Hollande épingle Trump: le « chantage » aux entreprises n’est « pas ma conception de l’économie »
François Hollande a critiqué mardi, sans le nommer, Donald Trump et sa stratégie de maintien des emplois aux Etats-Unis, estimant...

Hollande épingle Trump: le « chantage » aux entreprises n’est « pas ma conception de l’économie »

François Hollande a critiqué mardi, sans le nommer, Donald Trump et sa stratégie de maintien des emplois aux Etats-Unis, estimant...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

François Hollande a critiqué mardi, sans le nommer, Donald Trump et sa stratégie de maintien des emplois aux Etats-Unis, estimant que "faire du chantage" sur les entreprises revenait à "faire des promesses verbales".

"Il y a ici des représentants des entreprises françaises ou étrangères installées en France et qui contribuent par leurs investissements et leurs performances à créer de l'emploi, je les en remercie", a observé le chef de l'Etat qui présentait ses voeux aux partenaires sociaux, parmi lesquels de nombreux chefs d'entreprise.

"Je ne leur demande pas de venir me voir pour qu'ils rapatrient des emplois ici, ce qui généralement revient à faire des promesses verbales avant l'entrée en fonction", a-t-il cependant enchaîné.

"Il se trouve que telle n'est pas ma situation, mais quand même, ce n'est pas ma conception de l'économie", a ajouté François Hollande alors que le président élu américain a prévenu que les entreprises américaines qui délocaliseraient pour baisser leurs coûts de production en subiraient "les conséquences".

"Ma conception de l'économie, c'est de pouvoir accepter l'ouverture avec des règles et ne pas faire du chantage ou de la pression sur les entreprises", a insisté le président français.

"En même temps, ce que je demande aux entreprises, c'est d'avoir aussi le sens de la responsabilité et d'éviter que les populismes ou les extrémismes finissent par l'emporter, y compris à leur détriment", a-t-il conclu sur ce point.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris : Socialist Party Primary Debate Ahead of France’s 2027 Presidential Election
7min

Politique

« L’éléphant dans la pièce » : LFI s’invite encore dans le débat de la primaire socialiste 

Pour leur deuxième débat, les cinq candidats à la primaire sociale-démocrate ont une nouvelle fois buté sur les mêmes lignes de fracture. La France insoumise, pourtant absente du plateau, s'est imposée dans les échanges, de la mobilisation lycéenne aux alliances en vue des législatives. Sur Gaza, le mot « génocide » a fait voler en éclats la courtoisie de façade entre Olivier Faure, Raphaël Glucksmann et Jérôme Guedj.

Le

Senat : QAG
9min

Politique

Tentative de groupe Nouvelle Energie et de « putsch » contre Claude Malhuret, « psychodrame » : c’est la folle semaine du « mercato » au Sénat

La suite des sénatoriales réserve quelques surprises. Des sénateurs membres de Nouvelle énergie, le parti du candidat à la présidentielle, David Lisnard, ont tenté de créer un nouveau groupe, avec des frondeurs du groupe Les Indépendants, présidé par Claude Malhuret, proche d’Edouard Philippe. L’affaire semble jusqu’ici échouer, mais crée des tensions au Palais du Luxembourg, où la semaine du « mercato » bat son plein.

Le

Sénat 360
4min

Politique

Gérard Larcher réélu à la présidence du Sénat pour la sixième fois

Le président Les Républicains du Sénat, Gérard Larcher, a été réélu ce jeudi 1er octobre pour un nouveau mandat de trois ans à la tête de la Chambre haute. Sans surprise, il l’a très largement emporté dès le premier tour, selon les résultats proclamés dans l'hémicycle.

Le

Hollande épingle Trump: le « chantage » aux entreprises n’est « pas ma conception de l’économie »
3min

Politique

« Ici l'antisémitisme, le racisme, le rejet de l'autre n'ont pas leur place », avertit Gérard Larcher, reconduit à la tête du Sénat 

Invité à réagir aux accusations d’antisémitisme qui visent Jordan Bardella, Gérard Larcher, tout juste réélu président du Sénat, ne veut « pas porter des jugements définitifs sans preuves ». Il assure toutefois vouloir se montrer inflexible devant des propos et des comportements « insupportables », alors qu’un groupe RN-UDR vient de faire son entrée à la Chambre haute.

Le