Hollande: budget militaire suffisant, à augmenter dans l’avenir
François Hollande a souligné mercredi que le budget de la Défense avait été augmenté durant son quinquennat, estimant qu'il était...

Hollande: budget militaire suffisant, à augmenter dans l’avenir

François Hollande a souligné mercredi que le budget de la Défense avait été augmenté durant son quinquennat, estimant qu'il était...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

François Hollande a souligné mercredi que le budget de la Défense avait été augmenté durant son quinquennat, estimant qu'il était actuellement suffisant même s'il faudrait des "efforts supplémentaires" dans les prochaines années.

Interrogé par des journalistes sur une demande exprimée par le chef d'état-major des armées, Pierre de Villiers, d'"une hausse progressive du budget de la défense" pour atteindre les 2% du PIB, contre 1,77% actuellement, le président de la République a souligné que "le budget de la défense a déjà été augmenté (...), tout au long du quinquennat".

"La loi de programmation militaire a été révisée à la hausse, aucune loi de programmation militaire sous la Ve République n'avait été révisée à la hausse", a ajouté M. Hollande dans la cour de l'Elysée à la suite du Conseil des ministres.

"C'est une responsabilité que j'ai prise avec les Premiers ministres successifs, de faire que nos armées puissent être dotées des moyens indispensables pour assurer nos missions à l'extérieur, celles que j'ai moi même décidées pour assurer la protection des Français à l'intérieur, dans l'opération Sentinelle, et faire en sorte que nous puissions avoir une force de dissuasion qui soit crédible", a précisé M. Hollande.

"Nous avons aujourd'hui les ressources nécessaires par rapport à nos objectifs, mais il y aura encore dans les prochaines années à faire des efforts supplémentaires", a-t-il conclu; il s'est ensuite rendu à la résidence de l'ambassadeur d'Allemagne pour signer un registre de condoléances après l'attentat de Berlin, accompagné du Premier ministre Bernard Cazeneuve, du ministre des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault et du secrétaire d'Etat aux Affaires européennes Harlem Désir.

Le chef d'état-major des armées (CEMA), le général Pierre de Villiers, plaide mercredi dans Les Echos pour un effort budgétaire accru en matière de défense, soulignant qu'"on ne gagne pas une guerre sans effort de guerre".

Au surlendemain de l'attentat au camion-bélier qui a fait 12 morts lundi soir à Berlin, le CEMA signe une tribune dans le quotidien économique où il demande "une hausse progressive du budget de la défense" pour atteindre les 2% du PIB, contre 1,77% actuellement.

Il s'agit de "rester capable d'assurer, dans la durée, la protection de la France et des Français face au spectre complet des menaces", écrit-il.

Partager cet article

Dans la même thématique

France Simone Veil
9min

Politique

Bernadette Chirac, l’ancienne Première dame, est morte à 93 ans 

L’épouse du président Jacques Chirac, lui-même disparu en 2019, est morte vendredi 5 juin dans la soirée à 93 ans, annonce sa fille Claude à l’AFP. L’ancienne Première dame qui a progressivement pris la lumière durant les années passées à l’Elysée, a aussi mené une longue carrière d’élue locale, d’abord dans l’ombre de son mari, puis de manière indépendante.

Le

France Missing Girl
7min

Politique

Affaire Lyhanna : « Il y a une chaîne judiciaire qui n’a pas fonctionné, c’est assez accablant », affirme Isabelle Florennes

Depuis les révélations autour du profil de Jérôme Barella mis en examen pour enlèvement et séquestration de Lhyanna dans le Gers le 29 mai, la classe politique jusqu’à Emmanuel Macron pointe les failles de la justice. Les sénateurs attendent que les résultats de l’enquête administrative diligentée par le gouvernement leur soient présentés dans les semaines à venir.

Le

PARIS Gerald Darmanin place Vendome
4min

Politique

Affaire Lyhanna : que dit la circulaire de Gérald Darmanin de 2025 ?

Une semaine après la disparition de la jeune Lyhanna à Fleurance, Gérald Darmanin dénonce les « dysfonctionnements » de l’État dans le suivi du principal suspect, actuellement mis en examen. Le ministre de la Justice fait notamment référence à sa circulaire de politique pénale générale, envoyée en janvier 2025, où il appelait au « traitement prioritaire » des violences sur enfants. Celle-ci n’aurait pas été respectée.

Le