Harcèlement au MJS : Laurence Rossignol, « troublée » que l’affaire ne soit pas remontée jusqu’à elle
Référente au Parti socialiste en matière de protection des femmes, la sénatrice Laurence Rossignol « veut comprendre » comment les accusations d’agressions sexuelles au sein du Mouvement des jeunes socialistes ne sont pas sorties au grand jour plus tôt.

Harcèlement au MJS : Laurence Rossignol, « troublée » que l’affaire ne soit pas remontée jusqu’à elle

Référente au Parti socialiste en matière de protection des femmes, la sénatrice Laurence Rossignol « veut comprendre » comment les accusations d’agressions sexuelles au sein du Mouvement des jeunes socialistes ne sont pas sorties au grand jour plus tôt.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Les révélations de Libération sur Thierry Marchal-Beck, l’ancien président du Mouvement des jeunes socialistes (MJS), accusé d’agressions sexuelles par au moins huit femmes, fait réagir Laurence Rossignol. Invitée de l’émission Parlement Hebdo sur Public Sénat et LCP-AN, l’ancienne ministre des Familles, de l'Enfance et des Droits des femmes, toujours très investie sur ces questions, se dit « troublée ».

« Comment est-ce possible que ce ne soit jamais remonté jusqu’à mes oreilles […] Je veux comprendre », réagit la sénatrice, stupéfaite, qui veut faire la lumière sur cette affaire pour qu’elle ne se reproduise plus.

« On a tous un problème qui est une espèce de corporatisme »

La sénatrice, qui a discuté avec plusieurs membres de la direction collégiale du parti, est ébahie que l’affaire ne se soit pas ébruitée avant les révélations de Libération. « Comment est-ce possible que des comportements de ce type, qu’un individu soumette des femmes autour de lui, qu’elles conservent ça pour elles-mêmes, ou que ceux à qui elles en parlent, ne puissent parler ? »

Avant qu’une sorte d’enquête interne ne soit mise sur pied, Laurence Rossignol, qui refuse d’être « la bœuf-carotte de cette affaire », songe à plusieurs pistes d’explication. « On a tous un problème qui est une espèce de corporatisme », considère-t-elle. « Je pense qu’il y a probablement des gens qui n’ont pas mesuré, non pas su comment faire. »

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Assemblee nationale questions au gouvernement
4min

Politique

Après avoir fracturé le camp présidentiel, le projet de loi d’urgence agricole revient au Sénat : le sort de Monique Barbut en suspens

Après un vote tumultueux à l’Assemblée nationale, qui a vu les soutiens du gouvernement se fracturer autour de la question des pesticides, le projet de loi d’urgence agricole est soumis à un dernier vote du Sénat ce mardi. Son adoption définitive pourrait pousser la ministre de la Transition écologique vers la sortie.

Le

Capture d’écran du documentaire « Michel Debré et La Réunion, dérives d’une ambition républicaine » d’Alice Cohen
4min

Politique

Les « docus de l’été » : L’histoire oubliée de l’île de La Réunion

C’est un chapitre méconnu de l’histoire de France : la politique menée par Michel Debré à La Réunion entre 1963 et 1988. Pendant vingt-cinq ans, l’ancien Premier ministre du général de Gaulle mettra tout en œuvre pour contenir les velléités autonomistes qui traversent l’île, notamment celles portées par les communistes réunionnais. Traumatisé par l’indépendance de l’Algérie, inquiet de la montée des mouvements anticoloniaux et frappé par la misère qui touche alors une grande partie de la population, il engage une politique volontariste de modernisation fondée sur de grands travaux, des investissements massifs mais aussi des mesures beaucoup plus contestées, comme le transfert de milliers de mineurs vers la métropole. Cette période complexe et controversée de l’histoire réunionnaise est au cœur du documentaire d’Alice Cohen, "Michel Debré et La Réunion", dérives d’une ambition républicaine à voir cet été sur Public Sénat.

Le