Grand débat: CGT et Solidaires n’iront pas à Matignon
"Non", Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT, n'ira pas vendredi à Matignon pour discuter du grand débat national à...

Grand débat: CGT et Solidaires n’iront pas à Matignon

"Non", Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT, n'ira pas vendredi à Matignon pour discuter du grand débat national à...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

"Non", Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT, n'ira pas vendredi à Matignon pour discuter du grand débat national à venir organisé par l'exécutif en réponse au mouvement des "gilets jaunes", a-t-il dit jeudi, de même que Solidaires.

Interrogé par LCI pour savoir s'il se rendrait à ce rendez-vous, il a répondu: "non".

Solidaires non plus n'ira pas car "ça n'a aucun sens d'y aller. C'est de la communication", a dit à l'AFP Eric Beynel, son porte-parole, relevant qu'il n'y avait pas "de changement de la politique" gouvernementale.

De leur côté, Laurent Berger (CFDT), Yves Veyrier (Force ouvrière), François Hommeril (CFE-CGC), Philippe Louis (CFTC) et Luc Bérille (Unsa) se rendront à ce rendez-vous prévu à 09H00, ont dit leurs services respectifs à l'AFP.

Matignon a convié vendredi les responsables syndicaux à une "consultation" sur le débat national.

"Le Premier ministre nous a reçus le 10 décembre en disant +j'ai sûrement fait des erreurs, j'écoute pas assez, aujourd'hui dites-moi ce que vous voulez et je vous écouterai+", a expliqué M. Martinez. "On a dit ce qu'on avait à dire" et le 31 décembre, Emmanuel Macron a dit "+je ne change rien+", lors de ses voeux.

"Il a même dit - je pense que la CGT était visée - +ceux qui considèrent qu'on peut travailler moins et gagner plus, qu'ils ne comptent pas sur moi+", a relevé M. Martinez.

En revanche, M. Martinez s'est dit ouvert à "des débats citoyens" dans les départements et les localités pour mettre "noir sur blanc des revendications (...) en matière de services publics, de mobilité, de salaires".

Mais il n'appelle pas à rejoindre le mouvement des "gilets jaunes", alors que fin décembre, il avait donné des signaux de rapprochement.

"Ce mouvement n'a pas de coordination nationale. Quel interlocuteur on a au niveau national pour discuter? Aucun, d'ailleurs ils n'en veulent pas", a-t-il dit.

La CGT "ne peut pas se rallier à des individus qui réclament la suppression des cotisations sociales (qui) sont notre sécurité sociale", a ajouté M. Martinez, qui considère toutefois ce mouvement comme étant "social" par d'autres revendications, comme celles portant sur la justice fiscale et l'augmentation des salaires.

Solidaires a appelé mercredi à manifester sur l'ensemble du territoire samedi prochain lors de l'acte 9 de la mobilisation des "gilets jaunes", de même que les samedis suivants.

Partager cet article

Dans la même thématique

Tribute to Edgar Morin
7min

Politique

Présidentielle 2027 : « La candidature de Bernard Cazeneuve traduit la difficulté de notre personnel politique à se renouveler », selon Bruno Cautrès

Bernard Cazeneuve s'avance un peu plus sur le chemin déjà bien embouteillé de la présidentielle. Sans se déclarer officiellement candidat, l'ancien Premier ministre vient de publier une « Lettre aux Français » aux allures de programme, couplée à une interview dans Le Parisien dans laquelle il réaffirme son positionnement social-démocrate. Un espace déjà convoité par François Hollande et Raphaël Glucksmann.

Le

Montrouge: Entretiens politiques sur l energie avec Terra Nova
9min

Politique

Présidentielle : devant ses amis réunis à la questure du Sénat, François Hollande se prépare et met en garde contre les « candidatures de témoignage »

L’ancien chef de l’Etat, qui aspire à la redevenir, a réuni ses fidèles mercredi soir à la questure du Sénat. François Hollande, qui sortira un livre début septembre, planche sur « quelques grandes idées ». S’il n’est pas encore déclaré, il espère être en situation pour pouvoir se lancer. Mais pour lui, l’éventuel retour à l’Elysée ne passera pas par la case primaire.

Le

Paris: Questions au Gouvernement Assemblee nationale
8min

Politique

Interdiction du voile : en envisageant la piste d'un référendum, Marine Le Pen met la pression sur le Conseil constitutionnel

Mesure phare du programme de Marine Le Pen depuis de nombreuses années, l'interdiction du voile dans l'espace public nourrit quelques divisions au sein du RN. Selon les informations du Monde, la candidate à la présidentielle privilégierait désormais la piste du référendum pour faire passer cette réforme qui, sur le principe, serait contraire à la Constitution. Une voie qui permettrait d'éviter une censure a posteriori du Conseil constitutionnel. Le rôle des Sages serait toutefois déterminant en amont de la consultation des citoyens. Explications

Le