Hamon met en garde contre la « tentation d’une solution autoritaire »
Le fondateur de Générations Benoît Hamon a mis en garde dimanche contre la "tentation d'une solution autoritaire", estimant que...

Hamon met en garde contre la « tentation d’une solution autoritaire »

Le fondateur de Générations Benoît Hamon a mis en garde dimanche contre la "tentation d'une solution autoritaire", estimant que...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le fondateur de Générations Benoît Hamon a mis en garde dimanche contre la "tentation d'une solution autoritaire", estimant que la présidente du Rassemblement national (RN) Marine Le Pen pourrait être élue présidente en 2022.

"La tentation d'une solution autoritaire dans la droite radicale ou l'extrême droite est de plus en plus forte", a estimé sur Radio J l'ancien ministre. Un récent sondage Ifop qui crédite le RN de 24% des voix (+4 points depuis octobre) aux élections européennes de mai, devant LREM de 18% (-2 points depuis octobre).

"En 2022, Marine Le Pen peut être présidente de la République", selon lui. La dirigeante d'extrême droite est "hélas dans notre pays l'alternative la plus immédiate pour les Français qui appartiennent aux classes populaires" et "que ce soit elle la solution, c'est notre échec collectif".

L'ancien candidat socialiste à la présidentielle a relevé à cet égard "deux aspects" dans le mouvement des "gilets jaunes": "des aspects aspirant à la justice sociale et des aspects qui remettent en cause profondément la démocratie représentative, le fonctionnement d'une démocratie tout court, des dérives autoritaires, racistes".

Il a déploré que la gauche ait "encore du mal à se faire entendre" et fustigé la "stratégie populiste" du chef de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon, qui "n'est pas bonne car elle contribue à éclater la gauche et à la faire perdre".

Le "point culminant (des +gilets jaunes+) est peut-être derrière nous", a-t-il estimé au lendemain d'une mobilisation en décrue des "gilets jaunes". "Je l'espère pour ce qui concerne les violences. Ce mouvement a été abîmé par les violences qu'a connues Paris" et certaines villes de province, selon lui.

Partager cet article

Dans la même thématique

Sénat 360
4min

Politique

Gérard Larcher réélu à la présidence du Sénat pour la sixième fois

Le président Les Républicains du Sénat, Gérard Larcher, a été réélu ce jeudi 1er octobre pour un nouveau mandat de trois ans à la tête de la Chambre haute. Sans surprise, il l’a très largement emporté dès le premier tour, selon les résultats proclamés dans l'hémicycle.

Le

Hamon met en garde contre la « tentation d’une solution autoritaire »
3min

Politique

« Ici l'antisémitisme, le racisme, le rejet de l'autre n'ont pas leur place », avertit Gérard Larcher, reconduit à la tête du Sénat 

Invité à réagir aux accusations d’antisémitisme qui visent Jordan Bardella, Gérard Larcher, tout juste réélu président du Sénat, ne veut « pas porter des jugements définitifs sans preuves ». Il assure toutefois vouloir se montrer inflexible devant des propos et des comportements « insupportables », alors qu’un groupe RN-UDR vient de faire son entrée à la Chambre haute.

Le