touchée avec des pertes de commandes chez Renault et chez Peugeot et des baisses plus importantes dans l'industrie agroalimentaire", a-t-il poursuivi.

Selon M. Le Maire, qui avait déjà qualifié lundi dernier de "sévère" l'effet du mouvement des "gilets jaunes" sur l'activité, lors d'une première réunion avec les organisations professionnelles, le "rétablissement de l'ordre" doit être "la priorité absolue".

"C'est une priorité absolue non seulement pour les commerçants, les artisans et les entrepreneurs, mais c'est aussi une priorité absolue pour tous les Français", a insisté le ministre, aux côté de sa secrétaire d'Etat Agnès Pannier-Runacher et du secrétaire d'État au Tourisme Jean-Baptiste Lemoyne.

Pour les entreprises touchées par les manifestations, le ministre a rappelé qu'"un certain nombre de mesures" avaient "déjà été prises", à la demande des organisations patronales.

"Les entreprises qui le souhaitent peuvent avoir accès au chômage partiel". En outre, "une circulaire a été adressée à l'ensemble des préfets le 29 novembre" pour permettre aux commerces qui le souhaitent de "demander une dérogation" aux règles existantes sur le travail le dimanche.

L'administration fiscale, enfin, "examinera avec toute la compréhension nécessaire les demandes fiscales des entreprises défaillantes, soit sous forme de délai de paiement soit sous forme de remises de pénalités", a ajouté M. Le Maire, promettant aux organisations professionnelles la "bienveillance".

L'ensemble de organisations patronales - Medef, CPME et U2P -- étaient présentes à cette réunion, aux côté des fédérations de commerçants et d'artisans, mais aussi des hôteliers, des restaurateurs, des banques et des assurances.

Partager cet article

Dans la même thématique

Déboutés du droit d’asile : Bruno Retailleau met la pression sur Renaissance et Horizons dans l’application du futur cadre migratoire européen
6min

Politique

Déboutés du droit d’asile : Bruno Retailleau met la pression sur Renaissance et Horizons dans l’application du futur cadre migratoire européen

Le candidat LR à la présidentielle a interpellé l’exécutif et les parlementaires du camp présidentiel quant aux suites à donner à l’accord trouvé au niveau européen sur les nouvelles règles d’éloignement des migrants déboutés du droit d’asile. « Il faut que ce soit appliqué immédiatement » et « dans sa totalité », a enjoint l’ancien ministre de l’Intérieur.

Le

White March for Lyhanna in Fleurance.
7min

Politique

Affaire Lyhanna : « Il faut un choc sociétal. Il faut un MeToo des enfants », alerte Denis Roth-Fichet, secrétaire général de la Ciivise

Après le meurtre de la petite Lyhanna, les révélations sur les plaintes visant le principal suspect relancent une question aussi ancienne que dérangeante : la France est-elle réellement capable de protéger les enfants victimes de violences sexuelles ? Derrière l’émotion, les chiffres dressent le portrait d’un système saturé, où les alertes s’accumulent, les enquêtes peinent à aboutir et la parole des mineurs reste trop souvent ignorée.

Le