Hommage à Chouard: Ruffin confesse une « erreur »
"Je n'avais pas vu combien il pouvait servir de passerelle" vers l'extrême droite: le député LFI François Ruffin confesse dans un...

Hommage à Chouard: Ruffin confesse une « erreur »

"Je n'avais pas vu combien il pouvait servir de passerelle" vers l'extrême droite: le député LFI François Ruffin confesse dans un...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

"Je n'avais pas vu combien il pouvait servir de passerelle" vers l'extrême droite: le député LFI François Ruffin confesse dans un entretien au Point publié jeudi avoir commis "une erreur" en rendant hommage à l'enseignant antilibéral controversé Etienne Chouard.

"Pour Chouard, c'est sans doute une erreur sur le plan de l'humanité", déclare le député de la Somme, interrogé sur la controverse déclenchée en décembre lorsqu'il a souligné le rôle supposé de M. Chouard dans l'émergence du Référendum d'initiative citoyenne (RIC) alors que celui-ci avait autrefois manifesté son intérêt pour l'essayiste d'extrême droite Alain Soral.

"Je déteste qu'on fabrique des parias: vous savez, cette exclusion, ça produit des psychologies maladives", explique-t-il. "Le souci, c'est que, au-delà de Chouard, de ses propos, de sa confusion, dans ses débats grouillent des groupuscules d'extrême droite qui en font un point d'appui, un lieu de recrutement. (...) Je n'avais pas vu combien il pouvait servir de passerelle."

François Ruffin raconte "avoir publié un papier très dur sur Chouard, il y a quelques années, d'abord sur son idéal d'une +vraie démocratie+".

"On avait, on a toujours mille désaccords, mais le principal, c'était Alain Soral. Je lui disais : +C'est un fasciste, un idéologue+", ajoute-t-il. "Après ça, Chouard a rompu avec lui, n'est pas passé sur sa chaîne YouTube depuis quatre ans. Combien de temps doit durer la mise au ban, alors ?"

Partager cet article

Dans la même thématique

Hommage à Chouard: Ruffin confesse une « erreur »
3min

Politique

« Il peut y avoir des moments festifs sans pour autant être obligé de boire » juge la sénatrice communiste Cathy Apourceau-Poly

En ce début d’année, un million de Français ont choisi de ranger leurs verres pour relever le défi du « dry january » ou « janvier sobre ». Une pause bienvenue dans un pays où l’alcool est omniprésent dans la vie sociale et reste responsable de milliers de morts chaque année. Souvent taboue et parfois accentuée par la pression sociale, l’addiction à l’alcool constitue un enjeu de santé publique majeur. Comment réduire les risques ? l’addictologue Delphine Moisan et la sénatrice communiste Cathy Apourceau-Poly sont les invitées de l’émission Et la santé ça va ? pour en débattre.

Le

6min

Politique

Municipales 2026 : les prisons privées du vote par correspondance

Conformément à la loi promulguée en juillet 2025, les détenus ne pourront plus voter par correspondance aux scrutins locaux, dans le souci d’éviter toute distorsion électorale. Au mois de mars, les municipales seront les premières élections concernées par ce changement.

Le

image prétexte écran ordinateur
5min

Politique

 « Où va ma France ? » : Guillaume Gontard, président du groupe écologiste au Sénat, juge l’initiative « totalement scandaleuse et illégale ».

La députée écologiste Sabrina Sebaihi a dénoncé, lundi 5 janvier sur le réseau social X, le site « Où va ma France ? », qu’elle accuse de constituer un « fichage dangereux ». La plateforme cartographiant mosquées, quartiers dits « sensibles » et hébergements pour migrants, fait désormais l’objet de plusieurs saisines judiciaires.

Le

Le Senat, Paris.
5min

Politique

Fin de vie : « Un référendum sur le texte inopérant du Sénat, n’aurait pas de sens », considère Olivier Falorni

Cette semaine, la commission des affaires sociales du Sénat a restreint la portée de la proposition de loi établissant « un droit à l’aide à mourir », le remplaçant par une « assistance médicale à mourir ». L’auteur de la proposition de loi, le député Olivier Falorni, juge la version du Sénat « inopérante » et espère « un dernier mot » de l’Assemblée avant l’été. Le chef de l’Etat a rappelé qu’il était prêt à aller au référendum si la navette parlementaire était interrompue.

Le