Hôpital : « Pas de hausse générale des salaires », prévient Agnès Buzyn
Face au malaise des personnels hospitaliers, la ministre de la Santé a exclu toute revalorisation générale du point d’indice. Elle souhaite cependant concentrer ses efforts sur les « métiers en tension », notamment en les rendant « plus attractifs ».

Hôpital : « Pas de hausse générale des salaires », prévient Agnès Buzyn

Face au malaise des personnels hospitaliers, la ministre de la Santé a exclu toute revalorisation générale du point d’indice. Elle souhaite cependant concentrer ses efforts sur les « métiers en tension », notamment en les rendant « plus attractifs ».
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Les personnels des urgences, engagés dans un mouvement social commencé au printemps, n’auront pas de coup de pouce supplémentaire dans leur rémunération. Invitée de Public Sénat, LCP-Assemblée nationale et Le Figaro Live, la ministre de la Santé a exclu tout passage de la prime mensuelle à 300 euros net, ce que réclame par le collectif Inter-Urgences. Le geste du gouvernement en restera à la prime de 100 euros net, instaurée en juillet. « C’est déjà une forte augmentation », a insisté Agnès Buzyn, dans l’émission Audition publique.

Elle s’est montrée également défavorable à toute progression du point d’indice de la fonction publique hospitalière. « Sur la valeur du point, ce n’est pas comme ça que nous pouvons travailler parce que la fonction publique hospitalière, c’est 1,2 million personnes. Tous les métiers ne sont pas en tension et donc nous devons valoriser les métiers de soins », a-t-elle argumenté. Elle a toutefois rappelé qu’une prime de « coopération » de 80 euros net par mois pour les soignants qui réaliseraient de nouvelles tâches, comme une prescription de radios ou la réalisation de sutures.

AP-HP : Agnès Buzyn évoque la question du logement des soignants

Pour les métiers en tension, la ministre a fait savoir qu’elle travaillait sur « valorisation des métiers » et une « amélioration » des conditions de travail, reconnaissant qu’il y avait un « défaut d’attractivité ». « « On a du mal à fidéliser les personnels, je pense aux aides-soignantes, je pense aux infirmières. » Agnès Buzyn n’a cependant pas détaillé le type de mesures qu’elle comptait prendre concrètement. Dans le cas particulier des hôpitaux parisiens de l’AP-HP, elle a notamment identifié le coût de la vie et notamment le logement, responsable selon elle, de « très longs trajets » pour certains personnels.

Plus largement, Agnès Buzyn a rappelé que la stratégie « Ma Santé 2022 », avec la réorganisation des parcours de soins, allait progressivement alléger la charge pensant sur l’hôpital. Insistant sur la hausse du budget des hôpitaux l’an passé, la ministre a déclaré qu’elle continuerait à s’opposer, l’an prochain encore, à une politique de réduction des tarifs hospitaliers. « Je m’engage de nouveau cette année à avoir des tarifs au minimum équivalents à ceux de cette année, soit stables, soit en hausse », a-t-elle souligné.

Urgences pédiatriques : la grande colère de la ministre

Erreur dans les urgences pédiatriques : Buzyn est « extrêmement en colère »
01:40

La ministre s’est par ailleurs exprimée sur les urgences pédiatriques en tension de la grande couronne parisienne : 13 hôpitaux sont en situation de déficit d’internes, à la suite de mauvais calculs dans les affectations. « Je peux vous dire que suis extrêmement en colère », a réagi Agnès Buzyn. Selon elle, l’erreur a été commise par des enseignants en médecine générale, qui « se sont trompés dans les chiffres ».  « Ils en ont mis trop dans le centre de Paris et pas assez dans la couronne ».

Pour des raisons juridiques, l’administration ne pourra pas imposer aux étudiants une nouvelle réaffectation. Mais l’agence régionale de santé a promis une prime de 500 euros par mois pour encourager les internes en poste à Paris à se réorienter vers la grande couronne.

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