Hôpital: les orientations du gouvernement font « consensus », assure Philippe
Edouard Philippe a estimé dimanche que les "orientations" choisies par le gouvernement pour répondre à la crise des hôpitaux n...

Hôpital: les orientations du gouvernement font « consensus », assure Philippe

Edouard Philippe a estimé dimanche que les "orientations" choisies par le gouvernement pour répondre à la crise des hôpitaux n...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Edouard Philippe a estimé dimanche que les "orientations" choisies par le gouvernement pour répondre à la crise des hôpitaux n'étaient "pas remises en cause" et faisaient "un assez large consensus", quand bien même des mesures d'urgence sont réclamées.

"Dans l'hôpital, il y a des tensions, des difficultés à exercer correctement le métier, nous en sommes parfaitement conscients", a souligné le Premier ministre depuis la Guadeloupe, mettant notamment l'accent sur "une régulation budgétaire qui est redoutable pour le fonctionnement" des hôpitaux.

"L'objectif c'est d'essayer d'apporter des réponses qui ne soient pas seulement des réponses d'urgence", a-t-il ajouté, évoquant des plans gouvernementaux comme "Ma santé 2022".

"Ce que j'observe aussi c'est que ce qui prévaut dans les critiques, c'est le sentiment d'urgence: il faut aller plus vite", a poursuivi M. Philippe.

"Mais les orientations qu'a données Agnès Buzyn, la direction que nous voulons prendre, ne sont pas remises en cause. Il y a un assez large consensus sur le fait que l'on va dans le bon sens", a-t-il fait valoir.

Cependant, la grève des urgences débutée il y a sept mois ne faiblit pas (267 services mobilisés mi-octobre selon les organisateurs) et menace de s'étendre à tout l'hôpital public, avec en point de mire une "grande manifestation" prévue à Paris le 14 novembre.

Pour répondre au malaise, Mme Buzyn a annoncé mercredi un "plan de soutien" pour l'hôpital qui sera "présenté dans le courant du mois de novembre", avec "évidemment des moyens associés".

M. Philippe a profité de son passage en Guadeloupe samedi et dimanche pour visiter le chantier du futur centre hospitalier universitaire (CHU) à Pointe-à-Pitre, vantant un projet "extrêmement ambitieux". L'édifice, qui doit être inauguré en 2023 et est entièrement financé par une enveloppe de 600 millions d'euros de l'Etat, est conçu pour résister aux chocs sismiques et cycloniques.

En attendant, l'Etat doit soutenir l'actuel CHU, durement touché par un incendie en novembre 2018 et dans une "situation difficile", dixit M. Philippe.

Interrogé sur la chlordécone, un insecticide dangereux utilisé de 1972 à 1993 aux Antilles, M. Philippe a assuré que le gouvernement était "très conscient des inquiétudes, d'un sentiment de colère qui peut prévaloir", alors que la responsabilité de l'Etat semble engagée dans ce dossier. Une mission parlementaire, qui a auditionné quatre ministres la semaine passée, doit rendre son rapport avant le 4 décembre.

Partager cet article

Dans la même thématique

Hôpital: les orientations du gouvernement font « consensus », assure Philippe
3min

Politique

« Je ne souhaite pas participer aux ravages sociaux et écologiques en cours » assume cet étudiant qui a bifurqué 

En 2022, Théophile Duchateau, élève dans l’école d’ingénieur Agro ParisTech, fait partie du groupe de « bifurqueurs », surnommés ainsi après avoir annoncé publiquement lors de la remise de leur diplôme qu’ils préféraient renoncer à une carrière toute tracée dans un grand groupe. Théophile Duchateau, ancien élève ingénieur d’Agro ParisTech partage aujourd’hui sa vie entre son métier dans l’agroforesterie et l’engagement dans une ferme collective. Au micro de Quentin Calmet et face aux sénateurs, il assume une nouvelle forme de « travail » dans l’émission Dialogue citoyen.

Le

Hôpital: les orientations du gouvernement font « consensus », assure Philippe
4min

Politique

« L’IA, j’y crois beaucoup » : le préfet de police de Paris défend son utilisation pour la surveillance vidéo des rodéos urbains et des manifestations

Auditionné au Sénat sur la sécurité de l’espace public, le préfet de police de Paris Patrice Faure a défendu le recours à la surveillance vidéo algorithmique pour détecter certains délits et encadrer les manifestations. « Donnez-nous le cadre législatif pour utiliser les moyens technologiques qui existent », a-t-il exhorté devant les sénateurs.

Le

Retailleau ok
7min

Politique

Bruno Retailleau veut rétablir les contrôles à la frontière espagnole : c’est le cas depuis 2015

Suite à la régularisation de 500 000 sans-papiers en Espagne, la droite et l’extrême droite réclament un rétablissement des contrôles à la frontière espagnole. Or, ces contrôles ont été rétablis, théoriquement temporairement, mais sans discontinuer, depuis 2015. Par ailleurs, un titre de séjour délivré par un autre Etat-membre ne permet pas de séjourner légalement en France.

Le