Hollande épingle Trump: le « chantage » aux entreprises n’est « pas ma conception de l’économie »
François Hollande a critiqué mardi, sans le nommer, Donald Trump et sa stratégie de maintien des emplois aux Etats-Unis, estimant...

Hollande épingle Trump: le « chantage » aux entreprises n’est « pas ma conception de l’économie »

François Hollande a critiqué mardi, sans le nommer, Donald Trump et sa stratégie de maintien des emplois aux Etats-Unis, estimant...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

François Hollande a critiqué mardi, sans le nommer, Donald Trump et sa stratégie de maintien des emplois aux Etats-Unis, estimant que "faire du chantage" sur les entreprises revenait à "faire des promesses verbales".

"Il y a ici des représentants des entreprises françaises ou étrangères installées en France et qui contribuent par leurs investissements et leurs performances à créer de l'emploi, je les en remercie", a observé le chef de l'Etat qui présentait ses voeux aux partenaires sociaux, parmi lesquels de nombreux chefs d'entreprise.

"Je ne leur demande pas de venir me voir pour qu'ils rapatrient des emplois ici, ce qui généralement revient à faire des promesses verbales avant l'entrée en fonction", a-t-il cependant enchaîné.

"Il se trouve que telle n'est pas ma situation, mais quand même, ce n'est pas ma conception de l'économie", a ajouté François Hollande alors que le président élu américain a prévenu que les entreprises américaines qui délocaliseraient pour baisser leurs coûts de production en subiraient "les conséquences".

"Ma conception de l'économie, c'est de pouvoir accepter l'ouverture avec des règles et ne pas faire du chantage ou de la pression sur les entreprises", a insisté le président français.

"En même temps, ce que je demande aux entreprises, c'est d'avoir aussi le sens de la responsabilité et d'éviter que les populismes ou les extrémismes finissent par l'emporter, y compris à leur détriment", a-t-il conclu sur ce point.

Partager cet article

Dans la même thématique

Clashes During Paris Austerity Protests
6min

Politique

Après les pillages du 17 octobre, faut-il couper les réseaux sociaux ?

Gabriel Attal relance l’idée d’un blocage temporaire des plateformes dans les zones touchées par les violences, après le chao du week-end. Elles facilitent les rassemblements et démultiplient les images de casse, mais leur rôle dépasse la seule organisation des émeutes.

Le

Paris France Protests
9min

Politique

Violences du 17 octobre : pourquoi l’état d’urgence est écarté par le gouvernement ?

Après un week-end marqué par des scènes de chaos et de pillages dans plusieurs villes, l’exécutif exclut pour le moment le recours à l’état d’urgence, préférant la mise en place de « couvre-feux localisés ». De quels moyens dispose l’exécutif pour rétablir l’ordre ? Inventaire de la boîte à outils sécuritaire dont dispose le gouvernement pour rétablir l’ordre.

Le

NORD – RASSEMBLEMENT MAIRIE
3min

Politique

Après les violences du 17 octobre, les maires font front devant leurs mairies

Au lendemain d’une mobilisation contre la vie chère qui a dégénéré en pillages et en assauts contre des hôtels de ville, l’Association des maires de France (AMF) appelle à un rassemblement ce lundi 19 octobre, à partir de midi. Les maires de Paris, Lyon et Marseille seront reçus par Sébastien Lecornu, à leur demande.

Le

France: Emmanuel MACRON Addresses The French People After Violent Protests
6min

Politique

Violences du 17 octobre : Macron exprime sa « colère » et sa « honte » et promet « toute la transparence »

Au lendemain des pillages et des dégradations qui ont frappé plusieurs villes françaises, le chef de l’État a promis de tirer « toutes les leçons » de la journée du 17 octobre. Face aux appels de la droite à décréter l’état d’urgence, il a privilégié le renforcement des mesures de protection et tenté de dissocier les violences des revendications contre la vie chère.

Le