Hamon: le revenu universel « aura lieu »
L'ancien ministre de l'Education Benoît Hamon a estimé mardi que le revenu universel qu'il défend "aurait lieu", même si cette...

Hamon: le revenu universel « aura lieu »

L'ancien ministre de l'Education Benoît Hamon a estimé mardi que le revenu universel qu'il défend "aurait lieu", même si cette...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

L'ancien ministre de l'Education Benoît Hamon a estimé mardi que le revenu universel qu'il défend "aurait lieu", même si cette mesure est très critiquée, y compris à gauche où Arnaud Montebourg a parlé d'une "mesure irréalisable".

"Moi je pense que le revenu universel aura lieu, la question est de savoir lequel. Et je me souviens que lorsque Michel Rocard a fait le RMI on entendait les mêmes arguments, c'était irréalisable", a répondu sur BFMTV le candidat à la primaire du PS et de ses alliés.

Mardi matin sur RTL, M. Montebourg avait jugé "irréalisable" cette mesure. "C'est une solution pour après-demain parce qu'elle est infaisable. Si vous décidez de verser un revenu universel de 700 et quelques euros, ça coûte l'équivalent de la totalité du budget de l'Etat".

"Arnaud Montebourg auparavant il était favorable au revenu universel, il l'a même défendu dans un +Antimanuel de politique+, donc il a changé d'avis", a lancé M. Hamon.

"Au moment où on a fait la sécurité sociale, c'était irréalisable. Pouvez-vous me dire à quel montant était la sécurité sociale en 1945 ? L'équivalent de 100% du PIB. Ce qui a été réalisable après-guerre ne le serait plus, alors qu'on parle 15 à 20% du PIB ? C'est un choix", a encore argumenté le député des Yvelines, pour qui ce revenu est la réponse adaptée à la "raréfaction du travail".

M. Hamon a rappelé son souhait d'arriver par étapes, d'ici cinq ans, à un revenu universel distribué à tous. Dans un premier temps, seuls en bénéficieraient les 18-25 ans, ce qui demande de mobiliser 45 milliards d'euros.

Cette mesure pourrait être financée grâce à une "fiscalité sur le patrimoine qui soit beaucoup plus juste".

Partager cet article

Dans la même thématique

Hamon: le revenu universel « aura lieu »
3min

Politique

Propos antisémites révélés par Mediapart : « L’objectif, c’est de tuer ma carrière politique », dénonce Jordan Bardella

Mis en cause, lundi, dans un article de Mediapart qui a révélé des écrits antisémites de Jordan Bardella datant de 2013, le président du RN a annoncé dans la foulée le dépôt d’une plainte pour diffamation. Avant d’accueillir les nouveaux sénateurs RN élus dimanche pour une réunion de groupe à l’Assemblée, l’eurodéputé a dénoncé une opération menée « par des fanatiques d’extrême gauche » avec pour « objectif » de le « tuer politiquement ».

Le

President Emmanuel Macron press conference following a meeting with candidates for the 2027 presidential election and party leaders
4min

Politique

Sondage : avec 82 % d’opinions défavorables, Emmanuel Macron atteint son record d’impopularité, sur fond de grogne sur les carburants

Selon le dernier baromètre Odoxa réalisé avec Mascaret pour Public Sénat et la presse régionale, l’exécutif atteint un niveau d’impopularité record sur fond de hausse des prix du carburant, malgré les annonces de soutien aux “gros rouleurs”. Emmanuel Macron ne récolte que 18 % d’opinions favorables contre 24 % pour Sébastien Lecornu.

Le

PARIS: REF 2026, Rencontre des Entrepreneurs de France 2026 du Medef – Présidentielle 2027 : Premier débat de la campagne entre sept candidats réunis par le Medef
4min

Politique

Sondage : les cotes de popularité de Marine Le Pen et d’Edouard Philippe reculent fortement, Raphaël Glucksmann progresse

A l’approche du scrutin présidentiel et selon le dernier baromètre Odoxa réalisé avec Mascaret pour Public Sénat et la presse régionale, les cotes de popularité de Marine Le Pen (35 % d’opinions favorables) et d’Edouard Philippe (27 % d’opinions favorables) reculent de 5 points et de 3 points. A gauche les candidats à la primaire social-démocrate sont épargnés, notamment Raphaël Glucksmann qui progresse légèrement.

Le