Glyphosate : « La position du gouvernement est sur quatre ans », affirme Stéphane Travert
Le ministre de l’Agriculture affirme ce soir que le gouvernement défend une autorisation du glyphosate de quatre ans maximum, quand Nicolas Hulot parle de trois ans. Alors que les États membres de l’UE ont échoué à trouver un accord, Stéphane Travert parle de « défaite pour l’Europe ».

Glyphosate : « La position du gouvernement est sur quatre ans », affirme Stéphane Travert

Le ministre de l’Agriculture affirme ce soir que le gouvernement défend une autorisation du glyphosate de quatre ans maximum, quand Nicolas Hulot parle de trois ans. Alors que les États membres de l’UE ont échoué à trouver un accord, Stéphane Travert parle de « défaite pour l’Europe ».
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Une fois de plus, les Européens n’ont pas réussi à se mettre d’accord sur l’avenir du glyphosate, dont la licence arrive à expiration. Si, du côté du ministère de la Transition écologique, Nicolas Hulot s’est félicité de la ténacité de la France sur cet herbicide controversé (revoir notre interview au Sénat), le ministre de l’Agriculture ressort désappointé de cette journée.

« C’est une défaite pour l’Europe parce qu’elle n’a pas pu trouver une position », a-t-il réagi dans l’Épreuve de Vérité, sur Public Sénat, en partenariat avec l’AFP, Les Échos et Radio Classique.

« Moi je serai heureux et fier lorsque l’Europe aura réussi à se mettre d’accord et lorsque nous serons dans la sortie effective de ce produit et lorsque nous aurons trouvé les moyens d’accompagner les agriculteurs » dans cette sortie, explique-t-il. Une réaction qui contraste avec celle de Nicolas Hulot, qui se disait « fier » que la France « tienne bon », quelques heures plus tôt.

« Il faut faire des compromis »

Mais alors, pour combien d’année faut-il reconduire la licence d’utilisation de l’herbicide ? Comme à Bruxelles, plusieurs versions circulent désormais au gouvernement français. « Aujourd’hui, la position du gouvernement, la position de Matignon, c’est quatre ans », répète à plusieurs reprises Stéphane Travert sur notre antenne. « La France est sur une position de trois ans », a déclaré pourtant Nicolas Hulot, la veille.

La France se préparerait-elle à se rapprocher d’autres pays, favorables à une autorisation plus longue ? « Il faut faire des compromis, la France doit aller chercher des alliés », déclare le ministre de l’Agriculture.

Partager cet article

Dans la même thématique

99th Annual Macy’s Thanksgiving Day Parade, New York, USA – 27 Nov 2025
7min

Politique

Dragon Ball Z dans le Val-d’Oise : ce n’est pas un « pas un blanc-seing saoudien » affirme Rachid Temal

Six milliards d’euros d’investissement, trois parcs à thème et des milliers d’emplois annoncés avec le projet porté par l’Arabie saoudite sur l’ancien site de Mirapolis, près de Cergy-Pontoise, pourraient transformer durablement le Val-d’Oise. Présenté comme un projet majeur par Emmanuel Macron, ce plan suscite aussi des questions sur son contenu, ses retombées pour les habitants, les transports, l’environnement et les contreparties attendues.

Le

Grenoble: Olivier Faure JDE Les Ecologistes 2026
5min

Politique

Sénatoriales : l’accord national PS-Ecologistes menacé par les tensions en Seine-Maritime

Socialistes et Ecologistes ont topé sur un accord national pour les sénatoriales à venir en septembre prochain. Mais les Verts menacent de tout envoyer valser, face aux réticences de la fédération PS de Seine-Maritime. Cette dernière préférerait s’extraire de l’accord et ne pas céder la deuxième place de la liste à l’écologiste Bénédicte Martin. La situation est suspendue au conseil fédéral socialiste, prévu ce soir.

Le

Dette publique : la piste d’une annulation partielle, défendue par Jean-Luc Mélenchon, se heurte à de nombreuses difficultés
7min

Politique

Dette publique : la piste d’une annulation partielle, défendue par Jean-Luc Mélenchon, se heurte à de nombreuses difficultés

Le candidat de la France insoumise à l’élection présidentielle remet dans le débat sa proposition d’effacement des 20 % de la dette publique logée dans la Banque de France. Une solution en apparence miracle, qui en réalité rencontrerait plusieurs difficultés. Risques inflationnistes, mise au ban de l’Europe, perte de confiance : des obstacles comme des dangers barrent la route.

Le