Grand débat: les enfants aussi, sous l’oeil de Brigitte Macron
"Réduire le plastique", "ouvrir des locaux pour les SDF", "stopper le harcèlement": une centaine d'enfants ont planché mercredi...

Grand débat: les enfants aussi, sous l’oeil de Brigitte Macron

"Réduire le plastique", "ouvrir des locaux pour les SDF", "stopper le harcèlement": une centaine d'enfants ont planché mercredi...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

"Réduire le plastique", "ouvrir des locaux pour les SDF", "stopper le harcèlement": une centaine d'enfants ont planché mercredi pour le grand débat sous l'oeil attentif de Brigitte Macron et du secrétaire d'Etat chargé de la protection de l'Enfance Adrien Taquet.

"Le sujet sur lequel vous débattez est celui sur lequel je reçois le plus de courrier, c'est très important pour moi", confie l'épouse du président à la vingtaine de participants à l'atelier "lutter contre les violences".

Quatre ateliers ("être solidaire", "tous citoyens", "préserver la planète", "lutter contre les violences") ont préparé le débat proprement dit mercredi après-midi à la Cité des sciences et de l'industrie.

Emma, 9 ans, constate que "dans notre atelier, tout le monde ou presque a été harcelé". Anthony, 13 ans, déplore que "souvent quand on le dit à un enseignant, on nous répond que ce n'est pas grave". Maëlys, 17 ans, souligne que "parfois, les adultes ont tous les signes devant eux et ne font rien".

Agathe suggère une ligne téléphonique, "parce qu'il est plus facile d'en parler au téléphone qu'à une personne physique".

Très concentrés, les enfants ne se sont pas laissés perturber par la forêt de micros et caméras accompagnant Brigitte Macron. "Ben oui, c'est Brigitte Macron", répond posément un gamin haut comme trois pommes à un journaliste qui lui demande s'il la reconnaît.

Enzo, Anthony, Emma, Magdalena, Abdulaye sont venus de Marseille, Metz ou de région parisienne, à travers les réseaux associatifs comme SOS Village d'enfants au le scoutisme français.

Plusieurs arborent des écharpes tricolores des conseils municipaux d'enfants, de Taverny ou L'Haÿ-les-Roses, en région parisienne.

Leurs inquiétudes? "Les déchets", "les plastiques partout", "les abeilles", "les pesticides".

Leurs solutions? "Arrêter de couper les arbres parce que ça nous rapporte de l'air", "supprimer les gobelets en plastique", "installer des bacs de compost", "distribuer à domicile le lait dans des bouteilles en verre"...

"Vous êtes la première génération à ce point sensible sur les sujets d'environnement", constate Adrien Taquet, qui se dit "scotché" par les connaissances des enfants.

Le rejet de la différence, handicap ou couleur de peau, les révulse. Abdulaye "rêve qu'on se sente à l'aise dans tous les pays". Abigail, 14 ans, trouve que "18 ans c'est bien tard pour voter".

La question de l'inégalité de salaire entre femmes et hommes revient plusieurs fois sur le tapis. "Il y a des lois mais ça n'a pas l'air de marcher", relève un enfant.

A 18h, il faut conclure car certains reprennent le train. Adrien Taquet promet que "les conclusions des ateliers seront transmises au grand débat" et propose la création d'une "chambre de l'avenir" qui associerait les enfants aux travaux du Conseil économique, social et environnemental (Cese).

Partager cet article

Dans la même thématique

FRA – BOOK – CONSENTEMENT
2min

Politique

Crise chez Grasset : la sénatrice Sylvie Robert (PS) propose de créer une clause de conscience pour les auteurs

Alors que plus de 150 écrivains annoncent quitter la maison d’édition Grasset pour protester contre le renvoi du PDG Olivier Nora, la sénatrice socialiste Sylvie Robert propose une « loi d’urgence » pour « protéger les auteurs ». Le but : permettre aux auteurs d’activer une clause de conscience en cas de changement radical de la ligne éditoriale de leur éditeur.

Le

FRA – ELECTIONS MUNICIPALES – LR RETAILLEAU
10min

Politique

« Il faut qu’il abatte son jeu et rentre sur le terrain » : Bruno Retailleau pourrait être candidat officiel des LR pour 2027 dès dimanche

Les militants LR sont appelés à choisir le mode de désignation de leur candidat ce week-end. Mais entre primaire fermée, primaire semi-ouverte et président du parti propulsé candidat, c’est la troisième option qui tient la corde. De quoi permettre au président des LR de lancer le second étage de la fusée et dévoiler son programme « de rupture ». Un meeting est en préparation avant l’été. Il pourrait se faire au Parc floral de Paris, le 20 juin.

Le

Grand débat: les enfants aussi, sous l’oeil de Brigitte Macron
4min

Politique

Loi-cadre sur les transports : « Nous allons donner des moyens supplémentaires pour investir dans les transports », promet le ministre Philippe Tabarot

Alors que le projet de loi-cadre sur les transports est examiné en séance au Sénat, Philippe Tabarot a égrené les grandes lignes de « son » texte, jeudi 16 avril, au micro de Public Sénat. Le ministre des transports veut assurer la pérennité des financements du secteur, notamment via les recettes des péages autoroutiers et un nouveau contrat avec SNCF Réseau.

Le

Marine Le Pen and Jordan Bardella Hold Campaign Rally in Chalons-en-Champagne
6min

Politique

Présidentielle : « Une inclinaison libérale plus prononcée au RN, incarnée par Jordan Bardella, ne sera pas forcément de nature à rebuter son électorat »

Jeudi et vendredi, les cadres du RN se retrouvent dans un lieu secret pour « un séminaire présidentiel ». Le parti, qui est toujours suspendu à la décision de la Cour d’appel sur l’inéligibilité de Marine Le Pen, n’est pas encore tout à fait en ordre de marche. Au fil des mois, Jordan Bardella semble s’éloigner de la ligne souverainiste et étatiste prônée lors des précédentes campagnes présidentielles. Faut-il y voir un antagonisme ou une manière d'accéder à un dernier territoire de conquête électorale ?

Le