Glyphosate: les réactions politiques après la condamnation de Monsanto aux Etats-Unis
Voici des réactions politiques lundi après la condamnation du géant agrochimique américain Monsanto, vendredi aux Etats-Unis,...

Glyphosate: les réactions politiques après la condamnation de Monsanto aux Etats-Unis

Voici des réactions politiques lundi après la condamnation du géant agrochimique américain Monsanto, vendredi aux Etats-Unis,...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Voici des réactions politiques lundi après la condamnation du géant agrochimique américain Monsanto, vendredi aux Etats-Unis, pour ne pas avoir informé de la dangerosité du Roundup, dont le principe actif est le glyphosate, produit chimique très critiqué, notamment en Europe, mais toujours utilisé par les agriculteurs.

- Florence Portelli (LR), secrétaire générale de Libres!, le mouvement de Valérie Pécresse : "Je suis particulièrement inquiète de l'indécision du gouvernement sur le sujet. (...) On a un ministre de l'écologie qui pour le moment a plutôt subi que décidé. Moi j'attends un d'Artagnan plutôt qu'un Don Quichotte de l'environnement et je n'aimerais pas que le glyphosate soit le chlordécone connu dans les Antilles. (...) Il faut vraiment un calendrier qui soit extrêmement ferme (...) et aussi qu'on porte notre voix à l'échelle européenne" (sur LCI).

- François de Rugy, président LREM de l'Assemblée nationale: "La bonne démarche pour se débarrasser définitivement de ces produits dangereux : travailler avec les agriculteurs sur les solutions alternatives et fixer une date butoir. Comme cela a été fait pour les néonicotinoïdes" (tweet).

- Sylvain Maillard, député LREM de Paris : "Nous avons mobilisé beaucoup de crédits pour que les instituts de recherche privés et publics puissent trouver des alternatives. Il n'y a pas de solution générale. On ne va pas remplacer une molécule par une autre (...) Il faut qu'on travaille usage par usage (...) Stéphane Travert et Nicolas Hulot travaillent ensemble. C'est une vraie équipe, un tandem." (Europe 1)

- Florian Philippot, président du parti Les Patriotes : "Nicolas Hulot ressort affaibli, on voit bien l'étendue de son inaction. (...) Il a montré depuis le début qu'il trahissait ceux qui avaient mis leur confiance en lui. (...) Pour retrouver notre souveraineté alimentaire et notre indépendance agricole, nous devons sortir de l'union européenne". (France Inter)

- Karima Delli, eurodéputée Europe Ecologie - Les Verts : "Nicolas Hulot est un ministre dont on a besoin : il est convaincu par la question de la santé et de l'environnement. (...) Il est temps pour lui de taper du poing sur la table et dire à ses voisins européens de prendre acte de ce jugement. (...) Le problème est que l'on a entraîné nos agriculteurs dans un système qui dépend du glyphosate depuis une trentaine d'années (...) Il faut arrêter la langue de bois. Il y a la FNSEA qui fait un lobby d'enfer pour notamment ne pas arrêter le glyphosate. Ce syndicat doit comprendre que la majorité des victimes sont des agriculteurs". (France Inter)

- Nicolas Bay, eurodéputé Rassemblement national : "je crois qu’il faut essayer d’aller très vite sur ce sujet. (…) Il faut évidemment créer les conditions pour qu’on puisse interdire le glyphosate, mais ce n’est pas simple parce qu’il faut d’abord trouver un vrai substitut, faire en sorte que nos agriculteurs, qui ne doivent pas être culpabilisés dans cette affaire, puissent avoir un produit qui soit équivalent, en efficacité, au glyphosate. Et ce produit, à ma connaissance, il n’a pas encore été trouvé". (sur franceinfo)

Partager cet article

Dans la même thématique

Elections Legislatives bureau de vote a Nice
9min

Politique

68 % des communes n’ont qu’une liste pour les municipales : « Démocratie confisquée » ou « illusion d’optique » liée au nouveau mode de scrutin ?

Pour les élections municipales, les deux tiers des communes connaissent déjà le nom de leur maire, car une seule liste a été déposée en préfecture. « C’est à cause de la transformation du mode de scrutin », qui généralise les listes paritaires pour les communes de moins de 1000 habitants, explique le sénateur PS Eric Kerrouche. Ne pas avoir le choix « n’est pas bon pour la démocratie », pointe le sénateur Horizons Franck Dhersin. Mais pour le socialiste, « ça systématise quelque chose qui était là auparavant ».

Le

President Donald Trump Delivers Joint Address To Congress in Washington
6min

Politique

Guerre en Iran : Donald Trump peut-il se passer de l’accord du Congrès américain ?

Après un week-end de tâtonnements, l’administration américaine et Donald Trump a finalement employé le terme de « guerre » pour qualifier l’intervention américaine en Iran. Une loi de 1973, permet certes au Président américain de déclencher une intervention militaire limitée, mais selon la Constitution, seul le Congrès a le pouvoir de déclarer la guerre. Deux résolutions vont être examinées au Congrès cette semaine pour tenter de limiter les pouvoirs de l’exécutif. Sans chances de succès, pour le moment. Explications.

Le