Manuel Valls a qualifié mercredi sur RTL de "plaisanterie" les informations de presse affirmant que François Hollande était brouillé avec lui, assurant que le président de la République souhaitait sa victoire à la primaire de la gauche.
Un froid entre le chef de l'Etat et l'ex-Premier ministre, comme le rapporte notamment le Canard Enchaîné, selon qui les deux hommes ne sont pas même pas souhaité bonne année ?
"C'est une plaisanterie, nous nous sommes encore parlés il y a quelques jours pour nous souhaiter la bonne année", a répondu M. Valls sur RTL.
"François Hollande a décidé de ne pas être candidat à la présidence de la République et de ne pas passer par la primaire, ce n'est pas pour se remettre dans le débat sur la primaire", a plaidé M. Valls, interrogé sur l'absence de soutien public du président.
François Hollande et Manuel Valls à la sortie du Conseil des ministres le 30 novembre 2016 à l'Elysée à Paris
AFP/Archives
"Mais ne pensez pas un seul instant que François Hollande ne suit pas cette élection primaire avec intérêt et qu'il ne souhaite pas la victoire de celui qui peut représenter, celui qui a assumé, les responsabilités du pouvoir, qui assume le bilan et qui ouvre d'autres choix", a-t-il encore affirmé.
"Laissez au président de la République le soin de s'exprimer, il le fera après la primaire, sa parole comptera", a encore dit l'ancien Premier ministre.
Lors de l'annonce de sa non candidature à l'élection présidentielle, François Hollande avait surpris en n'adressant aucun message de soutien, même indirect à Manuel Valls.
Celui-ci s'était attiré les foudres de proches du chef de l'Etat en affirmant dans le Journal du Dimanche en décembre qu'il n'excluait pas de se présenter à la primaire de la gauche face au président de la République, quelques jours avant la renonciation de ce dernier.
À la suite des violences en marge des mobilisations du 17 octobre dernier, Emmanuel Macron a annoncé, ce jeudi, que seules les manifestations organisées par des syndicats seraient autorisées samedi, avec des tracés visant à protéger les commerces.
A l’issue du Conseil de sécurité, ce jeudi 22 octobre, Emmanuel Macron a exprimé sa volonté d’interdire « partout où on le peut », les manifestations qui ne seraient pas organisées par les syndicats. Un durcissement qui s’ajoute aux précédentes mesures déjà annoncées le 18 octobre.
Répondant à l’appel d’associations et de syndicats, plusieurs dizaines de milliers de contre-manifestants sont attendus, ce week-end, à Orléans, pour protester contre le congrès du RN. L’occasion pour Marine Le Pen et les cadres du parti de rappeler l’une de leurs mesures phares : la fin des subventions publiques aux associations « politisées ».
Invité de la matinale de Public Sénat, Michel Barnier a renouvelé son soutien à Bruno Retailleau, tout en défendant le principe d’une candidature unique à droite et au centre, désigné par une primaire.