Grand débat: « pas d’unanimité » sur l’ISF ou le RIC
Les deux ministres coordinateurs du grand débat ont indiqué dimanche dans un entretien à Ouest France qu'il n'y avait pas "unanimité" des...

Grand débat: « pas d’unanimité » sur l’ISF ou le RIC

Les deux ministres coordinateurs du grand débat ont indiqué dimanche dans un entretien à Ouest France qu'il n'y avait pas "unanimité" des...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Les deux ministres coordinateurs du grand débat ont indiqué dimanche dans un entretien à Ouest France qu'il n'y avait pas "unanimité" des Français sur tous les sujets, "y compris sur les totems" tels ISF ou référendum d'initiative citoyenne (RIC).

A l'issue de deux mois de consultation nationale, la synthèse qui sera livrée lundi par le gouvernement sera "assez plurielle", selon Emmanuelle Wargon.

Cela vient notamment du fait que "ce ne sont pas les mêmes personnes qui s’expriment en fonction des différents supports": "la plateforme en ligne a plutôt mobilisé des urbains, les cahiers ont été très utilisés par les ruraux, et les réunions ont été assez bien réparties sur tout le territoire".

Les questions du grand débat
Bilan des questions à choix limité posées aux contributeurs du site granddebat.fr
AFP

"Plus de 1,5 million de personnes ont participé directement. Un tiers via le site, un tiers dans les réunions, un tiers par l’intermédiaire des cahiers ou de courriers", souligne-t-elle, ajoutant qu'il n'y a "pas d’unanimité sur tout", "y compris sur les totems".

"On est rentré dans le débat avec ces deux totems", rétablissement de l'ISF et création d'un RIC, "mais ils se sont progressivement dilués avec d’autres préoccupations", rapporte son collègue Sébastien Lecornu.

"La transition écologique, peu présente en janvier, est montée en puissance en février et début mars, par exemple (...) La baisse des impôts est évoquée sur tous les supports - ce n’est pas un scoop - mais quand on regarde ce qui est dit sur la façon de les baisser, où, comment et pour qui, des différences apparaissent", détaille le ministre.

Les contributions au grand débat
Contributions libres déposées par jour sur la plateforme granddebat.fr et nombre de participants
AFP

"Les gens ont parlé très librement de ce qu’ils voulaient. La preuve : quatre thèmes qui n’étaient pas proposés se dégagent dans les synthèses", santé-social-intégration, pouvoir d’achat, entreprise et emploi, éducation, complète Mme Wargon, évoquant aussi "beaucoup de choses (qui) se sont également exprimées spontanément autour de l’attachement au territoire et à la proximité".

Et "les thèmes qui étaient mis au débat" par Emmanuel Macron - écologie, impôts, services publics, démocratie - "ont été traités" donc "il s’agissait bien de sujets qui intéressent les Français", assure la ministre.

Après la synthèse lundi, le Premier ministre fera mardi une déclaration à la tribune de l'Assemblée, suivie d'un débat sans vote. Même exercice le lendemain devant le Sénat à majorité de droite. Les décisions d'Emmanuel Macron sont attendues au plus tôt à partir de la mi-avril.

Partager cet article

Dans la même thématique

Grand débat: « pas d’unanimité » sur l’ISF ou le RIC
7min

Politique

Présidentielle 2027 : pourquoi l’élection française inquiète déjà les Européens

À huit mois de la présidentielle française, Bruxelles scrute déjà avec inquiétude les propositions des principaux candidats. Budget européen, primauté du droit de l’UE, dette, soutien à l’Ukraine... l’éventualité d’une victoire du RN ou de Jean-Luc Mélenchon alimente les craintes. Au point de transformer la France en maillon faible de l'UE ? Ici l'Europe ouvre le débat, avec les eurodéputés Daniel Freund (Allemagne, Les Verts), Charles Goerens (Luxembourg, Renew Europe) et Andras Laszlo (Hongrie, Patriotes pour l’Europe).

Le

Paris : Francois Bayrou recoit l l UDI
7min

Politique

« Pas à la hauteur » : le coup de gueule d’Hervé Marseille, après le soutien de Bruno Retailleau à Valérie Boyer pour les sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône

Ça chauffe dans les Bouches-du-Rhône, où le soutien du président de LR, Bruno Retailleau, à la liste de la sénatrice LR Valérie Boyer, reste au travers de la gorge de son homologue de l’UDI, le sénateur Hervé Marseille. Car les LR ont apporté leur investiture à une autre liste, celle de la sénatrice UDI Brigitte Devésa et de Renaud Muselier, membre de Renaissance. Gérard Larcher devrait se rendre sur place la semaine prochaine pour soutenir cette liste. Un imbroglio qui divise un peu plus la droite sur place. Explications.

Le

NANTES:Franco-German summit in Nantes
8min

Politique

« Une épouvantable tragédie » : le tandem Chirac-Jospin face au 11 septembre 2001

Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.

Le

FRA – AN – ASSEMBLEE – COMMISSION AUDITION AURORE BERGE
6min

Politique

« Grand remplacement » : une théorie « raciste », rappellent les historiens à Aurore Bergé

La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a suscité la polémique au sein même de son propre camp, en refusant de qualifier de « raciste » la théorie du grand remplacement conceptualisée par l'essayiste d'extrême droite Renaud Camus. La ministre a néanmoins qualifié la théorie de « mensongère », a affirmé qu'elle entendait la combattre, et estimé que le débat sur ce sujet « faisait partie de la liberté d'expression ». Une position intenable pour l'historien de la colonisation Nicolas Bancel, qui rappelle que « la composante raciale » est au cœur de cette théorie.

Le