Harcèlement scolaire, homophobie : « Je crois que le ministre était sincère dans son émotion », réagit Mélanie Vogel
La sénatrice écologiste, Mélanie Vogel est revenue sur l’émotion du ministre de l’Education suscitée par sa question sur le harcèlement scolaire et le suicide d’un adolescent cible d’attaques homophobes.

Harcèlement scolaire, homophobie : « Je crois que le ministre était sincère dans son émotion », réagit Mélanie Vogel

La sénatrice écologiste, Mélanie Vogel est revenue sur l’émotion du ministre de l’Education suscitée par sa question sur le harcèlement scolaire et le suicide d’un adolescent cible d’attaques homophobes.
Simon Barbarit

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Un ministre au bord des larmes aux questions d’actualité du gouvernement, l’image est rare. C’est arrivé ce mercredi à Pap Ndiaye interpellé par la sénatrice écologiste Mélanie Vogel sur le suicide d’un adolescent du jeune Lucas, 13 ans, cible d’un harcèlement scolaire homophobe.

« Je crois que le ministre était sincère dans son émotion. Je ne pense pas que c’était fabriqué », a réagi la sénatrice, Mélanie Vogel au micro de Public Sénat. Mélanie Vogel en a profité pour rappeler « que certaines prises de parole dans l’espace public sont le terreau de l’homophobie. L’école est le reflet de notre société. Le harcèlement touche les personnes qui sont victimes de discrimination dans la société ».

La sénatrice avait, quelques minutes plus tôt, interpellé dans l’hémicycle sénateurs et sénatrices et aux membres du gouvernement « dont les propos ont nourri et nourrissent ces violences ». Elle précise : « Il y a une responsabilité des politiques qui participent à véhiculer des clichés homophobes et des positions homophobes qui participent à discriminer les personnes LGBT ».

Mélanie Vogel estime, par ailleurs, que « le gouvernement a sa part de responsabilité ». Et estime que « des personnes de ce gouvernement ont tenu des propos homophobes, LGBTIphobes, qui ont participé à la Manif pour tous… La Manif pour tout à fait augmenter les violences envers les personnes LGBT », souligne-t-elle.

Sans son viseur, l’ancienne ministre, Caroline Cayeux, « mais même Gérald Darmanin a marché avec la Manif pour tous, Christophe Béchu, aussi », cite-t-elle.  « Ce sont des symboles qui ont des effets concrets […] J’aimerais beaucoup que ça leur apprenne quelque chose et qu’ils changent ».

 

Partager cet article

Dans la même thématique

Presidential candidate Jean-Luc Melenchon gives a press conference in Paris
7min

Politique

Écorégions : Jean-Luc Mélenchon propose de redessiner la carte des régions pour faire de la France « la première République écologique du monde »

En pleine séquence de canicule, le chef de file de La France insoumise relance son projet de « république écologique ». Le candidat à l’élection présidentielle propose, s’il accède à l’Élysée, de remplacer les régions actuelles par treize « écorégions » organisées autour des bassins versants. Une réforme institutionnelle ambitieuse, qui reste à ce stade une proposition de campagne.

Le

Session of questions to the government at the National Assembly
9min

Politique

Main tendue de Laurent Wauquiez à Édouard Philippe : « C'est le retour de la droite la plus bête du monde », tacle le camp de Bruno Retailleau

Dans les colonnes du Figaro, le patron des députés de droite, Laurent Wauquiez semble avoir, une fois de plus, savonné la planche du candidat à la présidentielle de son parti, Bruno Retailleau, estimant, sans le nommer, qu'il devrait « savoir se retirer le plus tôt possible » au profit du candidat le mieux placé pour rassembler la droite et le centre, en l'occurrence Édouard Philippe. Si l'entourage de Laurent Wauquiez dément tout soutien au candidat Horizons, ses propos agacent mais ne surprennent pas vraiment le camp du Vendéen.

Le

Harcèlement scolaire, homophobie : « Je crois que le ministre était sincère dans son émotion », réagit Mélanie Vogel
3min

Politique

Loi d’urgence agricole : « Si le Sénat fait le choix de faire capoter le texte, ce sera sa responsabilité », tacle Marc Fesneau, président des députés MoDem

Invité de la matinale de Public Sénat ce jeudi, Marc Fesneau a réaffirmé les lignes rouges de la majorité gouvernementale concernant le projet de loi d’urgence agricole, actuellement examiné au Sénat. La réintroduction de plusieurs pesticides par les sénateurs menace de « faire capoter le texte », qui ne pourra être voté en l’état à l’Assemblée, avertit l’ancien ministre de l’agriculture.

Le