Giscard d’Estaing: Pour réussir à réformer, il faut « parler clairement »
L'ancien président de la République Valéry Giscard d'Estaing a estimé jeudi qu'il fallait "parler clairement" et "garder...

Giscard d’Estaing: Pour réussir à réformer, il faut « parler clairement »

L'ancien président de la République Valéry Giscard d'Estaing a estimé jeudi qu'il fallait "parler clairement" et "garder...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

L'ancien président de la République Valéry Giscard d'Estaing a estimé jeudi qu'il fallait "parler clairement" et "garder totalement son calme" si on veut "réformer" en France, car "la polémique interdit la réforme".

Interrogé sur Europe 1 pour savoir s'il s'agissait d'un message à l'attention d'Emmanuel Macron, il a assuré que "ce n'est pas personnel". "Il ne faut pas mettre les autres acteurs en situation d'agitation", a-t-il ajouté, en prenant toutefois l'exemple du remaniement.

"Il n'y a pas de remaniement" selon lui: "il y a le remplacement du ministre de l'Intérieur démissionnaire, et puis c'est tout. Si c'était un remaniement, il y aurait sept ou huit ministres qu'on change. Donc on agite le milieu politique au nom d'un remaniement qui n'a pas lieu".

"La France est un pays assez difficile à réformer et si on veut obtenir des résultats, il faut parler clairement, il faut garder totalement son calme. La polémique interdit la réforme", a-t-il aussi dit en citant un proverbe chinois: "quand l'empereur est agité, le peuple est malade".

A propos des élections européennes de mai 2019 et de la montée des extrêmes, l'ancien président, 92 ans, estime qu'"il ne faut pas se tromper, ce ne sont pas des élections très importantes car le parlement européen n'est pas très important".

"C'est nous, je dirais presque moi, qui avons fait ce parlement en 1976. Son rôle est simplement de vérifier que les textes proposés par la Commission sont conformes aux traités, c'est tout. Il n'a pas de pouvoir politique, pas de pouvoir de diriger l'Europe."

Quant aux négociations sur le Brexit, il ne faut pas selon lui prolonger la période de transition. "Il ne faut pas prolonger le désordre, le désordre ça suffit. Ils avaient deux ans pour travailler", a-t-il lancé.

Il faut laisser les Britanniques "partir et deux mois après on ouvre une négociation sur les rapports entre l'Union européenne et la Grande-Bretagne, car ces rapports vont exister" forcément, a-t-il précisé.

Partager cet article

Dans la même thématique

Hearing of French billionaire and majority shareholder of the Canal+ media group Vincent Bollore at National Assembly
7min

Politique

L’offensive de Vincent Bolloré sur le septième art

À la veille de l’ouverture du Festival de Cannes, une tribune signée par près de 600 professionnels du cinéma dénonce l’extension de l’influence de Vincent Bolloré dans le septième art. L’entrée de Canal+ au capital d’UGC ravive les craintes autour de la concentration des médias et d’une possible emprise idéologique sur la création culturelle française.

Le

Giscard d’Estaing: Pour réussir à réformer, il faut « parler clairement »
4min

Politique

Aide à mourir : le Sénat rejette le texte, la gauche dénonce un « sabordage »

Après avoir supprimé lundi, l’article 2, clé de voûte de la proposition de loi sur l’aide à mourir, le Sénat a rejeté l’ensemble du texte, en adoptant des amendements de suppression sur l’ensemble des articles. A gauche comme à droite, chacun s’est renvoyé la responsabilité de ce « sabordage ».

Le

Giscard d’Estaing: Pour réussir à réformer, il faut « parler clairement »
3min

Politique

« François Hollande veut l’union des centres, nous voulons l’union de la gauche », estime Clémentine Autain

Invitée de notre matinale, Clémentine Autain a lancé un ultimatum au Parti socialiste, et appelle le PS à « trancher » sur sa participation ou non à la primaire de la gauche « non-mélenchoniste. » Si la primaire ne se tient pas, la cofondatrice du parti l’Après n’entend pas être « la candidate de la division » et n’exclut « aucune hypothèse », même un ralliement à Jean-Luc Mélenchon.

Le

Debate on France’s role in preventing international political crises
9min

Politique

« J’ai assez honte que mon parti se tabasse toute la journée » : la crise interne continue au PS sur la stratégie pour 2027

En quittant la direction du PS, Boris Vallaud espère créer un « sursaut ». Le président du groupe PS de l’Assemblée veut mettre « la nouvelle gauche plurielle », soit toutes les forces de gauche, hors LFI, autour de la même table pour trouver « un contrat de gouvernement », avant l’incarnation. « On ne comprend absolument pas le sens de sa démarche, si ce n’est exister », rétorque un lieutenant d’Olivier Faure, qui entend rester premier secrétaire.

Le