Glyphosate: Royal « condamne » la décision européenne
La ministre de l'Environnement Ségolène Royal "condamne la décision" de l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) de "ne...

Glyphosate: Royal « condamne » la décision européenne

La ministre de l'Environnement Ségolène Royal "condamne la décision" de l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) de "ne...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

La ministre de l'Environnement Ségolène Royal "condamne la décision" de l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) de "ne pas classer cancérogène probable le glyphosate", dans un communiqué diffusé jeudi.

Elle a également appelé ses homologues européens "à continuer à s’opposer" au renouvellement de son autorisation.

Les experts de l'ECHA avaient estimé mercredi que le glyphosate, une substance herbicide dont l'autorisation est contestée dans l'Union européenne, ne devait pas être classé comme cancérogène. Leurs conclusions étaient attendues par Bruxelles qui doit se pencher à nouveau sur le renouvellement de sa licence.

La ministre française de l'Environnement se dit "consternée par cet avis qui ne reconnaît pas de caractère cancérogène au glyphosate (utilisé sans co-formulant), en opposition avec l’avis rendu par le CIRC", le Centre international de recherches contre le cancer, une branche de l'Organisation mondiale de la santé. Ce dernier avait jugé le risque cancérogène "probable".

Mme Royal rappelle que "beaucoup de produits phytosanitaires utilisent du glyphosate avec des co-formulants, qui peuvent en accentuer la toxicité". Par ailleurs, "le glyphosate est, avec son métabolite l’AMPA (acide aminométhylphosphonique), le premier contaminant des cours d’eaux en France", ajoute-t-elle.

Elle appelle les ministres européens de l’Environnement à "s’opposer à un renouvellement de l’autorisation dans la durée du glyphosate au niveau européen".

Elle invite "toutes les parties prenantes, et en particulier les agriculteurs qui sont les premiers exposés aux effets des pesticides, à poursuivre leurs efforts pour développer et diffuser sur le terrain les méthodes alternatives permettant de se passer de ce pesticide".

De son côté, l'ONG Générations Futures juge la conclusion de l'ECHA "totalement incompréhensible". "Le CIRC a montré clairement qu’au moins sept études montrent une incidence accrue de certains cancers chez des animaux de laboratoires exposés au glyphosate", souligne son porte-parole, François Veillerette, dans un communiqué.

"Après l’EFSA (Agence européenne de sécurité alimentaire) et l’Agence allemande Bfr, l’ECHA balaie d’un revers de la main les preuves scientifiques retenues par le CIRC qui devraient logiquement permettre de classer le glyphosate comme probablement cancérogène pour l’homme et donc de l’exclure du marché européen", ajoute-t-il.

Partager cet article

Dans la même thématique

NANTES:Franco-German summit in Nantes
8min

Politique

« Une épouvantable tragédie » : le tandem Chirac-Jospin face au 11 septembre 2001

Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.

Le

FRA – AN – ASSEMBLEE – COMMISSION AUDITION AURORE BERGE
6min

Politique

« Grand remplacement » : une théorie « raciste », rappellent les historiens à Aurore Bergé

La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a suscité la polémique au sein même de son propre camp, en refusant de qualifier de « raciste » la théorie du grand remplacement conceptualisée par l'essayiste d'extrême droite Renaud Camus. La ministre a néanmoins qualifié la théorie de « mensongère », a affirmé qu'elle entendait la combattre, et estimé que le débat sur ce sujet « faisait partie de la liberté d'expression ». Une position intenable pour l'historien de la colonisation Nicolas Bancel, qui rappelle que « la composante raciale » est au cœur de cette théorie.

Le

Paris : Présidentielle 2027 Bruno Retailleau
2min

Politique

Sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône : « Coup de poignard », rien ne va plus entre Bruno Retailleau et ses alliés centristes

En choisissant de soutenir Valérie Boyer (LR), candidate à sa réélection dans les Bouches-du-Rhône, le président des Républicains, Bruno Retailleau, s'est attiré les foudres de ses alliés centristes au Sénat qui lui rappellent que la sénatrice Brigitte Devésa conduit une liste d'union de la droite et du centre dans le département. Le choix de Bruno Retailleau est qualifié de « coup de poignard » par le compte X des sénateurs centristes.

Le

Le Sénat
16min

Politique

Recul des LR, arrivée d’un groupe RN et la gauche qui veut limiter la casse : les enjeux des sénatoriales

Le Sénat ne devrait pas connaître de grand bouleversement après les élections sénatoriales du 27 septembre, avec le maintien d’une majorité de droite et du centre pour Gérard Larcher, où le groupe Union centriste pourrait cependant voir son poids renforcé. Mais les sénateurs se préparent à une petite révolution : l’arrivée possible du premier groupe RN. A gauche, PS et Écologistes espèrent limiter la casse par des accords « gagnant-gagnant ».

Le