Grande distribution : « Le problème est plus moral que législatif » selon Michel Raison
Michel Raison, sénateur LR de Haute-Saône, est revenu sur les différents points concernant la juste rétribution des agriculteurs contenus dans le projet de loi alimentation.

Grande distribution : « Le problème est plus moral que législatif » selon Michel Raison

Michel Raison, sénateur LR de Haute-Saône, est revenu sur les différents points concernant la juste rétribution des agriculteurs contenus dans le projet de loi alimentation.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

1 min

Publié le

Mis à jour le

« Attention, si on n’est pas compétitif par rapport à nos voisins et si on rajoute encore des boulets aux agriculteurs français, ça va se compliquer » a prévenu depuis le salon de l’Agriculture, Michel Raison, en faisant référence aux contraintes environnementales.

Mais ce qui est véritablement dans son viseur,  ce sont les relations des producteurs avec la grande distribution. « Les deux points (du projet de loi) concernant la grande distribution me satisfont, c’est le seuil de revente à perte et c’est l’encadrement des promotions ». Mais le sénateur LR craint que ces deux points ne suffisent pas à améliorer la rémunération des producteurs. « J’ai été député en 2002. J’ai suivi tous les dossiers de relations commerciales. À chaque fois qu’on votait un texte. On n’avait pas encore levé la main, que la grande distribution, en commençant par M. Leclerc, avait déjà trouvé la solution pour contourner la loi. Le problème est plus moral que législatif en ce qui concerne la grande distribution » a-t-il estimé.

Partager cet article

Dans la même thématique

Capture d’écran du documentaire « Michel Debré et La Réunion, dérives d’une ambition républicaine » d’Alice Cohen
4min

Politique

Les « docus de l’été » : L’histoire oubliée de l’île de La Réunion

C’est un chapitre méconnu de l’histoire de France : la politique menée par Michel Debré à La Réunion entre 1963 et 1988. Pendant vingt-cinq ans, l’ancien Premier ministre du général de Gaulle mettra tout en œuvre pour contenir les velléités autonomistes qui traversent l’île, notamment celles portées par les communistes réunionnais. Traumatisé par l’indépendance de l’Algérie, inquiet de la montée des mouvements anticoloniaux et frappé par la misère qui touche alors une grande partie de la population, il engage une politique volontariste de modernisation fondée sur de grands travaux, des investissements massifs mais aussi des mesures beaucoup plus contestées, comme le transfert de milliers de mineurs vers la métropole. Cette période complexe et controversée de l’histoire réunionnaise est au cœur du documentaire d’Alice Cohen, "Michel Debré et La Réunion", dérives d’une ambition républicaine à voir cet été sur Public Sénat.

Le

Gare SNCF Toulouse MATABIAU
7min

Politique

« Rien n’a été prévu » : un rapport du Sénat dresse un bilan sévère sur l’ouverture du réseau ferroviaire à la concurrence

Cinq après l’ouverture du ferroviaire à la concurrence, un rapport sénatorial salue l’efficacité budgétaire de la réforme, mais regrette l’impréparation de l’Etat face aux bouleversements engendrés par la fin du monopole de la SNCF. L’éclatement du réseau et le sous-financement des lignes moins rentables préoccupent particulièrement les sénateurs.

Le